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25 avril 2017 – Journée Mondiale de lutte contre le Paludisme

Le paludisme est une maladie mortelle mais curable transmise par les piqûres de moustiques femelles (Anopheles). Elle est due au parasite du genre Plasmodium. En République Centrafricaine (RCA), P. falciparum, responsable de la plupart des cas mortels dans le monde, reste l’espèce plasmodiale la plus présente. L’accès aux traitements préventifs et curatifs et la lutte anti-vectorielle (moustiquaires imprégnées d’insecticide et pulvérisations intradomiciliaires d’insecticides) sont les moyens les plus efficaces pour réduire la transmission et protéger les populations.
Cette année, le thème mondial de cette journée est : En finir définitivement avec le paludisme avec notamment la prévention comme axe majeur de réflexion. Bien que le nombre de cas et de décès a baissé de 21% et de 29%, respectivement, entre 2010 et 2015, le paludisme continue de faire plus de 400 000 morts par an, presque exclusivement en Afrique où sont recensés 90% des cas et 92% des décès.
« La Stratégie mondiale de lutte contre le paludisme 2016-2030, adoptée par l’Assemblée mondiale de la Santé en mai 2015 […] fixe des buts ambitieux :
• Réduire de 40% l’incidence du paludisme au plan mondial d’ici à 2030.
• Réduire de 40% les taux de mortalité palustre au plan mondial d’ici à 2030.
• Éliminer le paludisme dans au moins 10 pays d’ici à 2030.
• Empêcher la réapparition du paludisme dans tous les pays exempts »

L’Institut Pasteur de Bangui (IPB) s’est investi depuis sa création dans la lutte contre la maladie et contribue avec les partenaires locaux à la surveillance et à la réduction de la transmission. Au sein de cet Institut, un service d’Entomologie Médicale, dirigé par le Dr Carine NGOAGOUNI, première thèse d’entomologie médicale en RCA, mène des études sur la connaissance des moustiques d’intérêt médical (Anophèles, Aedes etc.) afin de déterminer le rôle épidémiologique de chaque espèce et proposer des moyens de prévention et de lutte efficace.. Ce service dispose d’insectarium pour l’élevage des moustiques (souches de référence et de terrain), d’une animalerie équipée, ainsi que de plateformes pour l’analyse des échantillons collectés sur le terrain.
Enfin, le Laboratoire d’Analyses Médicales de l’IPB, dirigé par le Dr Pierre-Alain RUBBO, se charge de réaliser le diagnostic et le suivi des patients infectés en RCA. En 2016, l’IPB a réalisé plus de 3000 tests de gouttes épaisses à titre d’exemple.

L’infographie illustre la difficulté d’accès de certaines populations aux moyens de prévention de la transmission de la maladie (Organisation Mondiale de la Santé 2017).

2017-04-25T17:41:51+00:00April 25th, 2017|Actualités|

21 avril 2017 – Le Laboratoire d’Analyses Médicales affiche ses atouts dans un clip vidéo

Le Laboratoire d’Analyses Médicales (LAM) de l’Institut Pasteur de Bangui réalise le diagnostic et le suivi des malades en République Centrafricaine (RCA). En lien avec les autres laboratoires de l’Institut, il apporte un important service de santé publique pour la population. Il contribue également au renforcement des capacités techniques du pays avec sa plateforme technologique de pointe, ses personnels qualifiés et son organisation performante permettant la prise en charge de plus de 200 patients par jour.

Le LAM demeure à ce jour le laboratoire le mieux équipé, le plus polyvalent et le plus efficace du pays. Il est d’ailleurs régulièrement sollicité par les partenaires de l’IPB (Ministère de la Santé, OMS, ONGs, etc) pour contribuer à l’identification de pathogènes au cours d’épidémies, à la surveillance des maladies infectieuses, ainsi qu’aux différentes campagnes de vaccination ou de dépistage/diagnostic organisées tout au long de l’année en RCA.

L’exemple le plus récent concerne le suivi des patients infectés par le VIH dans le cadre du soutien apporté par le Fonds Mondial. Les analyses et traitements sont gratuits pour ces malades en RCA. Le LAM réalisait déjà les analyses de suivi de base depuis plusieurs années (numération CD4, numération formule sanguine, quantification de la créatinine et des transaminases). Dernièrement la mesure de la charge virale, généralement indispensable pour suivre l’évolution des patients sous traitements, a été ajoutée à la liste des analyses offertes à la population. Le LAM, avec sa plateforme de biologie moléculaire moderne, fait partie des deux seuls laboratoires du pays équipés pour ce type d’analyse.

 

Lien du clip vidéo présentant les activités du LAM

2017-04-22T11:10:24+00:00April 22nd, 2017|Actualités|

21 avril 2017 – Lancement des analyses gratuites de mesure de la charge virale VIH pour le Fonds Mondial

La quantification de la charge virale VIH demeure à ce jour la technique la plus performante et la plus efficace pour évaluer le succès thérapeutique des traitements antirétroviraux et pour surveiller l’évolution des patients infectés par le VIH sous traitement. Malgré son intérêt, et bien que cette-ci soit largement réalisée dans d’autres pays africains, la mesure de la charge virale VIH était à ce jour peu utilisée en République Centrafricaine (RCA) du fait de son coût élevé, de la faiblesse des infrastructures des laboratoires disponibles dans le pays, de la difficulté d’approvisionnement en réactifs et équipements, ainsi que de l’absence de personnels techniques formés.

