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12 octobre 2018 – Projet MALINEA : où en est-on 3 mois après le lancement ?

 

Le Dr Muriel Vray et Cassandre Von Platen étaient à Bangui en mission de suivi de l’étude en cours sur la malnutrition MALINEA.

L’étude MALINEA (MALnutrition  et INfections Enfances Afrique), soutenue par le Ministère français des Affaires Etrangères et du Développement International, a pour objectif d’évaluer l’impact de la malnutrition aiguë chez les enfants sur la composition de la flore intestinale . Elle se déroule dans 4 pays en Afrique (Madagascar, Niger, Sénégal et République Centrafricaine) sur un effectif total de 840 enfants malnutris et bénéficie de l’expertise des membres du Réseau International des Instituts Pasteur dans chacun de ces pays.

C’est dans ce cadre que le Dr Muriel VRAY, de l’Unité « Epidémiologie des Maladies Émergentes » et Cassandre Von Platen, Coordinatrice de recherche clinique à l’Institut Pasteur de Paris, étaient en mission de suivi à Bangui. Avec le coordinateur local Dr Alexandre MANIRAKIZA, elles ont eu l’occasion de rencontrer l’ensemble des équipes du projet, de visiter le site où se déroulent les recrutements et le suivi des participants à l’étude.

En 3 mois, les 210 inclusions prévues du projet MALINEA à Bangui ont été réalisées grâce à une chaîne de dépistage en communauté. Les enfants inclus dans ce projet reçoivent une bouillie équilibrée en nutriments contenant notamment des sucres, des protéines et des vitamines pendant une durée de trois mois. Un suivi régulier de la reprise du poids de chaque enfant est réalisé jusqu’à 3 mois. Les équipes du projet profitent également des visites pour prodiguer des conseils aux parents pour qu’ils améliorent la nutrition de leurs enfants par une alimentation saine et accessible à leurs moyens.

2019-05-29T02:28:19+00:00October 14th, 2018|Non classé|

19 septembre 2018 – 8.8 % de personnes sont porteuses chroniques du virus de l’hépatite B à Bangui en République Centrafricaine

Au milieu des années 80, une épidémie d’hépatite fulminante delta avait tué 88% des 124 patients hospitalisés à Bangui, en République Centrafricaine. En 2010, 25 ans après cette épidémie, une étude de l’Institut Pasteur de Bangui révèle que le virus de l’hépatite B/delta circule toujours activement chez des jeunes adultes asymptomatiques.

L’Institut Pasteur de Bangui (IPB) a étudié l’évolution des infections au virus de l’hépatite B (VHB) et au virus de l’hépatite delta (VHD) vingt-cinq ans après l’épidémie d’hépatite fulminante VHB/VHD des années 80. Lire l’article…

Actuellement à Bangui, au moins 8% de la population des jeunes et des femmes enceintes est porteur de l’Ag HBs, témoin de l’infection active du VHB. 5,4% des jeunes et 18,8% des femmes enceintes infectés par le VHB sont de plus contaminés par le virus de l‘hépatite delta. Les résultats de cette étude indiquent que les infections par le VHB et le VHD sont toujours actives et demeurent un problème de santé majeur en République Centrafricaine.

D’anciennes études ont également montré que 90% des nouveau-nés infectés à la naissance deviennent porteurs du VHB. L’immunothérapie, le meilleur moyen de bloquer la transmission du virus de la mère à l’enfant, n’est pas utilisée en Centrafrique à l’heure actuelle. Le vaccin contre l’infection par le VHB, le seul moyen de prévention, est devenue obligatoire chez les enfants de 0 à 11 mois en République Centrafricaine que depuis 2008. La couverture vaccinale néonatale est très faible à cause des troubles politico-militaires.

L’hépatite delta est mal connue et mal soignée le plus souvent. Le VHD ne peut que co-infecter ou surinfecter un sujet préalablement infecté par le VHB. Le VHD n’est qu’un virus satellite du VHB. Sa prévention devrait être plus facile grâce à la vaccination. La sensibilisation à la vaccination contre le VHB des autorités sanitaires et du grand public contribuerait à réduire les infections par le VHB et le VHD.

