24 juin 2016 – Des élèves du Lycée français Charles de Gaulle poussent les portes de l’Institut Pasteur de Bangui

En cette fin d’année scolaire et dans l’attente toute proche des résultats du baccalauréat, un groupe de lycéens a effectué une visite scolaire à l’Institut Pasteur. Le groupe comptait en particulier les futurs étudiants en médecine à la découverte d’un environnement qui pourrait leur devenir familier. Faire visiter l’institut à de jeunes lycéens, une mission pas si simple pour le directeur du laboratoire d’analyses médicales, Dr Alain BERLIOZ-ARTHAUD, mais qui pourtant se présente régulièrement au cours de l’année pour les partenaires de l’établissement ou des scolaires. Autant d’occasions de faire découvrir la recherche et le quotidien de ses collègues, et surtout de faire sortir la science hors de ses laboratoires.

Après une présentation en salle de réunion sur les 4 grandes missions de l’Institut Pasteur de Bangui – le service aux patients, la santé publique, l’enseignement, la recherche – les visiteurs sont allés à la rencontre des  scientifiques et des techniciens au cœur de leurs laboratoires.  Les échanges et partages d’expériences ont suscité l’intérêt et les questions des jeunes visiteurs.

Les élèves de 1ère et Terminales scientifiques du Lycée français Charles de Gaulle ont fait la découverte en fin de visite des élevages de l’institut : l’insectarium du service d’entomologie pour l’étude des vecteurs du paludisme et des Arbovirus, les souris de l’animalerie, sans oublier le clin d’œil aux moutons dont le sang sert à la préparation des milieux pour la bactériologie.

Partant pour de longues études pour lesquelles l’institut leur souhaite un plein succès, certains de ces futurs scientifiques reviendront peut-être un jour se joindre à l’équipe des Pasteuriens de Bangui…

2019-06-28T20:26:56+00:00June 28th, 2019|Actualités|

19 juin 2019 – Stages de formation continue sur la gestion des risques biologiques.

Le Dr Ionela Gouandjika, chef du Laboratoire des Virus Entériques Rougeole et Olga Lydie Sakanga, Responsable Assurance Qualité, ont organisé des sessions de formation sur la gestion du risque biologique pour l’année 2019. Cette activité, proposée à l’ensemble des services, a bénéficié de l’expertise acquise auprès de l’OMS dans le cadre du programme de confinement du Poliovirus.

Le but de cette formation, basée essentiellement sur l’analyse de cas concrets étudiés en groupes, est de faire prendre conscience aux participants des risques biologiques (ou physico-chimiques) présents dans leur environnement de travail et de réfléchir sur les moyens de maitrise envisageables.

La méthode ERP présentée – Evaluation, Réduction et Performance – est directement inspirée de l’expérience et l’expertise de l’OMS sur le confinement du virus de la poliomyélite. Dans la pratique, la formation a intéressé 36 personnels de l’institut, répartis en 3 sessions d’une demi-journée, centrées sur l’analyse pas à pas de 2 scenarii d’exposition, l’un à un risque chimique, l’autre à un risque microbiologique. Ce travail a permis à chacun de jouer son rôle : identifier le danger et sa fréquence (évaluation du risque), proposer les mesures correctives et préventives nécessaires puis définir les indicateurs de performance correspondant. La notion de sureté au travail a également été abordée dans ces exercices, elle concerne l’analyse des risques d’actes malveillants volontaires et leur maitrise.

L’instructrice habilitée, le Dr Ionela Gouandjika a été formée par l’OMS en octobre 2016 à Johannesbourg, en Afrique du Sud et participé à des mises à niveau régulières lors des Réunions des Chefs de laboratoire du réseau de laboratoire Polio de la région Afrique de l’OMS. Le premier stage d’initiation à la gestion du risque biologique organisé à l’Institut Pasteur de Bangui remonte au 7 novembre 2016, dans le cadre des activités liées au confinement du Poliovirus.

Après avoir suivi la formation, le participant, qui a renforcé ses compétences et sa vigilance au travail, se voit délivrer une attestation de suivi de formation.

2019-06-27T17:49:05+00:00June 27th, 2019|Actualités, oms|

13 juin 2019 – La surveillance environnementale se renforce autour des deux foyers de Poliomyélite réapparus en Centrafrique

La surveillance environnementale du virus de la poliomyélite forme un tandem important avec la campagne de vaccination dans la riposte du Ministère de la Santé contre l’épidémie de Poliovirus en République Centrafricaine. Elle est indispensable car l’immense majorité des infections par le Poliovirus sont asymptomatiques, facilitant sa circulation silencieuse.

