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26 février 2019 – A propos d’un cas inhabituel de méningite à Burkholderia cepacia multirésistant en République Centrafricaine

Le laboratoire de bactériologie de l’Institut Pasteur de Bangui rapporte une observation rare de méningite à Burkholderia cepacia.

 

Burkholderia cepacia est une bactérie de l’environnement, naturellement résistante à de nombreux antibiotiques. Habituellement non pathogène, elle provoque parfois des infections opportunistes chez les personnes à l’état de santé fragilisé. Cette espèce bactérienne, dont certaines souches présentent un potentiel épidémique, est également responsable d’infections nosocomiales problématique car difficiles à traiter.

En mars 2016, un garçon de trois ans, résidant dans le village de Bongonon, dans le nord de la République centrafricaine, présentant un syndrome méningé fébrile (fièvre, raideur de la nuque et altération de l’état général) a été hospitalisé dans les locaux de MSF-Espagne. Dans le cadre de l’activité saisonnière de surveillance de la méningite, un échantillon du liquide céphalorachidien du patient a été envoyé au laboratoire de bactériologie de l’Institut Pasteur de Bangui. En l’absence de prélèvement sanguin, il n’a pas été possible de déterminer le statut VIH du patient.

 

Les résultats de la mise en culture bactériologique, confirmés par le séquençage, ont mis en évidence une souche de Burkholderia cepacia résistante à la plupart des antibiotiques, à l’exception du cotrimoxazole. Il s’agit du premier cas publié de méningite causée par Burkholderia cepacia en République Centrafricaine et dans les pays en développement. Lire la publication

2019-05-06T10:37:03+00:00February 26th, 2019|Actualités, Recherche|

21 décembre 2018 – Le Syndrome de la rubéole Congénitale (SRC) en République Centrafricaine : ces malformations dont personne ne parle

Le Laboratoire des Virus Entériques Rougeole de l’Institut Pasteur de Bangui projette une étude moléculaire du virus de la rubéole circulant en République Centrafricaine et l’évaluation du Poids du Syndrome de Rubéole Congénitale (SRC) chez les nourrissons. Une première réunion avec les principaux partenaires, avant la soumission au Comité d’éthique, s’est tenue le mardi 18 décembre 2018.

La rubéole est une maladie virale contagieuse qui touche généralement les enfants et les jeunes adultes. L’infection par le virus pendant les premiers mois de la grossesse peut être responsable de morts fœtales ou de rubéoles congénitales malformatives connues sous le nom Syndrome de Rubéole Congénital (SRC).
Malgré l’existence d’un vaccin depuis 1969, les taux de SRC sont les plus élevés dans les régions OMS de l’Afrique et de l’Asie du Sud Est où la couverture vaccinale est la plus faible, notamment dans les pays où les femmes en âge de procréer n’ont jamais été vaccinées et n’ont jamais contracté la maladie. L’élimination du SRC dépend d’une vaccination efficace pendant l’enfance. La République Centrafricaine fait partie des pays éligibles pour l’introduction du vaccin à valence rubéoleuse prévue pour l’année 2020 par le Plan Pluriannuel Complet du Programme Elargi de vaccination (PPAC).

En République Centrafricaine (RCA), la rubéole et le SRC ne sont pas des maladies à déclaration obligatoire. Elles ne sont donc pas inclues dans le Programme Elargi de Vaccination (PEV). Les seules données disponibles proviennent diagnostic sérologique différentiel avec la rubéole du système de surveillance de la Rougeole mise en place par l’OMS en 2004 . Ces données démontrent la circulation du virus de la rubéole en RCA. Cependant, aucune étude moléculaire ou clinique n’a été réalisée sur le virus de la rubéole en RCA et son impact sur les nourrissons.

