Depuis le début de l’épidémie de cholera déclarée par la Ministre de la Santé le 10 août 2016, l’ensemble des cas suspects de malades est localisé le long du fleuve Oubangui. L’Institut Pasteur a confirmé la présence de la bactérie responsable de la maladie, Vibrio cholerae, dans les selles de 5 patients reçus au Laboratoire d’Analyses Médicales (Ndjoukou, Zawara, Bongossoua, Longo et Benz-Vi). Le dernier concerne un enfant de 3 ans.

En collaboration avec le Centre National de Référence pour le choléra à l’Institut Pasteur de Paris, France, et avec le soutien de l’OMS, des analyses moléculaires complémentaires ont été réalisées sur le Vibrio cholerae isolé des 4 premiers patients reçus. Les résultats indiquent que les bactéries appartiennent toutes à la même souche de sérogroupe O1 et de sérotype Inaba. Cette souche est régulièrement impliquée dans les épidémies observées dans le monde (Haïti, Inde, etc).

Le Ministère de la Santé et ses partenaires ont mis en œuvre un plan de lutte contre l’épidémie avec un renforcement de la surveillance autour du fleuve, le déploiement d’équipes d’intervention, de prise en charge des cas et d’amélioration des conditions d’hygiène, ainsi que la coordination avec les autorités de santé au Congo, pays qui est aussi frappé par une importante épidémie de choléra depuis plusieurs mois. Les seules mesures de prévention contre la maladie sont le lavage des mains et des aliments, ainsi qu’améliorer l’accès à une eau potable.