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21 décembre 2018 – Le Syndrome de la rubéole Congénitale (SRC) en République Centrafricaine : ces malformations dont personne ne parle

Le Laboratoire des Virus Entériques Rougeole de l’Institut Pasteur de Bangui projette une étude moléculaire du virus de la rubéole circulant en République Centrafricaine et l’évaluation du Poids du Syndrome de Rubéole Congénitale (SRC) chez les nourrissons. Une première réunion avec les principaux partenaires, avant la soumission au Comité d’éthique, s’est tenue le mardi 18 décembre 2018.

La rubéole est une maladie virale contagieuse qui touche généralement les enfants et les jeunes adultes. L’infection par le virus pendant les premiers mois de la grossesse peut être responsable de morts fœtales ou de rubéoles congénitales malformatives connues sous le nom Syndrome de Rubéole Congénital (SRC).
Malgré l’existence d’un vaccin depuis 1969, les taux de SRC sont les plus élevés dans les régions OMS de l’Afrique et de l’Asie du Sud Est où la couverture vaccinale est la plus faible, notamment dans les pays où les femmes en âge de procréer n’ont jamais été vaccinées et n’ont jamais contracté la maladie. L’élimination du SRC dépend d’une vaccination efficace pendant l’enfance. La République Centrafricaine fait partie des pays éligibles pour l’introduction du vaccin à valence rubéoleuse prévue pour l’année 2020 par le Plan Pluriannuel Complet du Programme Elargi de vaccination (PPAC).

En République Centrafricaine (RCA), la rubéole et le SRC ne sont pas des maladies à déclaration obligatoire. Elles ne sont donc pas inclues dans le Programme Elargi de Vaccination (PEV). Les seules données disponibles proviennent diagnostic sérologique différentiel avec la rubéole du système de surveillance de la Rougeole mise en place par l’OMS en 2004 . Ces données démontrent la circulation du virus de la rubéole en RCA. Cependant, aucune étude moléculaire ou clinique n’a été réalisée sur le virus de la rubéole en RCA et son impact sur les nourrissons.

Le Laboratoire des Virus Entériques Rougeole de l’Institut Pasteur de Bangui, initie un projet de thèse sur la « Caractérisation moléculaire du virus de la rubéole et le poids du syndrome de rubéole congénitale en République Centrafricaine ». Les objectifs de cette étude à deux volets (rétrospective et prospective) sont la caractérisation des différents génotypes du virus de la rubéole circulants en République Centrafricaine et l’estimation de la prévalence des cas de Syndrome de Rubéole Congénitale (SRC) par la collecte des données épidémiologiques, cliniques et virologiques chez les nourrissons en Centrafrique. Ce projet se fera en collaboration avec l’Unité de recherche sur les maladies infectieuses au Luxembourg et l’Unité de recherche L2CM de l’Université de Nancy.
Ces recherches effectuées sur des patients inclus de 2008 à 2020 présentant des IgM anti-rubéoleux et des nourrissons atteints de SRC confirmé cliniquement permettrons de mieux décrire les aspects épidémiologiques et cliniques associée à l’infection par le virus de la rubéole en République Centrafricaine et d’évaluer l’impact du programme de vaccination anti rubéoleux à partir de sa mise en œuvre prévue en 2020.

2018-12-26T12:01:57+00:00December 26th, 2018|Actualités, Recherche|

17 décembre 2018 – Mission de supervision des sites sentinelles de la grippe et d’investigation autour d’un cas de monkeypox.

Une mission de supervision régulière des sites sentinelles de la grippe de Boali, Bossembele et Pissa s’est déroulée les 13 et 14 décembre 2018. Ce déplacement a été mis à profit pour investiguer un cas de Monkeypox récemment diagnostiqué à Bossembele.