Depuis les cas de résurgence de la poliomyélite, notifiés en mai 2019 en Centrafrique, il n’y a plus eu de nouveaux cas biologiquement confirmés de la maladie, ce qui ne signifie cependant pas un arrêt de sa transmission compte tenu de la fréquence élevée des portages asymptomatiques du virus. Stratégiquement, les équipes continuent donc à mettre tout en œuvre pour arrêter l’extension de l’épidémie, notamment par un renforcement particulier de la surveillance du virus de la poliomyélite dans l’environnement. Particulièrement résistant dans le milieu extérieur, ce virus est habituellement recherché dans les eaux usées où il persiste après élimination fécale par les porteurs, malades ou non.

La vigilance reste de mise et la mobilisation des équipes se poursuit sur le terrain. Le ministère de la santé, l’OMS et l’Institut Pasteur de Bangui mènent conjointement cette surveillance environnementale à l’intérieur et à la périphérie des zones touchées.

La surveillance environnementale sera élargie d’un point de vue géographique pour recenser d’éventuelles présences résiduelles dans les zones endémiques et fournir des données probantes permettant d’assurer la maitrise des deux foyers puis l’élimination du virus de la Poliomyélite.

L’Institut Pasteur de Bangui abrite le Laboratoire de la surveillance environnementale des Poliovirus, accrédité en 2017.

2019-06-14T12:32:18+00:00June 14th, 2019|Actualités, oms|

7 juin 2019 – La poliomyélite est de retour en Centrafrique

Du 13 au 22 mai 2019, deux cas de poliomyélite ont été confirmés à l’Institut Pasteur de Bangui en Centrafrique. Un cas dans la commune de Bimbo, Village Bokassi II, et un autre cas dans la ville de Bambari à 385 km. Il n’y a pas de nouveaux cas signalés, néanmoins le virus se révèle toujours présent à l’aube de l’éradication de la maladie en Centrafrique.

Après le nord Cameroun en mai dernier, c’est au tour de la République Centrafricaine d’être touchée par une nouvelle épidémie de poliomyélite. Dans un contexte où il est difficile de maintenir la couverture vaccinale à un niveau suffisant, le retour de la poliomyélite n’est pas inattendu. Pour le programme d’éradication de la maladie dans le pays, c’est un véritable retournement de situation qui renvoie à bien plus loin son échéance.

Pour lutter contre l’épidémie, Dr Nicksy Gumede-Moeletsi, Virologiste Régional, experte de l’OMS bureau Régional Afrique, est venue renforcer les équipes mobilisées du Ministère de la santé, de l’OMS Centrafrique et de l’Institut Pasteur de Bangui. Le type de cette épidémie de poliomyélite reste en cours de détermination dans les laboratoires de référence internationaux.

L’Institut Pasteur participe au réseau mondial de surveillance de la poliomyélite de l’OMS, un réseau de plus de 150 laboratoires qui compte les laboratoires d’au moins 12 établissements du Réseau international des Instituts Pasteur. En Centrafrique, l’Institut Pasteur de Bangui abrite le Laboratoire de Référence régional OMS Polio, pour la sous- région, dirigé par le Dr Ionela GOUANDJIKA.

2019-06-07T16:53:11+00:00June 7th, 2019|Actualités, oms|

3 Mai 2019 – Quatorze récipiendaires à la médaille du travail félicités par le Directeur de l’Institut Pasteur de Bangui Dr Jean-Pierre LOMBART

Ce vendredi 3 mai 2019, l’ensemble du personnel de l’Institut Pasteur de Bangui (IPB) a pris part à une cérémonie coorganisée par la direction et l’affiliation syndicale de l’IPB. Cette cérémonie s’inscrit dans le cadre de la traditionnelle fête du travail, à l’occasion de laquelle est honorée l’ancienneté au travail ainsi que la distinction du salarié de l’année. L’occasion est également à la lecture du discours du bureau syndical de l’IPB.
Pour cette promotion du 1er mai 2019, le Directeur de l’IPB a eu le plaisir de féliciter 14 récipiendaires. Il s’agit de :
– MOBANGO Jean (Médaille d’or)
– MAZESSEIN Jacqueline (Médaille d’or)
– ZITONGO Jean Baptiste (Médaille d’or)
– DORRO Raymond (Médaille d’or)
– FEITOU Sylvain (Médaille d’argent avec palme)
– BEKONDI Claudine (Médaille d’argent)
– PADOU Fernand (Médaille d’argent)
– NDAYE Aubert (Médaille d’argent)
– MANDENG Marie Joëlle (Médaille de bronze)
– KETA WAPOUTOU Tony (Médaille de bronze)
– GOLONGBA Davy (Médaille de bronze)
– MBOMBO Florent (Médaille de bronze)
– SAKANGA Olga (Médaille de bronze)
– GOUGBLANDE Thierry (Médaille de bronze)
Au titre de l’année 2018, la distinction du meilleur employé a été décernée à M. Arthur MAZITCHI, Responsable Technique du Laboratoire des Virus entériques et de la rougeole.