2018-09-24T18:38:45+00:00September 24th, 2018|Actualités, Non classé, Recherche|

4 janvier 2018 : Emergence des rotavirus de génotype G9 et G12 en République Centrafricaine.

Les résultats de génotypage réalisé à l’Institut Pasteur de Bangui sur des souches de rotavirus mises en évidence par la surveillance des gastro-entérites, révèlent l’émergence des génotypes G9 et G12. Ainsi, sur 222 enfants hospitalisés avec une gastro-entérite aigue au Complexe Pédiatrique de Bangui, le seul site sentinelle de la RCA, 100 (45%) ont été positif pour le rotavirus entre janvier 2014 et Février 2016. Au cours de cette période, les souches de rotavirus les plus courantes ont été G1P [8] (37%), G12P [6] (27%) et G9P [8] (18%).

La détection des souches G12 et G9 contribue à prouver que ces génotypes deviennent de plus en plus dominants sur le continent africain et dans le monde entier.

Actuellement, l’introduction du vaccin Rotarix en RCA a été rééchelonnée pour 2018. Il a été démontré que le vaccin Rotarix fournit un bon niveau de protection contre la gastro-entérite à rotavirus grave dans plusieurs pays africains. Ce vaccin est dérivé d’une souche de génotype G1P [8] qui induit une immunité contre les souches de rotavirus homotypiques et hétérotypiques. Nous attendons donc une baisse du nombre de cas de gastro-entérite dus à l’infection à rotavirus après l’introduction du vaccin Rotarix en RCA.

La publication scientifique accessible ici.

2018-01-08T14:29:18+00:00January 8th, 2018|Actualités, Non classé|

3 décembre 2016 – Le gouvernement centrafricain remercie l’Institut Pasteur de Bangui pour son implication dans le combat contre le VIH/SIDA en République Centrafricaine

Le 1er décembre 2016 constituait la Journée Mondiale contre le VIH et le SIDA dans le monde. La République Centrafricaine participe à cet événement majeur avec l’organisation à Bangui de plusieurs manifestations qui ont pour but de sensibiliser la population à la maladie, ainsi qu’à contribuer à une meilleure prise en charge et suivi des malades.

L’ensemble du gouvernement est impliqué dans la lutte contre la maladie et apporte son soutien aux manifestations organisées dans le cadre de cette campagne 2016, et plus particulièrement à l’Institut Pasteur de Bangui (IPB). L’IPB a proposé cette année de réaliser mille dépistages volontaires gratuits du VIH, en collaboration avec le CNLS.

Cette initiative et notre institution ont été chaleureusement remerciées par le Premier Ministre de la République Centrafricaine, le Pr Simplice SARANDJI, à l’occasion d’un discours prononcé au nom du gouvernement :

« […] plusieurs institutions étatiques et privées, les 8 arrondissements de Bangui et certaines sous-préfectures, ont suivi mon message en organisant cette campagne de dépistage volontaire. Les personnes dépistées positives ont été orientées vers les services de prise en charge. C’est donc l’occasion pour moi de présenter toutes mes félicitations aux organisateurs de cette campagne de dépistage. Pour tenir le pari de 2030, cette campagne doit se poursuivre. C’est pourquoi je voudrais remercier l’Institut Pasteur de Bangui qui, en guise de contribution à cette Journée Mondiale, s’est engagé à offrir aujourd’hui 1000 tests de dépistages volontaires. Les techniciens qui s’en occupent vous donneront les modalités de ce dépistage. En guise de gratitude à l’endroit de l’Institut Pasteur, j’invite l’assistance à applaudir cette Institution. »

La vidéo est visible sur les liens suivants :

twitter https://twitter.com/I_P_Bangui/status/806059613342879744

youtube https://youtu.be/xES87oITxV8 

2016-12-06T14:12:27+00:00December 6th, 2016|Actualités, Non classé|

1er décembre 2016 – Commémoration de la République Centrafricaine

 

Après 3 ans d’absence à cause des troubles socio-politiques qui ont secoué le pays, la République Centrafricaine renoue en 2016 avec le traditionnel défilé lors du 58ème anniversaire de l’Indépendance du pays. Toutes les organisations de RCA (associations, entreprises, service public, etc) se sont retrouvés le 1er décembre 2016 pour défiler ensemble à Bangui devant les autorités du pays et les membres du gouvernements, sous le regard du Président de la République, son Excellence le Pr Faustin Archange TOUADERA. Une délégation de l’Institut Pasteur de Bangui était également présente.