Une supervision est réaliséechaque trimestre dans cinq structures de santé retenues pour la surveillance dela grippe en vue d’y renforcer les capacités de détection clinique. Le DrFestus MBRENGA, attaché de recherche clinique, en charge de cette activité aconduit la mission de supervision au titre du dernier trimestre 2018, le 13décembre à Boali et Bossembele et le 14 à Pissa.

La mission avait pour second objectif d’investiguer une épidémie de Monkeypox survenue à Bossembele dont quatre cas de transmission intrafamiliale ont été récemment confirmés par l’Institut Pasteur de Bangui. Cinq patients contacts ont été prélevés pour la recherche du Monkeypox-virus. D’autres cas ont été signalés dans le village d’où provenait le cas index, à environ 37 km de Bossembele. Cependant, l’état de la route n’a pas permis à l’équipe d’atteindre ce village. D’autres missions sont programmées par le ministère de la santé publique pour complément d’investigation.

Le 14 décembre, la mission a réalisé la supervision du site sentinelle de Pissa à 60 km de Bangui sur la route de Mbaïki. Suite au signalement d’une suspicion d’épidémie de grippe aux villages Mbanza 1 & 2, l’équipe a investigué dans ces villages, situés à 47 km de Pissa sur l’axe de Bobangui. 

Grâce à l’activité de ces sitessentinelles, l’institut Pasteur de Bangui est très impliqué dans lasurveillance des maladies émergentes à potentiel épidémique, en appui auMinistère de la santé publique.

Une mission de supervision régulière des sites sentinelles de la grippe mise à profit pour investiguer un cas de Monkeypox à Bossembele.
Cas index de Monkeypox à l’hôpital de Bossembele
Attaché de recherche clinique Dr Festus MRENGA
Une mission de supervision régulière des sites sentinelles de la grippe mise à profit pour investiguer un cas de Monkeypox à Bossembele.
Difficulté à joindre, même en moto, le village du cas index de Monkeypox
Une mission de supervision régulière des sites sentinelles de la grippe mise à profit pour investiguer un cas de Monkeypox à Bossembele.
Investigation de grippe à Mbanza 2
Une mission de supervision régulière des sites sentinelles de la grippe mise à profit pour investiguer un cas de Monkeypox à Bossembele.
Prélèvement des contacts du cas index de Monkeypox
Une mission de supervision régulière des sites sentinelles de la grippe mise à profit pour investiguer un cas de Monkeypox à Bossembele.
Entretien de la mission avec le Médecin responsable du Centre de santé de Pissa
Une mission de supervision régulière des sites sentinelles de la grippe mise à profit pour investiguer un cas de Monkeypox à Bossembele.
Technicien de laboratoire en charge des prélèvements de grippe à l’hôpital de Boali
Une mission de supervision régulière des sites sentinelles de la grippe mise à profit pour investiguer un cas de Monkeypox à Bossembele.
Enfants du village Mbanza 2
Une mission de supervision régulière des sites sentinelles de la grippe mise à profit pour investiguer un cas de Monkeypox à Bossembele.
Centre de santé du village Mbanza
2018-12-17T17:22:02+00:00December 17th, 2018|Actualités, ASIDE, MONKEYPOX, News|

3 décembre 2018 – Des Journées Scientifiques de niveau élevé portant sur les interactions hôtes-agents pathogènes

Les 1ères Journées Scientifiques de Bangui se sont déroulées du 28 au 29 novembre 2018, sous le très haut patronage du Pr Faustin Archange TOUADERA, chef de l’Etat, au Complexe Scolaire International Galaxy réunissant près de 150 participants. Pour sa première édition, les Journées Scientifiques ont porté sur des travaux de recherche qui contribuent à la lutte contre les maladies infectieuses entreprise dans le monde et en République Centrafricaine.

Dans son message, le Pr Faustin Archange TOUADERA, chef de l’Etat, a fait ressortir l’importance de ces Journées Scientifiques pour la République Centrafricaine et s’est félicité de la collaboration soutenue entre l’Institut Pasteur de Bangui et l’Université de Bangui pour l’organisation de cet événement. Il a également aspiré à la pérennisation de l’événement des Journées Scientifiques de Bangui avec le soutien renouvelé de l’Etat.