2019-05-29T03:07:18+00:00May 14th, 2019|Actualités, News|

1er Mai 2019 – L’Institut Pasteur de Bangui célèbre la fête du travail

A l’occasion de la fête du travail, le personnel de l’Institut Pasteur de Bangui a pris part au grand défilé sur la principale avenue de la capitale, avec leurs homologues travailleurs des secteurs public et privé. L’occasion était à la réjouissance lors de cette manifestation présidée par le chef de l’état centrafricain Pr Faustin Archange TOUADERA.
Le passage de l’Institut Pasteur de Bangui a été marqué par les applaudissements de l’Ambassadeur de France M. Eric GERARD resté debout pour marquer son soutien.

2019-06-07T16:40:34+00:00May 14th, 2019|Actualités, News|

25 Avril 2019 – Visite à l’Institut Pasteur de Bangui de Mme Lucy TAMLYN, ambassadrice américaine en République Centrafricaine

L’Ambassadrice des USA, S.E. Mme Lucy TAMLYN, a effectué une visite à l’Institut Pasteur de Bangui (IPB) le 25 Avril 2019. La diplomate a été chaleureusement accueillie par le Directeur de l’IPB Dr Jean-Pierre LOMBART, le Directeur Scientifique Dr Emmanuel NAKOUNE et le Directeur du Laboratoire d’Analyses Médicales Dr Alain BERLIOZ-ARTHAUD.
A cette occasion, les bonnes relations que l’IPB entretient avec le partenaire américain ont été évoquées. L’ambassadrice a pu notamment se rendre compte du travail considérable que réalise l’IPB pour l’appui à la santé publique en République Centrafricaine. Elle a pu également s’entretenir avec les responsables de l’IPB sur les possibilités d’une coopération plus étroite pour renforcer et améliorer l’appui à la santé publique. Les discussions ont également porté sur la possibilité d’organiser et développer des échanges avec les missions américaines.

2019-05-29T03:00:52+00:00May 14th, 2019|Actualités, News|

3 avril 2019 – Faire connaître la prééclampsie en Centrafrique, pour donner la vie en restant en vie

La prééclampsie sévère est l’une des complications redoutées de l’hypertension artérielle au cours de la grossesse. En République centrafricaine, il n’y a pas de données publiées sur les aspects cliniques de la prééclampsie sévère. Le service d’épidémiologie de l’Institut Pasteur de Bangui a contribué à une étude sur la prévalence et le diagnostic de cette complication redoutable, réalisée dans le service de gynécologie-obstétrique de l’hôpital communautaire de Bangui. Ses conclusions recommandent de mieux former le personnel médical au dépistage précoce des symptômes de la prééclampsie et proposent des protocoles thérapeutiques simples pour sa prise en charge et réduire ainsi le taux de décès maternels.

Une complication obstétricale dont on parle peu.

Appelée aussi toxémie gravidique, la prééclampsie est une maladie que l’on connaît généralement mal. Elle se caractérise par une élévation de la pression artérielle se produisant au plus tôt après vingt semaines d’aménorrhée, probablement due à un dysfonctionnement du placenta. Dans la plupart des cas, une forme sévère survient et l’unique façon de sauver la mère est alors d’extraire le fœtus et son placenta. C’est la deuxième cause de décès maternels après les hémorragies de la délivrance.

En zone tropicale, la prééclampsie serait en partie liée au paludisme placentaire car il n’y a pas de distinction nette entre les mécanismes pathogènes de ces deux affections.

La situation en République Centrafricaine et les premières données.

Selon une estimation de 2010, la mortalité maternelle en République Centrafricaine serait de 890 décès pour 100.000 naissances vivantes, le 3ème taux le plus élevée au monde. Le manque d’accès aux soins et la qualité insuffisante du suivi des grossesses, puis lors de la période post-partum expliquent en grande partie cette donnée préoccupante.

En collaboration avec le département d’obstétrique et de gynécologie de l’Hôpital communautaire de Bangui, l’Institut Pasteur a apporté son expertise en épidémiologie pour évaluer la prévalence et la qualité du diagnostic de la prééclampsie par une première étude analytique transversale réalisée en 2015 – 2016. Les résultats suggèrent plusieurs propositions pour améliorer le dépistage et la prise en charge clinique et thérapeutique de la prééclampsie sévère.