Le Laboratoire des Virus Entériques Rougeole de l’Institut Pasteur de Bangui, initie un projet de thèse sur la « Caractérisation moléculaire du virus de la rubéole et le poids du syndrome de rubéole congénitale en République Centrafricaine ». Les objectifs de cette étude à deux volets (rétrospective et prospective) sont la caractérisation des différents génotypes du virus de la rubéole circulants en République Centrafricaine et l’estimation de la prévalence des cas de Syndrome de Rubéole Congénitale (SRC) par la collecte des données épidémiologiques, cliniques et virologiques chez les nourrissons en Centrafrique. Ce projet se fera en collaboration avec l’Unité de recherche sur les maladies infectieuses au Luxembourg et l’Unité de recherche L2CM de l’Université de Nancy.
Ces recherches effectuées sur des patients inclus de 2008 à 2020 présentant des IgM anti-rubéoleux et des nourrissons atteints de SRC confirmé cliniquement permettrons de mieux décrire les aspects épidémiologiques et cliniques associée à l’infection par le virus de la rubéole en République Centrafricaine et d’évaluer l’impact du programme de vaccination anti rubéoleux à partir de sa mise en œuvre prévue en 2020.

2018-12-26T12:01:57+00:00December 26th, 2018|Actualités, Recherche|

3 décembre 2018 – Des Journées Scientifiques de niveau élevé portant sur les interactions hôtes-agents pathogènes

Les 1ères Journées Scientifiques de Bangui se sont déroulées du 28 au 29 novembre 2018, sous le très haut patronage du Pr Faustin Archange TOUADERA, chef de l’Etat, au Complexe Scolaire International Galaxy réunissant près de 150 participants. Pour sa première édition, les Journées Scientifiques ont porté sur des travaux de recherche qui contribuent à la lutte contre les maladies infectieuses entreprise dans le monde et en République Centrafricaine.

Dans son message, le Pr Faustin Archange TOUADERA, chef de l’Etat, a fait ressortir l’importance de ces Journées Scientifiques pour la République Centrafricaine et s’est félicité de la collaboration soutenue entre l’Institut Pasteur de Bangui et l’Université de Bangui pour l’organisation de cet événement. Il a également aspiré à la pérennisation de l’événement des Journées Scientifiques de Bangui avec le soutien renouvelé de l’Etat.

Avec pour thème « Interactions hôtes-agents pathogènes en Afrique Tropicale », les 1ères Journées Scientifiques de Bangui ont réuni près de 150 participants, parmi lesquels de nombreux chercheurs, enseignant-chercheurs et cliniciens. Cet événement va contribuer à l’accroissement de la visibilité des travaux de recherche en ce qui concerne la lutte contre les maladies infectieuses et l’interaction des micro-organismes qui en sont responsables avec l’homme, les animaux, les insectes, les plantes sur le plan national et international.

La première conférence a été délivrée par le Dr Nicolas BERTHET de Cellule d’Intervention Biologique d’Urgence de l’institut Pasteur Paris, détaché CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique, sur le développement et la diffusion de nouveaux outils tels que la mise en œuvre d’une plateforme de séquençage au Gabon, pour relever les défis de surveillance épidémiologique efficace des menaces pour la santé.

Durant ces deux journées, 40 orateurs se sont succédé pour leurs présentations orales et 27 posters ont été affichés.

Les Journées Scientifiques de Bangui ont eu lieu grâce à la contribution du Gouvernement Centrafricain, l’Ambassade de France, la Mairie de Bangui, Le Réseau International des Instituts Pasteur, l’ASECNA, la MOCAF, Air France-KLM, CORAIL, SODIAC, SOCATRAF et certains particuliers.

 

 

Des Journées Scientifiques pour contribuer à la lutte contre les maladies infectieuses dans le monde et en République Centrafricaine.

 

Des Journées Scientifiques pour contribuer à la lutte contre les maladies infectieuses dans le monde et en République Centrafricaine.

 

Des Journées Scientifiques pour contribuer à la lutte contre les maladies infectieuses dans le monde et en République Centrafricaine.

