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21 Août 2018 – Visite de l’Ambassadeur de France M. Eric GERARD à l’Institut Pasteur de Bangui

L’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la France près de la République Centrafricaine M. Eric GÉRARD a visité mardi 21 Août 2018, l’Institut Pasteur de Bangui accompagné de M. David GERMAIN ROBIN, Responsable de la Coopération d’Action Culturelle (SCAC).

La délégation de l’Ambassade de France a été reçue par le Dr Jean-Pierre LOMBART Directeur de l’Institut Pasteur de Bangui, le Dr Emmanuel NAKOUNE Directeur Scientifique et le Dr Alain BERLIOZ-ARTHAUD Directeur du laboratoire d’Analyses Médicales.

La délégation a visité les infrastructures, des équipements de qualité et loué le travail et l’engagement de l’Institut Pasteur de Bangui à travers une courte présentation des activités.

2018-09-16T11:09:31+00:00September 16th, 2018|Actualités, News, popup actu|

8 août 2018 – Les premières journées scientifiques de Bangui

 

L’Institut Pasteur de Bangui et l’Université de Bangui relèvent le défi d’organiser les premières journées scientifiques. 2 jours, pour mettre en avant la santé humaine, animale et végétale en accueillant des spécialistes, médecins, chercheurs et étudiants du monde entier pour cet événement francophone exceptionnel. Un événement qui se déroulera du 28 au 29 novembre à Bangui.

Les objectifs

 Autour de la thématique « Interactions hôte-agents pathogènes en Afrique tropicale », l’objectif de cette conférence est de stimuler les échanges et de générer de nouvelles perspectives aussi bien pratiques que théoriques dans les défis contre les maladies infectieuses. En encourageant la collaboration interdisciplinaire et la réflexion innovante, cette conférence tend à faire le pont entre les maladies infectieuses humaines, animales et végétales au travers de conférences, tables rondes, et discussions informelles.

Les intervenants :

  • Pr Philippe VAN DE PERRE Université de Montpellier, France ;
  • Pr François-Xavier WEILL Institut Pasteur Paris, France ;
  • Pr Sylvain BAIZE Directeur du Centre National de Référence des fièvres hémorragiques à Lyon, France. Institut Pasteur ;
  • Dr Oumar TRAORE Chercheur, Directeur de recherche en virologie à l’Institut de l’Environnement et des recherches agricoles (INERA) au Burkina Faso ;
  • Pr Richard NJOUOM, Laboratoire de Virologie, Centre Pasteur du Cameroun ;
  • Pr Léon Hervé ILOKI, Service de gynécologie obstétrique au CHU de Brazzaville, Département des formations doctorales à la faculté des sciences de la santé de l’université Marien-Ngouabi ;
  • Pr Laurent BÉLEC, Laboratoire de Virologie, Hôpital Européen Georges Pompidou, Université Paris Descartes (Paris V), Paris, France ;
  • Pr Ildevert P GBÉRY, Département de Dermatologie et d’Infectiologie, Université Félix Houphouët Boigny, Abidjan, Côte d’Ivoire ;
  • Pr Jean Rosaire IBARA, Service de Gastroentérologie au CHU de Brazzaville, Faculté des Sciences de la Santé Université Marien Ngouabi.

A propos de :

L’Institut Pasteur est une fondation privée reconnue d’utilité publique. L’Institut Pasteur de Bangui, créé en 1961, fait partie du Réseau International des Instituts Pasteur. Ses activités sont centrées sur la recherche, la santé publique et l’enseignement.

Tout savoir sur les journées scientifiques…

2018-08-08T18:14:00+00:00August 8th, 2018|Actualités, Recherche|

31 juillet 2018 – La République Centrafricaine vers un renforcement de la surveillance épidémiologique et de la sécurité sanitaire.

Du 30 au 31 juillet, s’est tenu à l’Institut Pasteur de Bangui, un atelier sur la surveillance épidémiologique des fièvres hémorragiques virales et les maladies émergentes. L’atelier était organisé par le ministère de la santé publique à l’intention des Médecins Chefs de Districts et des Directeurs des Régions sanitaires.

L’ouverture de cet important atelier a été présidée par le Ministre de la Santé Publique et de la Population, Dr Pierre SOMSE.

Cet atelier s’est tenu dans le contexte actuel des menaces d’apparition dans la sous-région de la maladie à virus Ebola et d’autres pathologies émergentes – ou ré émergentes – telle que le monkeypox ou la rage.

