La surveillance environnementale du virus de la poliomyélite forme un tandem important avec la campagne de vaccination dans la riposte du Ministère de la Santé contre l’épidémie de Poliovirus en République Centrafricaine. Elle est indispensable car l’immense majorité des infections par le Poliovirus sont asymptomatiques, facilitant sa circulation silencieuse.

Depuis les cas de résurgence de la poliomyélite, notifiés en mai 2019 en Centrafrique, il n’y a plus eu de nouveaux cas biologiquement confirmés de la maladie, ce qui ne signifie cependant pas un arrêt de sa transmission compte tenu de la fréquence élevée des portages asymptomatiques du virus. Stratégiquement, les équipes continuent donc à mettre tout en œuvre pour arrêter l’extension de l’épidémie, notamment par un renforcement particulier de la surveillance du virus de la poliomyélite dans l’environnement. Particulièrement résistant dans le milieu extérieur, ce virus est habituellement recherché dans les eaux usées où il persiste après élimination fécale par les porteurs, malades ou non.

La vigilance reste de mise et la mobilisation des équipes se poursuit sur le terrain. Le ministère de la santé, l’OMS et l’Institut Pasteur de Bangui mènent conjointement cette surveillance environnementale à l’intérieur et à la périphérie des zones touchées.

La surveillance environnementale sera élargie d’un point de vue géographique pour recenser d’éventuelles présences résiduelles dans les zones endémiques et fournir des données probantes permettant d’assurer la maitrise des deux foyers puis l’élimination du virus de la Poliomyélite.

L’Institut Pasteur de Bangui abrite le Laboratoire de la surveillance environnementale des Poliovirus, accrédité en 2017.