 

 

 

 

 

2018-12-03T16:31:55+00:00December 3rd, 2018|Actualités, Recherche|

21 novembre 2018 – L’Institut Pasteur de Bangui se penche sur le Syndrome pied-main-bouche

 

L’Institut Pasteur de Bangui conduit une étude sur l’« Etiologie virale et aspects cliniques du syndrome pieds-mains-bouches » au Complexe Pédiatrique de Bangui, au Centre Hospitalier Universitaire Maman Elisabeth Domitien et au Centre de Santé Saint Joseph.

L’infection dite « pied-main-bouche » ou Hand-foot-and-mouth-desease (HFMD) est une maladie virale qui affecte principalement les enfants de moins de 10 ans, mais aussi des adultes. Elle se transmet par voie féco-orale ou contact direct entre enfants infectés. Elle se caractérise par de la fièvre, des éruptions vésiculeuses au niveau de la bouche, de la paume des mains, la plante des pieds et du fessier. A ce jour, il n’existe aucun traitement spécifique de cette maladie. Les formes sévères ont pour conséquences des atteintes cardiovasculaires, respiratoires ou neurologique et peuvent entrainer la mort.
En Afrique, les connaissances restent limitées sur le profil épidémiologique de la maladie pieds-mains-bouche (MPMB). L’incidence de la MPMB n’est inscrite ni dans les systèmes de surveillance intégrée des maladies ni dans les maladies à déclaration obligatoire. Aucune étude spécifique n’a été menée jusqu’à présent, la morbidité et la mortalité liées à cette pathologie sont complètement inconnues.
Cependant, la circulation des entérovirus non polio à l’origine du syndrome pieds-mains-bouche a été mise en évidence chez des cas de paralysie flasque aigüe (PFA).
Le projet de recherche sur l’ « Etiologie virale et aspects cliniques du syndrome pieds-mains-bouche au Sénégal et en République Centrafricaine » vise à étudier la diversité des entérovirus associés à la MPMB ainsi que leur évolution au Sénégal et en République Centrafricaine. Ce projet est financé par l’Institut Pasteur à Paris, à travers le Programme d’Action Concertées Inter Pasteuriennes (ACIP).
Suite au lancement du projet à Bangui, le Dr Ionela GOUANDJIKA, Coordinatrice scientifique du projet et M. Arthur MAZITCHI, Principal Investigateur du projet à Bangui, ont parcouru les sites qui participeront à l’étude et rencontré l’ensemble des équipes dans les différents hôpitaux. Ainsi, il a été l’occasion de visiter le Complexe Pédiatrique de Bangui, le Centre Hospitalier Universitaire Maman Elisabeth Domitien et le Centre de Santé Saint Joseph où les inclusions et les prélèvements seront réalisés avant d’être transmis à l’Institut Pasteur de Bangui. A cette occasion, ils ont organisé des réunions de préparation au lancement des inclusions avec l’ensemble des personnels impliqués, invités à échanger, pour lever les dernières interrogations.

2019-05-29T02:31:19+00:00November 21st, 2018|Actualités, Recherche|

18 novembre 2018 – Chez les moustiques de Bangui, la résistance s’organise… Les premières infos sont tombées sur l’inefficacité locale de certains insecticides

Les mécanismes de résistance des moustiques vecteurs du paludisme aux insecticides les plus utilisés à Bangui ont été identifiés par des chercheurs de l’Institut Pasteur de Bangui. Leurs travaux publiés procurent des orientations pour une lutte plus efficace contre les vecteurs du paludisme en République Centrafricaine.

En République Centrafricaine, comme dans la plupart des pays d’Afrique, les moustiques vecteurs du paludisme sont de moins en moins éliminés par les insecticides. De fait, la lutte anti vectorielle a perdu de son efficacité et le paludisme demeure ainsi la principale cause de mortalité et de morbidité.

Le profil de sensibilité aux insecticides des trois importants vecteurs du paludisme en RCA  “Anopheles gambiae“, “Anopheles funestus” et  “Anopheles coluzzi” est mal connu, si bien que les stratégies de contrôle des populations d’anophèles ne sont plus appropriées.

