Monthly Archives: février 2017

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27 février 2017 – Démarrage de la session d’enseignements par un expert de la biologie moléculaire à l’Institut Pasteur de Bangui

Ce lundi a débuté l’enseignement en biologie moléculaire dispensé par le Pr Christian SIATKA de l’Université de Nîmes, qui est aussi le Directeur Général de l’Ecole de l’ADN, un centre de formation tous publics en biologie, génétique et biotechnologies localisé à Nîmes, France. Cet enseignement, dédié à une vingtaine de techniciens, ingénieurs et étudiants de l’Institut Pasteur de Bangui, se déroulera sur 4 jours à temps plein et sera axé sur la maîtrise de la technologie de PCR en temps réel.
Dans ce contexte, les sessions d’enseignements sont découpées en une partie théorique et une partie pratique qui contribuera à la mise en œuvre des aspects théoriques et à l’autonomisation de chacun des utilisateurs de la technique.
Enfin, en parallèle de son activité d’enseignement à l’Institut Pasteur de Bangui, le Pr SIATKA interviendra au Lycée Français de Bangui à l’occasion d’une conférence sur les maladies génétiques réservées aux lycéens mercredi 1er mars 2017. Cette intervention sera l’occasion pour les jeunes de mieux comprendre la génétique, de s’informer sur les dernières stratégies techniques d’études et de recherche, et surtout d’interagir avec un expert au sujet de l’importance de la génétique dans certaines maladies présentes en République Centrafricaine (mucoviscidose, etc).
Les enseignements dispensés par le Pr SIATKA sont une opportunité de renforcer les compétences dans le domaine de la biologie moléculaire à l’Institut Pasteur de Bangui, ainsi que de susciter de nouvelles vocations de métiers dans le domaine de la génétique pour les plus jeunes. L’objectif de ces enseignements est aussi de préparer de nouvelles formations/diplômes dans ce domaine, avec le soutien des partenaires locaux, afin de faire émerger des experts techniques qui seront des leaders locaux pour envisager des perspectives technologiques innovantes à l’Institut Pasteur et en République Centrafricaine et qui n’existent pas actuellement : exploration des mécanismes de résistances aux traitements, génotypage des souches pathogènes, séquençage et identification de nouveaux pathogènes à l’origine de maladies émergentes et d’épidémies, etc.

2017-02-28T16:14:25+01:00février 28th, 2017|Actualités|

24 février 2017 – Première réunion de l’année pour les membres du Comité d’harmonisation des bases de données.

Le 23 février 2017, s’est tenu la première réunion de l’année en cours, du comité d’harmonisation des bases de données de la surveillance (SEIV), du laboratoire et du programme élargi de vaccination (PEV). Ce comité a été créé en 2010 afin d’améliorer la qualité des données que la RCA envoie aux partenaires de la santé. Le comité se réuni mensuellement, le dernier jeudi du mois, avec comme objectif l’analyse des travaux d’harmonisation des données effectués en amont par les gestionnaires des bases de données suivantes : PFA, Rougeole, Fièvre Jaune, Rotavirus, Méningites pédiatriques bactériennes.

Ce comité est composé comme suit : Directeur de la Surveillance Epidémiologique Intégrée et de la Vaccination (DSEIV), Directeur du Laboratoire National de Biologie Clinique et Santé Publique, Chefs de Laboratoires Polio, Rougeole et Fièvre Jaune de l’IPB, Directeur du Complexe Pédiatrique de Bangui, des représentants de l’OMS et de l’UNICEF, ainsi que les gestionnaires des bases de données de la surveillance et du laboratoire cités. La présidence du comité est assurée par l’IPB.

Les comptes rendus validés et dûment signés par la présidente et le rapporteur sont archivés à la DSEIV et envoyés à l’équipe Afrique Centrale de l’OMS et AFRO.

Depuis la mise en place de ce comité la qualité des données envoyées par la RCA s’est beaucoup améliorée, mais des efforts restent encore à faire.

2017-02-25T16:14:56+01:00février 25th, 2017|Actualités|

17 février 2017 – Fin de la mission de formation du Pr DEMARQUEZ dans le cadre de l’étude AFRIBIOTA