Comme chaque année, ce jour a aussi été l’occasion de récompenser certains des membres de l’Institut Pasteur de Bangui pour le travail effectué. En 2016, il s’agit de :

  • Pierre-Marie BINGUIMA – Chevalier – Mérite Centrafricain
  • Charles KAOUNDJE – Chevalier – Mérite Centrafricain
  • Ferdinand YAPOU – Officier – Reconnaissance Centrafricaine
  • Albert MOUHOUNI – Chevalier – Reconnaissance Centrafricaine
2019-05-28T13:14:33+00:00December 5th, 2016|Actualités, Non classé|

10 Août 2016 – L’Institut Pasteur de Bangui confirme un premier cas de choléra dans la ville de Bangui.

Une épidémie de choléra frappe actuellement la République Centrafricaine avec au moins 13 décès survenus parmi 46 cas de diarrhée aiguë aqueuse suspects recensés. L’épidémie a été déclarée mercredi par la Ministre de la Santé, Fernande Ndjengbot, suite à la confirmation biologique d’un de ces cas par l’Institut Pasteur de Bangui. Trois autres cas suspects sont en cours d’investigation.

Initialement localisés dans la commune de Ndjoukou, à une centaine de kilomètres de Bangui, des cas sont apparus ensuite dans les villages proches de la capitale tout au long du fleuve Oubangui, et enfin à Bangui. La Région de Bangui avait déjà été touchée en 2011 par la maladie qui avait fait une vingtaine de morts avant d’être endiguée.

Des mesures d’urgence ont été prises par le Ministère de la Santé avec le soutien de l’OMS : prise en charge des cas au Centre de Traitement des Epidémies, fourniture des médicaments, approvisionnement en eau potable, distribution de comprimés de purification d’eau, gestion des dépouilles et désinfection des objets souillés, communication et sensibilisation.

Le choléra est une maladie diarrhéique humaine due à la bactérie Vibrio cholerae généralement transmise par l’eau et les aliments souillés. La quasi-totalité des cas signalés dans le monde survient en Afrique, la maladie étant associée aux conditions sanitaires précaires. L’importante déshydratation est généralement à l’origine des décès, les pertes d’eau et d’électrolytes pouvant atteindre 15 litres par jour.

Une fiche d’informations au sujet de la maladie est disponible sur le site de l’Institut Pasteur.

2016-08-12T11:09:20+00:00August 10th, 2016|Actualités, Non classé|

29 juillet 2016 – Le Dr Frank de l’Institut Pasteur de Bangui intervient au Complexe Pédiatrique pour sensibiliser le personnel médical sur l’efficacité des antibiotiques.

 

Les antibiotiques ont permis de considérablement réduire la mortalité associée aux maladies infectieuses ces dernières années, et notamment en Afrique où surviennent la majorité des décès dus à des pathogènes. L’utilisation massive, parfois excessive, de ces antibiotiques a conduit à l’émergence de bactéries résistantes à un ou plusieurs de ces traitements (bactéries multi-résistantes – BMR). Il existe donc un risque préoccupant de ne pas arriver à traiter le malade. Les BMR posent un grave problème de santé publique car leur résistance à la quasi-totalité des antibiotiques disponibles dans le pays, conduit souvent au décès du patient. Cette menace est d’autant plus alarmante que les travaux ont montré la présence de BMR en milieu hospitalier et communautaire.Dr Frank                                                                                  Le Dr Thierry FRANK, responsable du Service de Bactériologie au sein de l’Institut Pasteur de Bangui, a réalisé vendredi 29 juillet 2016 devant l’ensemble du personnel de santé du Complexe Pédiatrique de Bangui une présentation des travaux menés en RCA depuis 2006 sur ce thème de la résistance bactérienne aux antibiotiques. Cette présentation avait pour but de sensibiliser le personnel médical, en première ligne dans la lutte contre les maladies infectieuses, à l’utilisation rationnelle des antibiotiques et aux moyens de réduire significativement les complications liées à la résistance en RCA (hygiène). Plusieurs projets sont actuellement menés entre l’Institut Pasteur de Bangui et le Complexe Pédiatrique dans ce but.

