Monthly Archives: janvier 2019

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25 janvier 2019 – Cérémonie des vœux au personnel de l’Institut Pasteur de Bangui

La traditionnelle cérémonie des vœux, s’est déroulée vendredi 25 janvier en début d’après-midi dans le jardin de l’Institut Pasteur de Bangui. C’est devant tout le personnel réuni que le Dr Jean-Pierre LOMBART, directeur de l’Institut Pasteur de Bangui, en présence des membres de son administration, a adressé tous ses vœux de bonne année 2019. Puis il a poursuivi avec une sommaire rétrospective des actions menées en 2018 sans manquer de féliciter l’ensemble du personnel pour son professionnalisme et son implication.
Enfin, il a invité l’assistance à partager le buffet offert par la direction qui a compté beaucoup de monde autour de la table pour ce repas préparé et servi par une ancienne pasteurienne à la retraite reconvertie en traiteur.

2019-05-29T02:42:56+01:00janvier 28th, 2019|Actualités|

25 janvier 2019 – L’étude MITICA en Centrafrique franchit une nouvelle étape

 

Les inclusions à l’étude MITICA se sont terminées fin décembre 2018 après un an d’inclusion. Une nouvelle mission, avec l’arrivée à Bangui du Dr Ait-Ahmed MOHAND du Centre de Recherche Translationnelle de l’Institut Pasteur à Paris du 22 au 25 janvier, a consisté à planifier les activités restantes jusqu’en juin 2019, date prévue de fermeture du site clinique et du démarrage de l’analyse des données.

Fin des inclusions pour l’étude clinique MITICA

La première étape de l’étude MITICA (Mother to Infant Transmission of a dysbiotic in Central African Republic) est terminée et laisse place à l’analyse des résultats.

Pour mémoire, le projet MITICA visait l’inclusion de 49 patients dans le cadre de leur prise en charge dans l’étude. Cette phase d’inclusion, qui s’est étalée sur une année, est à présent terminée. Ces 49 inclusions vont permettre aux chercheurs de l’Institut Pasteur d’analyser les résultats lors de la seconde phase de l’étude qui s’ouvre et ainsi améliorer la compréhension des mécanismes d’acquisition du microbiote dysbiotique chez les nourrissons, une des causes principales de malnutrition chronique.

C’est dans ce contexte que le Dr AIT-AHMED MOHAND de la coordination clinique du Centre de Recherche Translationnelle de l’Institut Pasteur à Paris, était en mission à Bangui du 22 au 25 janvier 2019. Le Dr Ait-Ahmed MOHAND travaille à accompagner les chercheurs du Réseau Pasteur dans leur projet de recherche et de représenter l’Institut Pasteur en tant que promoteur de ses recherches.

Un plan d’actions précis

Le nouvel objectif après la fin des inclusions est de poursuivre le suivi des mères jusqu’en juin 2019. Le but de la mission du Dr Ait-Ahmed MOHAND était de faire le point sur les difficultés recensées et de planifier toutes les activités restantes. Il s’agit clairement de compléter la base de données et initier toutes les analyses qui étaient prévues au protocole de sorte que tous les éléments puissent être analysés à la date de fermeture du site clinique en juin 2019.

Le Dr Ait-Ahmed MOHAND a eu l’occasion de rencontrer les médecins du site de recrutement et d’étude, ainsi que les techniciens et biologistes en charge des analyses médicales sur les prélèvements pour une mise au point de la bio banque. Il en a profité pour délivrer une conférence au profit du grand public sur les grands principes de la recherche clinique.

Pour rappel

L’étude MITICA est coordonnée par le médecin chercheur Dr Violeta MOYA-ALVAREZ de l’unité 1202 « Pathogénie microbienne moléculaire » du Professeur SANSONETTI à l’Institut Pasteur de Paris, en collaboration avec l’Institut Pasteur de Bangui. L’étude vise à évaluer l’impact de la transmission de la flore intestinale de la mère à l’enfant dans un contexte de lutte contre la malnutrition infantile. Elle est financée par le Programme Translationnel de Recherche de l’Institut Pasteur de Paris et par le LabEx IBEID.

2019-05-29T02:40:45+01:00janvier 25th, 2019|Actualités, MITICA|

21 janvier 2019 – Deux jours à l’Institut Pasteur de Bangui dédiés au développement des compétences des acteurs de la surveillance environnementale du poliovirus des districts de Bouar-Baoro, Berbérati et Bossangoa.

