Les fièvres typhoïdes et paratyphoïdes sont des infections mortelles. Elles se traduisent par une fièvre continue accompagnée de maux de tête, d’anorexie, et de douleurs abdominales avec diarrhée ou constipation. Elles surviennent le plus souvent dans des zones où l’hygiène est précaire et frappent principalement les pays en voie de développement. Les deux fièvres sont causées par des Salmonelles, appartenant au sérotype Typhi ou moins fréquemment aux sérotypes Paratyphi A, B ou C. En absence de traitement, environ 10 % des malades décèdent suite à des complications telles que des ulcérations et des perforations intestinales.

Les perforations typhiques de l’intestin grêle demeurent un problème grave de santé publique ; ce sont des situations d’urgence au cours duquel le pronostic vital est engagé. En revanche, l’administration d’une antibiothérapie appropriée diminue le risque de mortalité à moins de 1%. Néanmoins, de plus en plus de souches bactériennes résistantes aux antibiotiques sont isolées en République Centrafricaine, menant à de dramatiques impasses thérapeutiques pour les patients.

Dans le pays, la fièvre typhoïde est une maladie endémo-épidémique avec la péritonite par perforation typhique constituant une pathologie fréquentes des urgences pédiatriques médico-chirurgicales. C’est dans ce contexte sanitaire préoccupant que l’Institut Pasteur de Bangui et l’ONG Emergency, au complexe pédiatrique de Bangui, ont lancé le projet intitulé  « Etude des perforations typhiques de l’intestin grêle de l’enfant » en vue d’améliorer la prise en charge thérapeutique des patients à partir des résultats d’analyses biologiques. Celui-ci s’inscrit en appui à la santé infantile en République Centrafricaine.