Le 28 septembre 2020 s’est tenue la 14ème Journée Mondiale contre la Rage. Cette année le thème de la journée était centré sur la vaccination et la collaboration suivant le principe « Un monde, une santé ». Aujourd’hui, en République Centrafricaine, la rage tue encore les humains et les animaux. Depuis sa création en 1961, l’Institut Pasteur de Bangui est au chevet de la population centrafricaine en s’investissant dans les efforts de prévention et de lutte contre la rage, la sensibilisation à la maladie et le renforcement du système de surveillance et de contrôle de la maladie. Grâce à son Centre Antirabique pour la prévention et le traitement de la Rage, l’Institut Pasteur de Bangui procure gratuitement des prophylaxies post-exposition aux personnes qui en ont besoin et sauve ainsi des vies.

La rage est un problème majeur de santé publique en République Centrafricaine. L’institut Pasteur de Bangui est le Centre National de Référence et le Centre Collaborateur OMS de la rage en République Centrafricaine. A ce titre, en , il a enregistré 1533 animaux mordeurs, 1555 personnes mordues parmi lesquelles 1539 ont été vaccinées. Sur un total de 13 prélèvements de cerveaux d’animaux mordeurs fortement suspects de rage adressés au laboratoire, 9 étaient positifs. Suite à la campagne de vaccination canine, les résultats jusqu’à mi-mars 2020 sont de 369 animaux mordeurs, 362 personnes mordues parmi lesquelles 312 ont été vaccinées. Sur un total de 5 prélèvements de cerveaux d’animaux mordeurs fortement suspects de rage adressés au laboratoire, 2 étaient positifs. Ces données montrent que les campagnes de vaccination de masse des chiens réduisent sensiblement le cycle infectieux entre l’animal et l’homme.