Le 1er Décembre est la date retenue en 1988 par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et par le Programme Commun des Nations-Unies sur le VIH et le Sida (ONUSIDA) pour célébrer la Journée Mondiale de Lutte contre le VIH et le SIDA (JMS), qui est une journée de mobilisation contre l’infection à VIH-SIDA.
L’Afrique et plus particulièrement l’Afrique sub-saharienne demeure encore aujourd’hui la région la plus touchée par cette pandémie.
Cette date de 1er Décembre est également le jour de la commémoration de la proclamation de la République Centrafricaine (RCA), qui est une journée célébrée et fêtée officiellement chaque année sur l’ensemble du pays.
C‘est pourquoi en RCA, le Comité National de Lutte contre le Sida (CNLS) célèbre la JMS dans les jours qui suivent le 1er Décembre.
Cette année, la JMS a été célébrée le 08 Décembre 2017, sous la Très Haute Autorité de son Excellence, Pr Faustin Archange TOUADERA, Président de la République, Chef de l’Etat (Président du CNLS), représentée par son Premier Ministre, Chef du Gouvernement Mr Simplice Mathieu SARANDJI (1er Vice-Président du CNLS). Cette célébration qui s’est déroulée au sein d’un lycée de la capitale (Bangui), le lycée public d’Etat des Rapides a permis de lancer officiellement les activités relatives à la JMS Edition 2017.
Comme les années précédentes, la Campagne de la JMS sera réalisée par le CNLS, durant tout le mois de Décembre 2017 sur l’ensemble du pays, avec l’appui de ses partenaires nationaux (publics et privés) et internationaux. Cette campagne sera l’occasion de rappeler aux concitoyens, ainsi qu’à l’ensemble des partenaires œuvrant dans la lutte contre le VIH-SIDA, la nécessité de rester mobilisé face à la pandémie du VIH-SIDA et de poursuivre les efforts qui ont été entrepris depuis plusieurs années dans le monde et plus particulièrement en RCA.
Le thème de la JMS, retenu cette année par l’ONUSIDA est le : « Droit à la Santé » pour les populations affectées par le VIH.
En RCA, en plus du thème mondial de cette année, un slogan national a également été retenu : « Dépistage volontaire du VIH, accès immédiat au traitement »
En effet, bien que des progrès non négligeables aient été réalisés dans le pays depuis de nombreuses années : prise en charge gratuite des personnes vivant avec le VIH (analyses médicales et traitement antirétroviral-ARV), généralisation de la prévention de la transmission mère-enfant du VIH, diminution de la séroprévalence générale du VIH (3,5% en 2016 versus 4,9% en 2011) ; l’ « Objectif zéro », à savoir ‘zéro nouvelle infection’ due au VIH, ‘zéro discrimination’ et ‘zéro décès’ lié au VIH-SIDA, n’est pas encore atteint.
En 2016-2017, la séroprévalence du VIH chez les 15-49 ans étant de 3,7%.
Dans le cadre de l’accélération de la lutte contre le VIH-SIDA en RCA, la campagne de la JMS Edition 2017, consistera à réduire la propagation de l’infection à VIH en vue de mettre réellement fin à l’épidémie du VIH-SIDA d’ici 2030, notamment par le renforcement de la prévention du VIH : activités de sensibilisation et de dépistage volontaire du VIH.
A cet effet, l’Institut Pasteur de Bangui (IPB), partenaire du CNLS et du Ministère de la Santé, a prévu de réitérer son activité de diagnostic massif du VIH comme cela avait été réalisé l’année dernière, c’est-à-dire dépister plus de 1.000 personnes résidant à Bangui, capitale de la RCA.
Des bons de diagnostic sérologique du VIH seront distribués par le CNLS pour un dépistage volontaire gratuit au Laboratoire d’Analyses Médicales (LAM) de l’IPB.
L’IPB est totalement impliqué dans la lutte contre l’infection à VIH-SIDA par ses activités d’appui à la santé publique et par ses activités de recherche médicale. Notamment en faisant progresser les connaissances sur le VIH, telles que l’identification des différentes souches du VIH circulant en RCA depuis une décennie et l’identification des résistances primaires ou secondaires du VIH aux ARV chez les PVVIH nouvellement mises sous trithérapie ARV. Ces connaissances sont importantes pour un bon suivi clinique et virologique des PVVIH.
En 2016, la RCA s’était alignée sur la stratégie « 90-90-90 » de l’ONUSIDA qui stipule qu’à l’horizon 2020, 90% des personnes séropositives pour le VIH doivent connaitre leur statut sérologique, 90% des personnes vivant avec le VIH (PVVIH) doivent être mises sous traitement ARV et 90% des PVVIH traitées aux ARV doivent obtenir une charge virale VIH indétectable ie nulle. C’est ainsi qu’au courant du premier semestre 2017, une nouvelle étape a été franchie en RCA avec l’intégration de la charge virale du VIH (CV VIH) dans les analyses gratuites pour les PVVIH et qui sont subventionnées par le Fonds Mondial de lutte contre le SIDA, le Paludisme et la Tuberculose. Cette analyse de CV VIH est en effet indispensable pour évaluer l’efficacité du TARV prescrit aux PVVIH.