Avec pour thème « Interactions hôtes-agents pathogènes en Afrique Tropicale », les 1ères Journées Scientifiques de Bangui ont réuni près de 150 participants, parmi lesquels de nombreux chercheurs, enseignant-chercheurs et cliniciens. Cet événement va contribuer à l’accroissement de la visibilité des travaux de recherche en ce qui concerne la lutte contre les maladies infectieuses et l’interaction des micro-organismes qui en sont responsables avec l’homme, les animaux, les insectes, les plantes sur le plan national et international.

La première conférence a été délivrée par le Dr Nicolas BERTHET de Cellule d’Intervention Biologique d’Urgence de l’institut Pasteur Paris, détaché CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique, sur le développement et la diffusion de nouveaux outils tels que la mise en œuvre d’une plateforme de séquençage au Gabon, pour relever les défis de surveillance épidémiologique efficace des menaces pour la santé.

Durant ces deux journées, 40 orateurs se sont succédé pour leurs présentations orales et 27 posters ont été affichés.

Les Journées Scientifiques de Bangui ont eu lieu grâce à la contribution du Gouvernement Centrafricain, l’Ambassade de France, la Mairie de Bangui, Le Réseau International des Instituts Pasteur, l’ASECNA, la MOCAF, Air France-KLM, CORAIL, SODIAC, SOCATRAF et certains particuliers.

 

 

Des Journées Scientifiques pour contribuer à la lutte contre les maladies infectieuses dans le monde et en République Centrafricaine.

 

Des Journées Scientifiques pour contribuer à la lutte contre les maladies infectieuses dans le monde et en République Centrafricaine.

 

Des Journées Scientifiques pour contribuer à la lutte contre les maladies infectieuses dans le monde et en République Centrafricaine.

 

 

 

 

 

2018-12-03T16:31:55+00:00December 3rd, 2018|Actualités, Recherche|

1er décembre 2018 – Fête nationale de la proclamation de la République.

Ce samedi 1er décembre 2018, journée de fête nationale, l’Institut Pasteur de Bangui était présent sur l’Avenue des Martyrs à Bangui, le point fort de la cérémonie de la fête nationale de la proclamation de la République Centrafricaine.

Sous le roulement des tambours de la fanfare nationale, l’Institut Pasteur de Bangui a pris part à la parade en présence du président de la République Son Excellence Pr. Faustin Archange TOUADERA, qui a parrainé récemment les 1ère Journées Scientifiques de Bangui organisées par l’Institut Pasteur et l’Université de Bangui.
Cette année encore, des membres de l’Institut Pasteur de Bangui ont reçu des distinctions honorifiques. En 2018, les récipiendaires sont :
– Pr Narcisse Patrice KOMAS : Chevalier du Mérite Centrafricain
– Dr Thierry FRANK : Chevalier de la Reconnaissance Centrafricaine
– Xavier KONAMNA : Chevalier de la Reconnaissance Centrafricaine
– Sonia Marie-lou PAGONENDJI : Chevalier de la Reconnaissance Centrafricaine

L'Institut Pasteur de Bangui a pris part à la parade de la cérémonie de la procalmation de la République CentrafricaineL'Institut Pasteur de Bangui a pris part à la parade de la cérémonie de la procalmation de la République Centrafricaine

2018-12-02T13:57:51+00:00December 1st, 2018|Actualités|

21 novembre 2018 – L’Institut Pasteur de Bangui se penche sur le Syndrome pied-main-bouche

 

L’Institut Pasteur de Bangui conduit une étude sur l’« Etiologie virale et aspects cliniques du syndrome pieds-mains-bouches » au Complexe Pédiatrique de Bangui, au Centre Hospitalier Universitaire Maman Elisabeth Domitien et au Centre de Santé Saint Joseph.