Cette étude ouvre également des perspectives de recherche. En particulier une meilleure compréhension du mécanisme pathogénique qui lie le paludisme placentaire et la prééclampsie serait bénéfique à des millions de femmes dans les pays en développement.

2019-05-29T02:56:54+00:00April 3rd, 2019|Actualités, Recherche|

2 avril 2019 – L’émergence de la tuberculose multirésistante désormais sous haute surveillance en Centrafrique

La République centrafricaine est l’un des pays au monde, les plus lourdement touchés par la tuberculose avec une incidence de 423 cas pour 100 000 habitants. Le pays est également confronté à l’émergence de la tuberculose multirésistante. En 2015, l’Institut Pasteur de Bangui a introduit la surveillance de la résistance à la rifampicine par la technique GeneXpert MTB / RIF et publie un premier bilan après 3 ans d’activité.

Une pandémie mondiale

La tuberculose est l’une des dix premières causes de mortalité dans le monde. En 2016, 10,4 millions de personnes ont contracté cette maladie bactérienne et 1,7 millions en sont mortes. La tuberculose atteint particulièrement les personnes vivant avec le VIH chez lesquelles elle constitue l’une des premières causes de mortalité. En 2016, 40 % des décès de personnes séropositives étaient liés à la tuberculose.

La journée mondiale de la lutte contre la tuberculose, le 24 mars 2019 , avait cette année pour thème la sensibilisation des populations à  la fin à l’épidémie mondiale. Pour l’atteinte de cet objectif ambitieux, il a été recommandé d’élargir urgemment l’accès à la prévention et au traitement et de garantir un financement suffisant et durable, y compris pour la recherche et l’innovation.

À l’échelle mondiale, l’incidence de la tuberculose baisse d’environ 2 % par an. Pour contrer cette maladie, l’OMS travaille au progrès du diagnostic et au meilleur accès aux traitements antibiotiques.

Une pathologie insuffisamment maîtrisée en Centrafrique

En République centrafricaine, malgré les efforts du Plan National de Lutte contre la Tuberculose (PNLT), la lutte contre cette pandémie reste insuffisante. En raison des crises militaro politiques qui se sont succédées, le système de santé n’est pas en mesure de fournir un diagnostic et une prise en charge suffisantes pour certaines zones du pays. Le dépistage tardif et le suivi insuffisant des patients retardent leur mise sous traitement, altèrent leur pronostic et accroissent le risque de transmission et d’apparition de tuberculose multirésistante. La prise en charge des patients coinfectés par la tuberculose et le VIH doit également être améliorée par la combinaison systématique des dépistages. Enfin, selon les régions, les enquêtes systématiques autour des cas confirmés peuvent être insuffisantes.

Une révolution pour le diagnostic de la tuberculose en République centrafricaine

Depuis 2015, l’Institut Pasteur de Bangui réalise le dépistage de la résistance à la Rifampicine, considérée comme marqueur fiable de la tuberculose multirésistante,  par une technique de biologie moléculaire sur l’automate GeneXpert. Il permet un diagnostic en seulement deux heures – contre plusieurs semaines pour les tests classiques et nécessite moins d’infrastructures. Le PNLT a le projet de placer en province plusieurs de ces équipements pour améliorer la prise en charge des patients hors Bangui.

De 2015 à 2018, l’Institut Pasteur de Bangui a pu évaluer la résistance à la rifampicine et synthétise les données dans un article qui met notamment en évidence une prévalence de 70% de cette résistance parmi les patients en échec thérapeutique au décours de leur traitement initial.

2019-05-29T02:54:06+00:00April 2nd, 2019|Actualités, oms|

25 mars 2019 – 2007 à 2015 : les années rougeole en République Centrafricaine. Retour sur 8 années d’épidémies consécutives

De 2007 à 2015, la République Centrafricaine a connu régulièrement des épidémies de rougeole. Des chiffres publiés par l’Institut Pasteur de Bangui synthétisent toutes les données nationales concernant la maladie et les taux de couverture vaccinale.

De 2007 à 2015, les épidémies de rougeole se sont déclarées en République Centrafricaine entre les mois de décembre et mars, avec un pic au mois de février. Un autre fait marquant était la faible couverture vaccinale moyenne, évaluée à 49 % durant cette période.

Malgré une représentativité inégale sur le territoire de la République Centrafricaine et une définition de cas qui devra être optimisée, le programme national de surveillance a permis d’identifier de nombreux cas suspects et confirmer biologiquement la maladie chez  26.4% des 2795 patients prélevés.

L’étude réalisée à l’Institut Pasteur de Bangui établit un parallélisme entre ces années consécutives d’épidémie et la couverture vaccinale. Lire l’article…

2019-05-29T02:51:45+00:00March 28th, 2019|Actualités, Recherche|