Le Laboratoire d’Analyses Médicales (LAM) de l’Institut Pasteur de Bangui était jusqu’à présent la seule structure du pays capable d’assurer la réalisation de cette analyse tout au long de l’année. Récemment, le LAM a même renforcé ses capacités techniques en i) organisant pour tous les techniciens une session de formation de 5 jours sur la technique de PCR en temps réel utilisée pour la mesure de la charge virale VIH dans le sang des patients, et ii) se dotant d’une plateforme technique moderne totalement automatisée, incluant 3 extracteurs et 3 thermocycleurs permettant de réaliser à terme jusqu’à 80 tests chaque jour.

La mise en place de cette plateforme de haute technologie intervient dans le contexte de l’aide financière apportée à la RCA par le Fonds Mondial pour le suivi des patients infectés par le VIH. En effet, la population bénéficie déjà depuis plusieurs années de tests gratuits pour la prise en charge du VIH (mesure de la créatinine et des transaminases, numération formule sanguine, numération du taux de CD4 dans le sang). Depuis peu la quantification de la charge virale VIH a été rajoutée à la liste des analyses disponibles librement pour les patients infectés. Dans ce contexte, les premiers patients ont été reçus au LAM dès le 19 avril 2017. Il s’agit d’un bénéfice considérable pour ces patients qui favorisera une meilleure adaptation des traitements administrés et pourra donc accroître leur durée de vie avec la maladie.

2017-04-26T13:58:32+00:00April 22nd, 2017|Actualités|

20 avril 2017 – Situation alarmante de la rage en République Centrafricaine

Malgré les campagnes de vaccination ponctuelles des chiens contre la rage dans certaines villes de la République Centrafricaine (RCA), la situation de la rage canine demeure une préoccupation majeure, à l’origine de plusieurs décès.

Du 15 au 17 avril 2017, plusieurs cas de morsures ont été enregistrés pour la seule ville de Bangui en majorité chez des enfants de 3 à 8 ans. Un, en particulier, à même perdu un morceau de doigt emporté par l’animal mordeur qui a été abattu par son propriétaire après avoir mordus 4 personnes. L’analyse de son cerveau réalisée à l’institut Pasteur de Bangui s’est révélée positif pour la maladie.

Il est important que des décisions fortes soient prises pour mettre fin à ce fléau qui perdure depuis les crises qui ont secoué la RCA ces dernières années.

2017-04-21T17:50:09+00:00April 21st, 2017|Actualités|

19 avril 2017 – Mission d’évaluation du plan de riposte aux flambées de poliomyélite (OutBreak Response Assessment ou OBRA) en République Centrafricaine

Le Laboratoire des Virus Entériques et de la Rougeole (LVER), dirigé par Dr Ionela GOUANDJIKA, a reçu la visite des docteurs Karim Djibaoui et Jean-Pierre Banga Mingo, représentants de la mission OBRA en République Centrafricaine (RCA).

Cette Mission a pour objectifs de s’assurer qu’en cas d’identification d’un poliovirus sauvage ou d’un poliovirus dérivé de virus vaccinal, la RCA est prête et organisée pour la mise en œuvre du plan de riposte.

L’évaluation comporte à la fois une revue documentaire des données pertinentes, les documents et matériels de planification ainsi que des visites sur le terrain. Le LVER de l’IPB est Laboratoire Régional de Référence pour la Poliomyélite en Afrique et à ce titre est en première dans la surveillance, la recherche et les activités d’éradication de la poliomyélite. Son rôle est crucial dans la confirmation de la nature de l’épidémie, ce qui explique la visite de la mission OBRA à l’IPB.

2017-04-21T17:01:58+00:00April 21st, 2017|Actualités|

04 avril 2017 – Missions de supervision des sites sentinelles de surveillance de la grippe

Le 3 et le 4 avril 2017, une mission de supervision a été effectuée dans les 3 sites sentinelles de surveillance de la grippe (Pissa, Boali et Bossembélé) par Dr Ulrich VICKOS, attaché de recherche clinique au Centre National de Référence (CNR) pour la grippe et M. Jean-Marc ZOKOUE, chargé de communication, de l’IPB. Par rapport à la supervision antérieure réalisée en septembre 2016, de nettes améliorations ont été enregistrées quant à la qualité de l’implication des sites dans la surveillance de la maladie, la tenue exemplaire des registres, la qualité des prélèvements des échantillons et la promptitude dans les investigations. L’exploitation plus approfondie des informations contenues dans les registres d’enregistrement des cas suspects et des rapports, nous a permis de noter que ceux-ci sont bien tenus et que les matériels sont utilisés de manière satisfaisante. Des informations ont été transmises aux mères lors des consultations et de la vaccination des enfants, notamment au sujet des prélèvements réalisés pour les syndromes grippaux (ILIs) et les Infections Respiratoires Aiguës Sévères (SARIs), de la  future mise sur le marché du vaccin contre le Virus Respiratoire Syncitial (VRS), dans le cadre du programme de vaccination de l’OMS, touchant également les enfants. Des initiatives ont été prises dans les sites afin de montrer sous forme graphique les résultats des analyses obtenus. Face à cette volonté, il serait important de former très rapidement les personnels impliqués des différents sites et de leur fournir du matériel de communication (téléphone) qui faciliterait la transmission des rapports par internet. Aussi, du matériel médical nouveau permettrait accroître la qualité des données transmises et les informations disponibles (fréquence respiratoire, etc).

2017-04-10T17:47:09+00:00April 10th, 2017|Actualités|