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21 novembre 2018 – L’Institut Pasteur de Bangui se penche sur le Syndrome pied-main-bouche

 

L’Institut Pasteur de Bangui conduit une étude sur l’« Etiologie virale et aspects cliniques du syndrome pieds-mains-bouches » au Complexe Pédiatrique de Bangui, au Centre Hospitalier Universitaire Maman Elisabeth Domitien et au Centre de Santé Saint Joseph.

L’infection dite « pied-main-bouche » ou Hand-foot-and-mouth-desease (HFMD) est une maladie virale qui affecte principalement les enfants de moins de 10 ans, mais aussi des adultes. Elle se transmet par voie féco-orale ou contact direct entre enfants infectés. Elle se caractérise par de la fièvre, des éruptions vésiculeuses au niveau de la bouche, de la paume des mains, la plante des pieds et du fessier. A ce jour, il n’existe aucun traitement spécifique de cette maladie. Les formes sévères ont pour conséquences des atteintes cardiovasculaires, respiratoires ou neurologique et peuvent entrainer la mort.
En Afrique, les connaissances restent limitées sur le profil épidémiologique de la maladie pieds-mains-bouche (MPMB). L’incidence de la MPMB n’est inscrite ni dans les systèmes de surveillance intégrée des maladies ni dans les maladies à déclaration obligatoire. Aucune étude spécifique n’a été menée jusqu’à présent, la morbidité et la mortalité liées à cette pathologie sont complètement inconnues.
Cependant, la circulation des entérovirus non polio à l’origine du syndrome pieds-mains-bouche a été mise en évidence chez des cas de paralysie flasque aigüe (PFA).
Le projet de recherche sur l’ « Etiologie virale et aspects cliniques du syndrome pieds-mains-bouche au Sénégal et en République Centrafricaine » vise à étudier la diversité des entérovirus associés à la MPMB ainsi que leur évolution au Sénégal et en République Centrafricaine. Ce projet est financé par l’Institut Pasteur à Paris, à travers le Programme d’Action Concertées Inter Pasteuriennes (ACIP).
Suite au lancement du projet à Bangui, le Dr Ionela GOUANDJIKA, Coordinatrice scientifique du projet et M. Arthur MAZITCHI, Principal Investigateur du projet à Bangui, ont parcouru les sites qui participeront à l’étude et rencontré l’ensemble des équipes dans les différents hôpitaux. Ainsi, il a été l’occasion de visiter le Complexe Pédiatrique de Bangui, le Centre Hospitalier Universitaire Maman Elisabeth Domitien et le Centre de Santé Saint Joseph où les inclusions et les prélèvements seront réalisés avant d’être transmis à l’Institut Pasteur de Bangui. A cette occasion, ils ont organisé des réunions de préparation au lancement des inclusions avec l’ensemble des personnels impliqués, invités à échanger, pour lever les dernières interrogations.

2019-05-29T02:31:19+01:00novembre 21st, 2018|Actualités, Recherche|

18 novembre 2018 – Chez les moustiques de Bangui, la résistance s’organise… Les premières infos sont tombées sur l’inefficacité locale de certains insecticides

Les mécanismes de résistance des moustiques vecteurs du paludisme aux insecticides les plus utilisés à Bangui ont été identifiés par des chercheurs de l’Institut Pasteur de Bangui. Leurs travaux publiés procurent des orientations pour une lutte plus efficace contre les vecteurs du paludisme en République Centrafricaine.

En République Centrafricaine, comme dans la plupart des pays d’Afrique, les moustiques vecteurs du paludisme sont de moins en moins éliminés par les insecticides. De fait, la lutte anti vectorielle a perdu de son efficacité et le paludisme demeure ainsi la principale cause de mortalité et de morbidité.

Le profil de sensibilité aux insecticides des trois importants vecteurs du paludisme en RCA  « Anopheles gambiae« , « Anopheles funestus » et  « Anopheles coluzzi » est mal connu, si bien que les stratégies de contrôle des populations d’anophèles ne sont plus appropriées.

Les travaux effectués par l’équipe du Dr NGOAGOUNI Carine, entomologiste à l’Institut Pasteur de Bangui ont révélé de premières informations, dans lesquelles sont décryptées la résistance de ces moustiques au DDT et aux pyréthrinoïdes, une classe d’insecticides souvent utilisée dans l’imprégnation de moustiquaires et la pulvérisation intra domiciliaire.

Les analyses ont mis en cause les gènes GSTe2 et GABA, impliqués dans la résistance des moustiques aux insecticides actuellement utilisés dans la lutte contre le paludisme.

S’appuyant sur ces données, les autorités sanitaires pourront mettre en œuvre des stratégies alternatives pour la lutte anti vectorielle.

2018-11-19T17:27:52+01:00novembre 19th, 2018|Actualités, Recherche|

3 novembre 2018 – Visite d’une délégation de l’ESN à l’Institut Pasteur de Bangui

Une délégation de l’ESN (Elément Soutien National) conduite par le Lieutenant-Colonel Bertrand RICHARD, composée de l’équipe de santé du Role 1 de l’ESN menée par le médecin en chef Christophe DELBART était en visite le 3 novembre 2018 à l’Institut pasteur de Bangui.

La visite de l’Institut Pasteur de Bangui était conduite par son Directeur, le Dr Jean-Pierre LOMBART et le Directeur du Laboratoire d’Analyses Médicales, le Dr Alain BERLIOZ-ARTHAUD. Elle a permis de présenter les activités menées par l’Institut, de visiter les différents services, laboratoires et plateaux techniques et de mieux appréhender toutes les analyses biologiques réalisées au sein du Laboratoire d’Analyses Médicales.

2018-11-19T16:52:39+01:00novembre 19th, 2018|Actualités|