En 2017, avec le soutien de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, l’Institut Pasteur de Bangui propose de mesurer la charge virale du VIH et d’autres tests biologiques pour le suivi des personnes vivant avec le VIH. Bien qu’un échec virologique soit observé chez 42,4% des patients, 49,2% présente une charge virale basse ou indétectable.

Le suivi biologique est un des éléments essentiels de la prise en charge du patient infecté par le VIH. Toutefois, la mesure de la charge virale VIH est peu utilisée en République Centrafricaine du fait de son coût élevé et de la faiblesse des infrastructures des laboratoires disponibles dans le pays. Pour améliorer la prise en charge des personnes vivant avec le VIH, le Fonds Mondial finance des analyses de quantification de la charge virale VIH réalisées à l’Institut Pasteur de Bangui et au Laboratoire National depuis 2017.

Une étude réalisée à l’Institut Pasteur de Bangui entre Avril et Novembre 2017 et publiée au World Journal of AIDS, montre un échec virologique chez 42,4% des patients, reflet de l’échec thérapeutique. Le suivi biologique et clinique permet d’évaluer en continu l’efficacité du  traitement antirétroviral et de détecter les résistances du virus aux antirétroviraux.

Les coûts et les exigences techniques de la surveillance de la charge virale la rendent plus accessible et disponible à Bangui par rapport aux zones décentralisées.

Un meilleur accès à la mesure de la charge virale pourrait améliorer la prise en charge des patients sous traitement antirétroviraux dans le pays. Il est donc essentiel de renforcer le suivi de l’observance du traitement et d’améliorer l’accès à la mesure de la charge virale en République Centrafricaine.