 

Du 16 au 17 janvier à l’Institut Pasteur de Bangui, s’est tenu un atelier de formation et information organisé par le Ministère de la Santé, appuyé par ses partenaires (Institut Pasteur de Bangui et l’OMS). Cet atelier était destiné aux acteurs de la surveillance environnementale du poliovirus de Bangui et des districts de Bouar-Baoro, Berbérati et Bossangoa.

Cet atelier entre dans le cadre de l’exécution du plan d’extension de la surveillance environnementale du poliovirus dans les régions sanitaires 2 et 3. Il a été initié par le Ministère de la Santé et de la Population en collaboration avec Institut Pasteur de Bangui et l’OMS.

La République Centrafricaine est engagée dans le processus d’éradication du poliovirus sauvage. Le pays pourrait être déclaré indemne de la circulation de ces virus d’ici la fin de l’année 2019 si elle remplit toutes les exigences de l’Initiative Mondiale pour l’Eradication de la Poliomyélite (IMEP), telle que la conduite de la surveillance environnementale selon les normes de l’OMS. Les indicateurs sensibles concernent le délai d’envoi des prélèvements d’échantillons et la complétude des rapports de surveillance.

Cet atelier a été ainsi l’occasion de recycler les acteurs de la surveillance environnementale du poliovirus des cinq sites de Bangui mis en place depuis 2017.

34 personnes ont participé à cette réunion, dont :

Niveau central

  • Direction de la Surveillance Epidémiologique et de la Gestion des Urgences en Santé Publique, Service de la Surveillance Intégrée des Maladies et des Gestions des urgences, Mission de validation des sites dans les Région Sanitaire 2 et 3 (3 personnes) ;
  • Sites de Bangui (préleveurs et superviseurs) (12 personnes) ;
  • Institut Pasteur de Bangui : (4 personnes) ;
  • OMS : (4 personnes).

Niveau décentralisé

  • Directeurs Régions sanitaire 2 et 3 (02 personnes) ;
  • Médecins Chef de Districts de Berberati, de Bouar et de Bossangoa (03 personnes) ;
  • Les superviseurs des activités de la Surveillance Environnementale de Berberati, Bouar et de Bossangoa (03 personnes) ;
  • Les collecteurs N°1 des eaux usées de Berberati, Bouar et Bossangoa (03 personnes) ;
  • Les collecteurs N°2 des eaux usées de Berberati, Bouar et Bossangoa (03 personnes).

Les intervenants ont rappelé les termes de l’IMEP et présenté la synthèse de la dernière consultation de l’expert OMS. Les activités de la surveillance environnementale du poliovirus à Bangui ont été ensuite revues à partir de la Procédure Opérationnelle Standard (POS), du Plan de collecte des eaux usées à Bangui et des provinces pour 2019.

Après ces échanges, les participants ont visité les locaux du laboratoire de la Surveillance environnementale du poliovirus, installé à l’Institut Pasteur de Bangui. Enfin, du matériel de terrain complémentaire leur a été remis, marquant la fin de l’atelier.

2019-05-29T02:38:00+01:00janvier 22nd, 2019|Actualités, oms|

7 janvier 2019 – 3 nouveaux sites d’échantillonnage opérationnels pour davantage de sensibilité de la surveillance environnementale du Poliovirus en République Centrafricaine

Pour intensifier la recherche environnementale du Poliovirus sauvage dans des échantillons d’eaux usées – le Ministère de la santé, appuyé par ses partenaires (OMS et Institut Pasteur de Bangui) a ouvert de nouveaux sites d’échantillonnage environnemental à Bouar, Bossangoa et Berbérati dans les Régions Sanitaires 2 et 3, les plus proches des pays du bassin du Lac Tchad. Certaines zones dites silencieuses des régions sanitaires 4, 5 et 6 seront inclues ensuite pour accroître la sensibilité de la surveillance environnementale.

 

Dernier cas humain documenté en 2011, la poliomyélite reste sous surveillance en RCA

Bien que la République Centrafricaine ait connu le dernier cas de poliovirus sauvage (PVS) en novembre 2011 dans le district de l’Ouham (Kabo) de la Région Sanitaire 3, elle n’est pas pour autant à l’abri d’une ré-introduction du poliovirus, notamment à cause de la couverture vaccinale basse et de la surveillance insuffisante dans certains districts où la sécurité est compromise.