La formation des médecins du Complexe Pédiatrique de Bangui (CPB) impliqués dans l’étude AFRIBIOTA s’est achevée ce jour. Le Pr Jean-Louis DEMARQUEZ, ancien chef de service en Réanimation Pédiatrique à l’hôpital universitaire de Bordeaux, France, accompagné de Pascale VONASCH, co-coordinatrice de l’étude AFRIBIOTA, a passé la semaine à expliquer et présenter les gestes techniques pour la réalisation d’une aspiration duodénale chez les enfants de moins de 5 ans. Bien que très spectaculaire, la technique n’est pas douloureuse et permet de récolter des échantillons précieux avec lesquels il est possible d’améliorer le diagnostic de certaines maladies ou d’explorer de nouvelles pistes de recherche pour améliorer les futurs diagnostiques et thérapies contre les maladies infectieuses.
C’est dans le contexte de l’étude Afribiota qu’a pu être menée cette semaine de formation pour l’équipe clinique du CPB. Dans cette étude, des prélèvements de selles, d’urine, de sang et les aspirations gastro-duodénales seront réalisés sur des enfants normo- et malnutris. Les résultats des analyses qui seront obtenues permettront d’évaluer parmi les deux groupes de jeunes enfants si la présence de certaines bactéries, virus, parasites peut impacter la nutrition et s’il existe des liens entre le microbiote intestinal, et ses modifications, avec la capacité d’absorption des nutriments. Cette étude pourrait contribuer à la modification de la stratégie de prise en charge de malnutrition en Afrique et favoriser le développement de nouveaux outils permettant d’améliorer la qualité de la nutrition des enfants.
La semaine de formation s’est terminée sur une rencontre de tous les acteurs intervenant dans l’étude Afribiota en République Centrafricaine, dans la bibliothèque de l’Institut Pasteur de Bangui.

2017-02-20T14:31:57+01:00février 20th, 2017|Actualités|

08 février 2017 – Nouvelle épidémie de monkeypox (variole du singe) dans le Mbomou.

La variole du singe devient un véritable problème de santé publique en République Centrafricaine (RCA).

Identifié pour la première fois dans le pays en 2001, dans le Mbomou, puis en 2010 dans la Lobaye, les cas identifiés sont devenus récurrents depuis au point qu’en 2016, trois épidémies ont été enregistrée au nord-est du pays dans le Mbomou et la Basse-Kotto.

A peine quatre mois après les derniers cas survenus dans la Basse-Kotto, un nouvel épisode vient d’être confirmé le 06 février 2017 dans le village Bao situé dans la sous-préfecture de Gambo, toujours dans le Mbomou.

Cinq membre d’une même famille ont été diagnostiqués positifs par l’Institut Pasteur de Bangui (IPB) suite à la maladie caractérisée par des éruptions maculopapuleuses sur tout le corps et dont l’origine de l’infection est encore indéterminée.

Une mission d’investigation composée de l’équipe du Ministère de la Santé et de l’IPB se rendra dans la localité dans les prochains jours afin de mieux comprendre l’épidémiologie et l’origine de l’infection.

2017-02-08T10:48:09+01:00février 8th, 2017|Actualités|

07 février 2017 – Réalisation des premiers prélèvements chez les personnes incluses dans l’étude AFRIBIOTA sur la malnutrition infantile.

 

L’étude AFRIBIOTA, soutenue par la Fondation TOTAL et coordonnée par le Pr Philippe SANSONNETI et le Dr Pascale VONAESCH à l’Institut Pasteur de Paris, a comme ambition de mieux connaître les causes de la malnutrition infantile pour la soigner. L’étude vise à caractériser le syndrome d’entéropathie environnementale pédiatrique qui a un impact sur la nutrition des enfants. Le projet est mené conjointement à Antananarivo à Madagascar, et à Bangui en République Centrafricaine (RCA), sous la supervision de l’Institut Pasteur de chacun de ces pays.

Les inclusions des enfants ont débuté en Janvier 2017 avec l’aide des relais communautaires dans les 6ème, 7ème et 8ème arrondissements de Bangui. Actuellement, environ 80 enfants ont été inclus au total. Les premiers enfants normonutris inclus ont été reçus ce jour au Complexe Pédiatrique de Bangui (CPB), partenaire de l’Institut Pasteur de Bangui (IPB) pour cette étude AFRIBIOTA. Ces enfants ont été reçus par les médecins pour un examen clinique, suivi de prélèvements de sang, d’urine et de selles. Ces échantillons, qui permettront de réaliser des analyses biologiques pointues afin de rechercher la présence de facteurs liés à la malnutrition, sont pris en charge par les techniciens de l’IPB. Une partie de ces échantillons sera analysée directement à l’IPB, l’autre partie sera conservée à -80°C et -150°C en attendant d’être envoyée à nos partenaires en France et aux Etats-Unis pour des analyses complémentaires.

2019-05-28T14:50:18+01:00février 7th, 2017|Actualités|

02 février 2017 – Mission de formation dans le Département des virus épidémiques de l’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire

Le laboratoire des arbovirus, virus émergents et zoonoses de l’Institut Pasteur de Bangui,  dirigé par le Dr Emmanuel NAKOUNE, est le Laboratoire National de Référence OMS pour les fièvres hémorragiques. Benjamin SELEKON, comme l’ensemble des membres du laboratoire, est spécifiquement formé pour répondre aux urgences de santé publique, en collaboration étroite avec les autorités de santé en RCA. Il a par exemple été impliqué dans le diagnostic des individus suspectés d’être infectés par le virus ebola en RCA en 2016.

Dans ce contexte, Benjamin SELEKON s’était rendu en Côte d’Ivoire où il  a formé, entre le 17 et le 27 janvier 2017, une dizaine de techniciens de l’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire à la production d’antigènes viraux pour le diagnostic des fièvres hémorragiques virales par la technique ELISA (méthode immuno-enzymatique utilisée pour la détection d’anticorps). L’objectif principal de cette mission était de renforcer les compétences du personnel technique impliqué dans le diagnostic des fièvres hémorragique virales. Cette formation a permis d’aborder la sécurité au laboratoire de virologie, les techniques de culture cellulaire et d’isolement des virus, ainsi que la préparation et le contrôle de la qualité des antigènes viraux.