 

2019-05-28T12:45:15+00:00August 4th, 2016|Actualités, Non classé|

Journée mondiale contre les hépatites

28 Juillet 2016 – Journée Mondiale contre les Hépatites:
“Connaître l’hépatite. Agir maintenant.”

En 2010, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a fait de la Journée mondiale contre les hépatites virales l’une des quatre journées mondiales officielles consacrées à des maladies spécifiques. L’objectif de cette journée du 28 juillet était de sensibiliser le public aux hépatites virales, des méthodes de prévention aux traitements disponibles.

Le principal message de l’édition 2016 fait notamment référence aux 400 millions d’individus infectés par une hépatite virale dans le monde, dont près de 95% ignorent leur statut. Etant donné l’ampleur de la pandémie, il y a donc une urgence à se protéger contre le risque de contracter la maladie, de se faire dépister pour connaître son statut et de se traiter pour limiter les complications et éviter les décès.

L’Institut Pasteur de Bangui (IPB), très impliqué dans la lutte contre les hépatites en RCA, a multiplié les activités de sensibilisation du grand public tout au long de la journée du 28 juillet 2016. Ainsi, des préservatifs gracieusement offerts par l’ONG Emergency partenaire de l’IPB, ont été distribués aux visiteurs. A cette occasion, des experts de l’IPB étaient présents pour répondre aux questions du public et informer sur les méthodes de protection contre la maladie, les tests de dépistage disponibles sur place, ainsi que sur les traitements accessibles en RCA.

Enfin, pour clôturer cette journée, une table ronde s’est déroulée à la radio nationale Ndeke Luka en présence d’experts de l’IPB et de personnels soignants pour échanger sur la lutte contre les hépatites virales en RCA et en Afrique.

Les hépatites virales

Les hépatites virales constituent un groupe de maladies infectieuses appelées hépatites A, B, C, D et E. Les virus à l’origine de chacune de ces maladies diffèrent par leur mode de transmission et leur agressivité :

  • transmission féco-orale : hépatites A et E
  • transmission parentérale (aiguilles), sanguine et/ou sexuelle : hépatites B, C et D.

Ces maladies font près de 1,4 million de décès par an, surtout dus aux virus de l’hépatite B et C, soit plus que le VIH/Sida ou le paludisme. Les hépatites B et C constituent la 7ème cause de mortalité au monde, et il est dénombré environ 10 millions de nouvelles contaminations chaque année.

Lire notre dernière publication sur les hépatites virales en République Centrafricaine

2019-05-28T12:42:11+00:00August 1st, 2016|Actualités, Non classé|

Le Directeur de l’Institut lauréat du Prix JANSEN

 Mirdad KAZANJI, Directeur de l’Institut Pasteur de Bangui, lauréat du Prix JANSEN de l’Académie Nationale de Médecine.

 

Le Prix JANSEN est destiné à encourager tout travail ou toute recherche jugé digne par l’Académie Nationale de Médecine.

 

Cette année, il est attribué au Docteur Mirdad KAZANJI, chef de laboratoire à l’Institut Pasteur de Paris et Directeur de l’Institut Pasteur de Bangui, pour ses travaux sur la circulation des virus oncogènes en Afrique centrale.

Ce prix lui a été remis le 17 décembre 2013 à l’Académie Nationale de Médecine situé à Paris par le secrétaire perpétuel et en présence des membres de l’Académie.

2016-03-17T09:54:24+00:00December 27th, 2013|Non classé|

Découverte scientifique

Une nouvelle bactérie responsable des cas de méningite mortelle a été découverte par l’Institut Pasteur de Bangui.

Un nouvel agent pathogène pour l’homme a été découvert par une équipe de l’Institut Pasteur de Bangui (République centrafricaine) en collaboration avec l’hôpital pédiatrique de Bangui, comme responsable de deux cas de méningite mortelle chez le nouveau-né. (more…)

2016-03-17T09:55:19+00:00June 17th, 2013|Non classé|