L’infection dite « pied-main-bouche » ou Hand-foot-and-mouth-desease (HFMD) est une maladie virale qui affecte principalement les enfants de moins de 10 ans, mais aussi des adultes. Elle se transmet par voie féco-orale ou contact direct entre enfants infectés. Elle se caractérise par de la fièvre, des éruptions vésiculeuses au niveau de la bouche, de la paume des mains, la plante des pieds et du fessier. A ce jour, il n’existe aucun traitement spécifique de cette maladie. Les formes sévères ont pour conséquences des atteintes cardiovasculaires, respiratoires ou neurologique et peuvent entrainer la mort.
En Afrique, les connaissances restent limitées sur le profil épidémiologique de la maladie pieds-mains-bouche (MPMB). L’incidence de la MPMB n’est inscrite ni dans les systèmes de surveillance intégrée des maladies ni dans les maladies à déclaration obligatoire. Aucune étude spécifique n’a été menée jusqu’à présent, la morbidité et la mortalité liées à cette pathologie sont complètement inconnues.
Cependant, la circulation des entérovirus non polio à l’origine du syndrome pieds-mains-bouche a été mise en évidence chez des cas de paralysie flasque aigüe (PFA).
Le projet de recherche sur l’ « Etiologie virale et aspects cliniques du syndrome pieds-mains-bouche au Sénégal et en République Centrafricaine » vise à étudier la diversité des entérovirus associés à la MPMB ainsi que leur évolution au Sénégal et en République Centrafricaine. Ce projet est financé par l’Institut Pasteur à Paris, à travers le Programme d’Action Concertées Inter Pasteuriennes (ACIP).
Suite au lancement du projet à Bangui, le Dr Ionela GOUANDJIKA, Coordinatrice scientifique du projet et M. Arthur MAZITCHI, Principal Investigateur du projet à Bangui, ont parcouru les sites qui participeront à l’étude et rencontré l’ensemble des équipes dans les différents hôpitaux. Ainsi, il a été l’occasion de visiter le Complexe Pédiatrique de Bangui, le Centre Hospitalier Universitaire Maman Elisabeth Domitien et le Centre de Santé Saint Joseph où les inclusions et les prélèvements seront réalisés avant d’être transmis à l’Institut Pasteur de Bangui. A cette occasion, ils ont organisé des réunions de préparation au lancement des inclusions avec l’ensemble des personnels impliqués, invités à échanger, pour lever les dernières interrogations.

2019-05-29T02:31:19+00:00November 21st, 2018|Actualités, Recherche|

18 novembre 2018 – Chez les moustiques de Bangui, la résistance s’organise… Les premières infos sont tombées sur l’inefficacité locale de certains insecticides

Les mécanismes de résistance des moustiques vecteurs du paludisme aux insecticides les plus utilisés à Bangui ont été identifiés par des chercheurs de l’Institut Pasteur de Bangui. Leurs travaux publiés procurent des orientations pour une lutte plus efficace contre les vecteurs du paludisme en République Centrafricaine.

En République Centrafricaine, comme dans la plupart des pays d’Afrique, les moustiques vecteurs du paludisme sont de moins en moins éliminés par les insecticides. De fait, la lutte anti vectorielle a perdu de son efficacité et le paludisme demeure ainsi la principale cause de mortalité et de morbidité.

Le profil de sensibilité aux insecticides des trois importants vecteurs du paludisme en RCA  “Anopheles gambiae“, “Anopheles funestus” et  “Anopheles coluzzi” est mal connu, si bien que les stratégies de contrôle des populations d’anophèles ne sont plus appropriées.

Les travaux effectués par l’équipe du Dr NGOAGOUNI Carine, entomologiste à l’Institut Pasteur de Bangui ont révélé de premières informations, dans lesquelles sont décryptées la résistance de ces moustiques au DDT et aux pyréthrinoïdes, une classe d’insecticides souvent utilisée dans l’imprégnation de moustiquaires et la pulvérisation intra domiciliaire.