2017-02-07T09:25:51+01:00février 3rd, 2017|Actualités|

1er février 2017 – La seconde thèse d’entomologie médicale de la RCA a été obtenue par Mlle Marina Lidwine OLE-SANGBA-ZELO de l’Institut Pasteur de Bangui.

Le lundi 23 Janvier 2017, Mlle Marina Lidwine OLE-SANGBA-ZELO, inscrite en thèse en 2013 à l’Université d’Abomey-Calavi au Bénin, a soutenu sa thèse de doctorat à Cotonou sur le thème « Dynamique de transmission de Plasmodium falciparum par les populations naturelles de Anopheles gambiae s.l. et détermination des mécanismes de résistance aux insecticides à Bangui, République Centrafricaine ». Son travail a été dirigé par le Pr Martin AKOGBETO (Directeur du Centre de Recherche Entomologique de Cotonou, Chef de Département de Zoologie à l’UAC) et co-dirigé par le Dr Ousmane NDIATH (Chargé de Recherche, Unité d’Entomologie Médicale/G4 Malaria Group).

Cette étude a été menée dans le but de combler le manque des données récentes sur les vecteurs de Plasmodium, ce qui représente un obstacle potentiel au succès des interventions déployées par le Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP) en RCA. Dr OLE-SANGBA-ZELO a montré pour la première fois le niveau de la transmission du paludisme ainsi que les espèces impliquées dans cette transmission à Bangui. Elle a aussi mis en évidence une large distribution de la résistance des moustiques aux pyréthrinoïdes et au DDT dans toute la ville de Bangui, une émergence de la résistance aux carbamates et une sensibilité des moustiques aux organophosphorés. Tous ces résultats constituent une base de données pour la mise en place d’une stratégie de lutte anti-vectorielle appropriée en RCA pour développer la connaissance des facteurs locaux qui conduisent à la sélection de la résistance.

2017-02-06T11:02:41+01:00février 1st, 2017|Actualités|

1er février 2017 – Lancement de la mission de supervision des Centres de Diagnostic et de Traitement (CDT).

 

Mardi 31 janvier 2017 a démarré une mission de supervision des CDT des régions sanitaires 7, 1 et 2 par les experts du Laboratoire National de Référence (LNR) des Mycobactéries de l’Institut Pasteur de Bangui. Ce programme s’étend du 31 janvier au 3 février pour les CDT de Bangui, soit en tout 13 CDT. Ensuite, les CDT des régions sanitaires 1 et 2 seront visités du 6 au 18 Février, soit 22 CDT au total.
L’équipe du LNR a pour mission de s’assurer du bon fonctionnement des laboratoires intervenant dans le diagnostic de la tuberculose en ce qui concerne l’hygiène et la sécurité, la gestion des réactifs et consommables, la tenue du registre de laboratoire, la conservation des lames ainsi que la qualité de l’examen microscopique. Cette supervision par le LNR, soutenue par le Programme National de Luttre contre la Tuberculose, se déroule généralement 2 fois par an dans le but de maintenir la qualité des analyses réalisées.

2019-05-28T14:46:54+01:00février 1st, 2017|Actualités|

31 Janvier 2017 – Visite de l’Institut Pasteur de Bangui par des étudiants de l’Université.

 

En plus de sa mission de recherche et de soutien à la population et à la santé publique, l’Institut Pasteur de Bangui (IPB) est engagé dans la formation technique des professionnels. Dans le cadre du partenariat entre l’IPB et l’Université de Bangui, 12 étudiants de Master 1 Biochimie et Master 1 Biologie Santé et Ecologie Animale ont effectué une visite scientifique de l’IPB.

L’IPB, établissement reconnu d’utilité publique, est artisan de l’émergence d’une élite scientifique et médicale en République centrafricaine. C’est ainsi, qu’en plus de son amphithéâtre de 200 places assises qui accueille régulièrement des cours magistraux ou des conférences scientifiques, et de sa bibliothèque scientifique accessible aux chercheurs ou aux étudiants de second cycle, l’IPB accueille régulièrement des stagiaires en plus des visites scientifiques permettant de découvrir ses axes de recherche ainsi que son plateau technique.

Cette visite a favorisé les interactions des étudiants avec les personnels des laboratoires de l’IPB. Ils ont ainsi pu mieux appréhender le travail des équipes, découvrir les différents métiers des laboratoires pour susciter des vocations. Les étudiants ont également eu l’opportunité de poser des questions aux scientifiques. Ils se sont notamment félicités de la présence de l’Institut Pasteur en RCA (33 Instituts Pasteur existent dans le monde) et certains ont même été motivés par envisager une carrière à l’IPB.

2019-05-28T14:39:18+01:00février 1st, 2017|Actualités|