Les mécanismes de résistance des moustiques vecteurs du paludisme aux insecticides les plus utilisés à Bangui ont été identifiés par des chercheurs de l’Institut Pasteur de Bangui. Leurs travaux publiés procurent des orientations pour une lutte plus efficace contre les vecteurs du paludisme en République Centrafricaine.

En République Centrafricaine, comme dans la plupart des pays d’Afrique, les moustiques vecteurs du paludisme sont de moins en moins éliminés par les insecticides. De fait, la lutte anti vectorielle a perdu de son efficacité et le paludisme demeure ainsi la principale cause de mortalité et de morbidité.

Le profil de sensibilité aux insecticides des trois importants vecteurs du paludisme en RCA  « Anopheles gambiae« , « Anopheles funestus » et  « Anopheles coluzzi » est mal connu, si bien que les stratégies de contrôle des populations d’anophèles ne sont plus appropriées.

Les travaux effectués par l’équipe du Dr NGOAGOUNI Carine, entomologiste à l’Institut Pasteur de Bangui ont révélé de premières informations, dans lesquelles sont décryptées la résistance de ces moustiques au DDT et aux pyréthrinoïdes, une classe d’insecticides souvent utilisée dans l’imprégnation de moustiquaires et la pulvérisation intra domiciliaire.

Les analyses ont mis en cause les gènes GSTe2 et GABA, impliqués dans la résistance des moustiques aux insecticides actuellement utilisés dans la lutte contre le paludisme.

S’appuyant sur ces données, les autorités sanitaires pourront mettre en œuvre des stratégies alternatives pour la lutte anti vectorielle.