Une équipe de chercheurs anglais, en collaboration avec l’Institut Pasteur de Bangui, arrive à déterminer les épidémies de rage canine en République Centrafricaine par une approche de modélisation des données sur la rage canine. Ce nouvel outil d’analyse de routine pour le traitement des données de surveillance des maladies pourrait être important pour les autorités sanitaires centrafricaines.

Une nouvelle approche pour analyser les épidémies

Entre le 6 janvier 2003 et le 6 mars 2012, 151 chiens atteints de la rage ont été diagnostiqués à l’Institut Pasteur de Bangui, capitale de la République Centrafricaine. Parmi ceux-ci, 123 avaient une documentation suffisante comprenant la date de notification, la localisation géographique et des séquences du génome de la souche virales isolée.
A l’aide d’une approche basée sur la représentation de chaque type de données (temporelles, spatiales ou génétiques), les chercheurs parviennent à identifier ensuite les groupes de cas susceptibles de provenir de la même introduction et d’en déduire la transmissibilité de la maladie et le nombre d’introductions de l’agent pathogène dans la population canine. Les résultats sont décrits dans la publication “A graph-based evidence synthesis approach to detecting outbreak clusters: An application to dog rabies ”, published December 17, 2018. .

Peut-on prédire une future épidémie ?

La modélisation ne prédit pas l’évolution exacte d’une épidémie, mais elle met à disposition des hypothèses de travail pour anticiper plusieurs scénarios possibles et prendre des décisions éclairées. L’évaluation précoce des épidémies de maladies infectieuses est essentielle pour la mise en œuvre de mesures de contrôle rapides et des interventions efficaces.