Le 10 Août 2016, alors que le Nigéria a été officiellement retiré par l’OMS de la liste des pays endémiques en septembre 2015, le poliovirus sauvage de type 1 (PVS) est détecté dans ce pays à Borno. En conséquence, la République Centrafricaine s’est engagée, avec les autres pays du bassin du Lac Tchad dans la réponse coordonnée à cette épidémie. Mais en 2016, la République Centrafricaine était déchirée par des conflits armés qui rendaient certaines zones difficiles d’accès et nécessitaient de travailler avec des ressources très limitées.

L’OMS a fait de la surveillance environnementale un complément à la surveillance de la paralysie flasque aigüe (PFA) dans le cadre du programme d’éradication de la poliomyélite.

La surveillance environnementale est basée sur la mise en évidence des Poliovirus dans les prélèvements non humains, essentiellement les eaux usées. Elle a été établie en République Centrafricaine en décembre 2017 dans la Région Sanitaire 7. Cependant, à cause de leur proximité avec les pays du bassin du Lac Tchad, le Ministère de la santé et ses partenaires (L’OMS et l’Institut Pasteur de Bangui) ont décidé d’étendre la surveillance environnementale dans les villes de Bouar, Bossangoa et Berbérati dans les Régions Sanitaires 2 et 3.

A l’issue d’une réunion de restitution sur l’extension de la surveillance environnementale de la Polio dans ces deux régions sanitaires, les sites suivants ont été retenus :

  • Paya à Bouar (RS2),
  • Ngouciment à Berbérati (RS2),
  • Tamkourou à Bossangoa (RS3).

Avant l’ouverture des sites, le Ministère de la santé a organisé, avec l’appui de l’OMS, une formation théorique et pratique sur les procédures de prélèvements, de conservation et transport pré analytique des échantillons environnementaux. Un point important est la résolution affirmée lors de la réunion de coordination de la surveillance environnementale du 27 au 28 décembre 2018 à l’Institut Pasteur de Bangui, d’étendre sa couverture aux districts dits silencieux des Régions Sanitaires 4,  5 et 6 en 2018.

 

Chercher, c’est trouver

Depuis le début de l’échantillonnage en 2017, 81 échantillons ont été collectés et testés. Le poliovirus n’a pas été détecté mais 25 entérovirus non polio (EVNP) ont été isolés (31%). Ces EVNP seront caractérisés par le séquençage afin d’identifier le groupe et le génotype auxquels ils appartiennent. Ils seront également comparés avec ceux isolés chez les cas de PFA et leurs contacts.

2019-01-10T09:00:38+01:00janvier 9th, 2019|Actualités, oms|

4 janvier 2019 – Comment mieux prédire la propagation des épidémies de rage en République Centrafricaine par la modélisation ?

Une équipe de chercheurs anglais, en collaboration avec l’Institut Pasteur de Bangui, arrive à déterminer les épidémies de rage canine en République Centrafricaine par une approche de modélisation des données sur la rage canine. Ce nouvel outil d’analyse de routine pour le traitement des données de surveillance des maladies pourrait être important pour les autorités sanitaires centrafricaines.

Une nouvelle approche pour analyser les épidémies

Entre le 6 janvier 2003 et le 6 mars 2012, 151 chiens atteints de la rage ont été diagnostiqués à l’Institut Pasteur de Bangui, capitale de la République Centrafricaine. Parmi ceux-ci, 123 avaient une documentation suffisante comprenant la date de notification, la localisation géographique et des séquences du génome de la souche virales isolée.
A l’aide d’une approche basée sur la représentation de chaque type de données (temporelles, spatiales ou génétiques), les chercheurs parviennent à identifier ensuite les groupes de cas susceptibles de provenir de la même introduction et d’en déduire la transmissibilité de la maladie et le nombre d’introductions de l’agent pathogène dans la population canine. Les résultats sont décrits dans la publication “A graph-based evidence synthesis approach to detecting outbreak clusters: An application to dog rabies ”, published December 17, 2018. .

Peut-on prédire une future épidémie ?

La modélisation ne prédit pas l’évolution exacte d’une épidémie, mais elle met à disposition des hypothèses de travail pour anticiper plusieurs scénarios possibles et prendre des décisions éclairées. L’évaluation précoce des épidémies de maladies infectieuses est essentielle pour la mise en œuvre de mesures de contrôle rapides et des interventions efficaces.

2019-01-04T15:22:01+01:00janvier 4th, 2019|Actualités, News|