Les travaux effectués par l’équipe du Dr NGOAGOUNI Carine, entomologiste à l’Institut Pasteur de Bangui ont révélé de premières informations, dans lesquelles sont décryptées la résistance de ces moustiques au DDT et aux pyréthrinoïdes, une classe d’insecticides souvent utilisée dans l’imprégnation de moustiquaires et la pulvérisation intra domiciliaire.

Les analyses ont mis en cause les gènes GSTe2 et GABA, impliqués dans la résistance des moustiques aux insecticides actuellement utilisés dans la lutte contre le paludisme.

S’appuyant sur ces données, les autorités sanitaires pourront mettre en œuvre des stratégies alternatives pour la lutte anti vectorielle.

2018-11-19T17:27:52+00:00November 19th, 2018|Actualités, Recherche|

10 octobre 2018 – Monkeypox en République Centrafricaine : l’heure est à la prévention

 

Les instituts Pasteur de Bangui et Paris projettent d’unir leurs compétences pour décrire l’épidémiologie du Monkeypox en République Centrafricaine.

La variole du singe ou Monkeypox est une maladie virale dont les signes rappellent ceux de la variole historique (éruption pustuleuse, fièvre, entraînant parfois la mort dans 1 à 10% des cas). En République Centrafricaine, les épidémies de Monkeypox sont récurrentes dans certaines régions du pays où le virus est endémique. Le réservoir du virus en faune sauvage, n’est pas formellement identifié et très peu de données sont disponibles sur les modes de contamination en République Centrafricaine. Depuis quelques années, l’Institut Pasteur de Bangui a fait du Monkeypox l’une de ses thématiques de recherche prioritaires.
Dans ce contexte, le médecin spécialiste en maladies infectieuses et tropicales, Dr Camille Besombes de l’Institut Pasteur à Paris, était en mission exploratoire à Bangui du 2 au 9 octobre 2018 pour définir les bases d’un ambitieux projet de recherche. Ce travail associera les équipes de l’institut Pasteur de Bangui et l’unité de recherche et d’expertise en épidémiologie des maladies émergentes de l’Institut Pasteur à Paris. Il vise à améliorer les connaissances sur l’épidémiologie locale du Monkeypox par une approche multidisciplinaire : clinique, épidémiologique, anthropologique, environnementale et microbiologique.
Au cours de sa mission, le Dr Besombes s’est rendue dans la région de la Lobaye, épicentre de la maladie en RCA. Elle a pu constater les modalités de prise en charge d’une alerte, notamment pour ce qui concerne la logistique des prélèvements biologiques depuis les patients symptomatiques jusqu’au Laboratoire des arbovirus, des fièvres hémorragiques virales, virus émergents et zoonoses de l’Institut Pasteur de Bangui.

2019-05-29T02:23:38+00:00October 10th, 2018|Actualités, MONKEYPOX, Recherche|

5 octobre 2018 – La méningite en République Centrafricaine, un casse-tête bactériologique

Une étude faite en 2015/2016 montre la circulation épidémique du méningocoque de type w rattachés au complexe clonal hyper invasif Nm/cc11 en République Centrafricaine.

Chaque année durant la saison sèche, l’Afrique Sub-Saharienne est frappée par des épidémies de méningite, maladie infectieuse causée par une bactérie appelée méningocoque, souvent mortelle lorsque sa prise en charge est trop tardive ou inadaptée. La zone du continent concernée, appelée la ceinture de la méningite, s’étend du Sénégal à l’Ethiopie, elle comprend la zone nord de la République Centrafricaine.
Jusqu’en 2010, le méningocoque prédominant dans la ceinture de la méningite appartenait au type A. Après cette date, qui correspond au démarrage de campagnes de vaccination massives contre le méningocoque A organisées par l’OMS, on a assisté à la quasi disparition de cette bactérie. Malheureusement la maladie persiste car d’autres types de méningocoque, non pris en charge par le vaccin utilisé, ont émergé depuis. Le type C a été rapporté au Niger et au Nigéria en 2015 et une étude centrafricaine a montré la circulation épidémique du méningocoque de type W en 2015 et 2016.
Pendant ces 2 années, le dispositif centrafricain de surveillance de la méningite a détecté 276 cas dont 25 mortels. Parmi ces patients, 80 ont fait l’objet d’un prélèvement biologique par ponction lombaire, transmis à l’Institut Pasteur de Bangui. Le laboratoire de bactériologie a ainsi identifié 66 cas d’infections à méningocoque, tous apparentés au type W et rattachés au complexe clonal hyper invasif Nm/cc11.
Le méningocoque de type W peut être prévenu par un vaccin adapté, encore trop coûteux pour son inclusion dans les campagnes de vaccination de masse.