Les analyses ont mis en cause les gènes GSTe2 et GABA, impliqués dans la résistance des moustiques aux insecticides actuellement utilisés dans la lutte contre le paludisme.

S’appuyant sur ces données, les autorités sanitaires pourront mettre en œuvre des stratégies alternatives pour la lutte anti vectorielle.

2018-11-19T17:27:52+00:00November 19th, 2018|Actualités, Recherche|

3 novembre 2018 – Visite d’une délégation de l’ESN à l’Institut Pasteur de Bangui

Une délégation de l’ESN (Elément Soutien National) conduite par le Lieutenant-Colonel Bertrand RICHARD, composée de l’équipe de santé du Role 1 de l’ESN menée par le médecin en chef Christophe DELBART était en visite le 3 novembre 2018 à l’Institut pasteur de Bangui.

La visite de l’Institut Pasteur de Bangui était conduite par son Directeur, le Dr Jean-Pierre LOMBART et le Directeur du Laboratoire d’Analyses Médicales, le Dr Alain BERLIOZ-ARTHAUD. Elle a permis de présenter les activités menées par l’Institut, de visiter les différents services, laboratoires et plateaux techniques et de mieux appréhender toutes les analyses biologiques réalisées au sein du Laboratoire d’Analyses Médicales.

2018-11-19T16:52:39+00:00November 19th, 2018|Actualités|

11 octobre 2018 – La Mission d’évaluation de la mise en œuvre des recommandations du Groupe Technique Consultatif et de la commission pour l’initiative d’éradication de la Polio dans le bassin du lac Tchad visite l’Institut Pasteur de Bangui

En 2016, après avoir à nouveau détecté le virus de la poliomyélite au Nigéria, les pays du bassin du Lac Tchad (Nigéria, Niger, Tchad, Cameroun, République centrafricaine) se sont engagés dans la réponse coordonnée à l’épidémie de Poliomyélite. C’est dans cet objectif que le groupe Technique consultatif a été créé afin d’améliorer les stratégies d’éradication de la poliomyélite dans cette zone.

Récemment, la République Centrafricaine a mis en œuvre des mesures supplémentaires pour accroître la sensibilité de la surveillance en intensifiant le volet environnemental.

Dans ce cadre le jeudi 11 octobre 2018, l’Institut Pasteur de Bangui a reçu la visite de la Mission d’évaluation de la mise en œuvre des recommandations du Groupe Technique Consultatif et de la commission pour l’initiative d’éradication de la Polio dans le bassin du lac Tchad. La mission était composée de : Dr Dieudonné YAZIPO point focal RCA pour le Lac Tchad ; Dr David MEKONTSO point focal lac Tchad du bureau CDC/OMS/IST Libreville Task Team, Dr Eric WIESEN du CDC Atlanta équipe Polio et de Dr Danladi NASSOURY, point focal surveillance OMS/RCA.

Le Laboratoire des Virus Entériques et de la Rougeole (LVER) de l’Institut Pasteur de Bangui, Laboratoire de Référence Régional pour la Poliomyélite en Afrique, est la cheville ouvrière du processus d’éradication de la poliomyélite dans la région sub-sahérienne. La mission s’est assurée de la qualité du travail fourni par le laboratoire. Cette mission avait pour autre objectif d’identifier les problèmes spécifiques du laboratoire. La charge de travail supplémentaire engendrée par les prélèvements effectués chez les enfants appartenant aux populations spéciales (déplacés internes, nomades…..) et la qualité des prélèvements ont été les principaux sujets de discussion.

Le laboratoire a été félicité pour ses excellents indicateurs de performances et sa régularité qui font le succès du processus d’éradication de la poliomyélite en Afrique sub-saharienne.

2019-05-29T02:26:18+00:00October 14th, 2018|Actualités, oms, popup actu|

10 octobre 2018 – Monkeypox en République Centrafricaine : l’heure est à la prévention

 

Les instituts Pasteur de Bangui et Paris projettent d’unir leurs compétences pour décrire l’épidémiologie du Monkeypox en République Centrafricaine.