2018-10-07T17:56:19+00:00October 7th, 2018|Actualités, popup actu, Recherche|

1er octobe 2018 – La leptospirose en République Centrafricaine : mythe ou réalité ?

La leptospirose est méconnue et pourrait être responsable de certains cas inexpliqués d’ictères fébriles en République Centrafricaine.

Malgré un environnement local favorable, la leptospirose n’a encore jamais été décrite en République centrafricaine. La leptospirose, également baptisée la « maladie des rats », est causée par des bactéries du genre Leptospira transmises par l’environnement souillé par l’urine des animaux réservoirs, les rongeurs le plus souvent mais aussi d’autre mammifères, notamment les bovins et les ovins. Les symptômes associés sont peu spécifiques (fièvre, courbature) et d’intensité variable. En revanche, la prise en charge tardive de la maladie peut entraîner un risque de complications parfois mortelles par atteinte du foie et des reins.

Elle touche environ 1 million de personnes dans le monde causant 60.000 décès, principalement dans les pays du Sud. Les inondations et conditions sanitaires précaires favorisent les épidémies de leptospirose.

Une étude menée à l’Institut Pasteur de Bangui indique que la leptospirose pourrait être responsable de certains cas inexpliqués d’ictères fébriles dans le pays. Ce travail a été conduit en marge de la surveillance de la Fièvre Jaune, dont la leptospirose est un diagnostic différentiel habituel. Des marqueurs de la leptospirose ont été ainsi retrouvés chez des patients cliniquement suspects de Fièvre Jaune mais non confirmés par le laboratoire pour ce virus. Il est donc probable que la leptospirose survienne en République centrafricaine de façon d’autant plus discrète que cette pathologie n’est pas ou peu connue des cliniciens, multiforme et résolutive par les antibiotiques souvent prescrits à l’aveugle.

A ce jour, il n’y a pas de données épidémiologiques sur le nombre de décès en République Centrafricaine liés à la leptospirose. Une étude complémentaire serait nécessaire pour mieux décrire le tribut en santé publique de cette pathologie, les souches de Leptospira rencontrées et évaluer précisément leurs réservoirs en faune sauvage ou domestique pour adapter sa prévention.

2018-10-01T19:49:06+00:00October 1st, 2018|Actualités, popup actu, Recherche|

19 septembre 2018 – 8.8 % de personnes sont porteuses chroniques du virus de l’hépatite B à Bangui en République Centrafricaine

Au milieu des années 80, une épidémie d’hépatite fulminante delta avait tué 88% des 124 patients hospitalisés à Bangui, en République Centrafricaine. En 2010, 25 ans après cette épidémie, une étude de l’Institut Pasteur de Bangui révèle que le virus de l’hépatite B/delta circule toujours activement chez des jeunes adultes asymptomatiques.

L’Institut Pasteur de Bangui (IPB) a étudié l’évolution des infections au virus de l’hépatite B (VHB) et au virus de l’hépatite delta (VHD) vingt-cinq ans après l’épidémie d’hépatite fulminante VHB/VHD des années 80. Lire l’article…

Actuellement à Bangui, au moins 8% de la population des jeunes et des femmes enceintes est porteur de l’Ag HBs, témoin de l’infection active du VHB. 5,4% des jeunes et 18,8% des femmes enceintes infectés par le VHB sont de plus contaminés par le virus de l‘hépatite delta. Les résultats de cette étude indiquent que les infections par le VHB et le VHD sont toujours actives et demeurent un problème de santé majeur en République Centrafricaine.

D’anciennes études ont également montré que 90% des nouveau-nés infectés à la naissance deviennent porteurs du VHB. L’immunothérapie, le meilleur moyen de bloquer la transmission du virus de la mère à l’enfant, n’est pas utilisée en Centrafrique à l’heure actuelle. Le vaccin contre l’infection par le VHB, le seul moyen de prévention, est devenue obligatoire chez les enfants de 0 à 11 mois en République Centrafricaine que depuis 2008. La couverture vaccinale néonatale est très faible à cause des troubles politico-militaires.

L’hépatite delta est mal connue et mal soignée le plus souvent. Le VHD ne peut que co-infecter ou surinfecter un sujet préalablement infecté par le VHB. Le VHD n’est qu’un virus satellite du VHB. Sa prévention devrait être plus facile grâce à la vaccination. La sensibilisation à la vaccination contre le VHB des autorités sanitaires et du grand public contribuerait à réduire les infections par le VHB et le VHD.

2018-09-24T18:38:45+00:00September 24th, 2018|Actualités, Non classé, Recherche|

8 août 2018 – Les premières journées scientifiques de Bangui

 

L’Institut Pasteur de Bangui et l’Université de Bangui relèvent le défi d’organiser les premières journées scientifiques. 2 jours, pour mettre en avant la santé humaine, animale et végétale en accueillant des spécialistes, médecins, chercheurs et étudiants du monde entier pour cet événement francophone exceptionnel. Un événement qui se déroulera du 28 au 29 novembre à Bangui.

Les objectifs

 Autour de la thématique « Interactions hôte-agents pathogènes en Afrique tropicale », l’objectif de cette conférence est de stimuler les échanges et de générer de nouvelles perspectives aussi bien pratiques que théoriques dans les défis contre les maladies infectieuses. En encourageant la collaboration interdisciplinaire et la réflexion innovante, cette conférence tend à faire le pont entre les maladies infectieuses humaines, animales et végétales au travers de conférences, tables rondes, et discussions informelles.

Les intervenants :

  • Pr Philippe VAN DE PERRE Université de Montpellier, France ;
  • Pr François-Xavier WEILL Institut Pasteur Paris, France ;
  • Pr Sylvain BAIZE Directeur du Centre National de Référence des fièvres hémorragiques à Lyon, France. Institut Pasteur ;
  • Dr Oumar TRAORE Chercheur, Directeur de recherche en virologie à l’Institut de l’Environnement et des recherches agricoles (INERA) au Burkina Faso ;
  • Pr Richard NJOUOM, Laboratoire de Virologie, Centre Pasteur du Cameroun ;
  • Pr Léon Hervé ILOKI, Service de gynécologie obstétrique au CHU de Brazzaville, Département des formations doctorales à la faculté des sciences de la santé de l’université Marien-Ngouabi ;
  • Pr Laurent BÉLEC, Laboratoire de Virologie, Hôpital Européen Georges Pompidou, Université Paris Descartes (Paris V), Paris, France ;
  • Pr Ildevert P GBÉRY, Département de Dermatologie et d’Infectiologie, Université Félix Houphouët Boigny, Abidjan, Côte d’Ivoire ;
  • Pr Jean Rosaire IBARA, Service de Gastroentérologie au CHU de Brazzaville, Faculté des Sciences de la Santé Université Marien Ngouabi.

A propos de :

L’Institut Pasteur est une fondation privée reconnue d’utilité publique. L’Institut Pasteur de Bangui, créé en 1961, fait partie du Réseau International des Instituts Pasteur. Ses activités sont centrées sur la recherche, la santé publique et l’enseignement.

Tout savoir sur les journées scientifiques…

2018-08-08T18:14:00+00:00August 8th, 2018|Actualités, Recherche|