La variole du singe ou Monkeypox est une maladie virale dont les signes rappellent ceux de la variole historique (éruption pustuleuse, fièvre, entraînant parfois la mort dans 1 à 10% des cas). En République Centrafricaine, les épidémies de Monkeypox sont récurrentes dans certaines régions du pays où le virus est endémique. Le réservoir du virus en faune sauvage, n’est pas formellement identifié et très peu de données sont disponibles sur les modes de contamination en République Centrafricaine. Depuis quelques années, l’Institut Pasteur de Bangui a fait du Monkeypox l’une de ses thématiques de recherche prioritaires.
Dans ce contexte, le médecin spécialiste en maladies infectieuses et tropicales, Dr Camille Besombes de l’Institut Pasteur à Paris, était en mission exploratoire à Bangui du 2 au 9 octobre 2018 pour définir les bases d’un ambitieux projet de recherche. Ce travail associera les équipes de l’institut Pasteur de Bangui et l’unité de recherche et d’expertise en épidémiologie des maladies émergentes de l’Institut Pasteur à Paris. Il vise à améliorer les connaissances sur l’épidémiologie locale du Monkeypox par une approche multidisciplinaire : clinique, épidémiologique, anthropologique, environnementale et microbiologique.
Au cours de sa mission, le Dr Besombes s’est rendue dans la région de la Lobaye, épicentre de la maladie en RCA. Elle a pu constater les modalités de prise en charge d’une alerte, notamment pour ce qui concerne la logistique des prélèvements biologiques depuis les patients symptomatiques jusqu’au Laboratoire des arbovirus, des fièvres hémorragiques virales, virus émergents et zoonoses de l’Institut Pasteur de Bangui.

2019-05-29T02:23:38+00:00October 10th, 2018|Actualités, MONKEYPOX, Recherche|

5 octobre 2018 – La méningite en République Centrafricaine, un casse-tête bactériologique

Une étude faite en 2015/2016 montre la circulation épidémique du méningocoque de type w rattachés au complexe clonal hyper invasif Nm/cc11 en République Centrafricaine.

Chaque année durant la saison sèche, l’Afrique Sub-Saharienne est frappée par des épidémies de méningite, maladie infectieuse causée par une bactérie appelée méningocoque, souvent mortelle lorsque sa prise en charge est trop tardive ou inadaptée. La zone du continent concernée, appelée la ceinture de la méningite, s’étend du Sénégal à l’Ethiopie, elle comprend la zone nord de la République Centrafricaine.
Jusqu’en 2010, le méningocoque prédominant dans la ceinture de la méningite appartenait au type A. Après cette date, qui correspond au démarrage de campagnes de vaccination massives contre le méningocoque A organisées par l’OMS, on a assisté à la quasi disparition de cette bactérie. Malheureusement la maladie persiste car d’autres types de méningocoque, non pris en charge par le vaccin utilisé, ont émergé depuis. Le type C a été rapporté au Niger et au Nigéria en 2015 et une étude centrafricaine a montré la circulation épidémique du méningocoque de type W en 2015 et 2016.
Pendant ces 2 années, le dispositif centrafricain de surveillance de la méningite a détecté 276 cas dont 25 mortels. Parmi ces patients, 80 ont fait l’objet d’un prélèvement biologique par ponction lombaire, transmis à l’Institut Pasteur de Bangui. Le laboratoire de bactériologie a ainsi identifié 66 cas d’infections à méningocoque, tous apparentés au type W et rattachés au complexe clonal hyper invasif Nm/cc11.
Le méningocoque de type W peut être prévenu par un vaccin adapté, encore trop coûteux pour son inclusion dans les campagnes de vaccination de masse.

2018-10-07T17:56:19+00:00October 7th, 2018|Actualités, popup actu, Recherche|