L’objectif principal était de sensibiliser les participants sur l’importance du renforcement du système de surveillance afin de détecter précocement la survenue de maladies à potentiel épidémique grave et optimiser leur prise en charge et contrôle.

Des communications orales et des exercices pratiques ont permis aux participants d’élargir leurs connaissances sur la maladie à virus Ebola et les maladies émergentes régionales, sur l’approche multisectorielle de la surveillance et sur la notification, dans le cadre du Règlement Sanitaire International.  Les différentes discussions qui ont suivi chaque présentation ont permis aux participants de relever les faiblesses du système de surveillance épidémiologique actuel et de proposer des pistes de solution pour son renforcement, en particulier aux points d’entrées terrestres, fluviaux et aériens.

Cet atelier était l’occasion pour le Ministre de rappeler le rôle important que joue l’Institut Pasteur de Bangui dans le système de santé, non seulement pour la confirmation précoce des épidémies mais aussi pour l’amélioration des connaissances par ses travaux de recherche sur les réservoirs, les vecteurs et les facteurs de risque associés à ces infections émergentes.

Du 30 au 31 juillet, s’est tenu à l’Institut Pasteur de Bangui, un atelier sur la surveillance épidémiologique des fièvres hémorragiques virales et les maladies émergentes. L’atelier était organisé par le ministère de la santé publique à l’intention des Médecins Chefs de Districts et des Directeurs des Régions sanitaires.

Atelier sur la surveillance épidémiologique des fièvres hémorragiques virales et les maladies émergentes. Exposé du Dr Emmanuel Nakoune, Directeur Scientifique de l’Institut Pasteur de Bangui.

2018-08-03T04:50:42+00:00August 3rd, 2018|Actualités, Formation|

27 juillet 2018 – Deux principales tendances en trait à la charge virale du VIH chez les patients sous traitements antirétroviraux observées en République Centrafricaine

En 2017, avec le soutien de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, l’Institut Pasteur de Bangui propose de mesurer la charge virale du VIH et d’autres tests biologiques pour le suivi des personnes vivant avec le VIH. Bien qu’un échec virologique soit observé chez 42,4% des patients, 49,2% présente une charge virale basse ou indétectable.

Le suivi biologique est un des éléments essentiels de la prise en charge du patient infecté par le VIH. Toutefois, la mesure de la charge virale VIH est peu utilisée en République Centrafricaine du fait de son coût élevé et de la faiblesse des infrastructures des laboratoires disponibles dans le pays. Pour améliorer la prise en charge des personnes vivant avec le VIH, le Fonds Mondial finance des analyses de quantification de la charge virale VIH réalisées à l’Institut Pasteur de Bangui et au Laboratoire National depuis 2017.

Une étude réalisée à l’Institut Pasteur de Bangui entre Avril et Novembre 2017 et publiée au World Journal of AIDS, montre un échec virologique chez 42,4% des patients, reflet de l’échec thérapeutique. Le suivi biologique et clinique permet d’évaluer en continu l’efficacité du  traitement antirétroviral et de détecter les résistances du virus aux antirétroviraux.

Les coûts et les exigences techniques de la surveillance de la charge virale la rendent plus accessible et disponible à Bangui par rapport aux zones décentralisées.

Un meilleur accès à la mesure de la charge virale pourrait améliorer la prise en charge des patients sous traitement antirétroviraux dans le pays. Il est donc essentiel de renforcer le suivi de l’observance du traitement et d’améliorer l’accès à la mesure de la charge virale en République Centrafricaine.

2018-07-31T09:37:16+00:00July 30th, 2018|Actualités, FICR|

13 juillet 2018 – Comment le Dr Ronan Jambou appuie le déroulement du projet MALINEA en République Centrafricaine

Deux semaines après le lancement du projet de recherche MALINEA en République Centrafricaine, le Dr Ronan Jambou, chef de laboratoire à l’institut Pasteur à Paris et principal investigateur du projet MALINEA, passe cinq jours en Centrafrique pour accompagner la mise en œuvre de l’étude.

 

Deux semaines après le lancement du projet de recherche MALINEA en République Centrafricaine, le Dr Ronan Jambou, chef de laboratoire à l’institut Pasteur à Paris et principal investigateur du projet MALINEA, passe cinq jours en Centrafrique pour accompagner la mise en œuvre de l’étude.

Projet MALINEA : administration d’un antibiotique.

Le Dr Ronan Jambou était en République Centrafricaine du 8 au 13 juillet pour se rendre compte de l’état d’avancement du projet MALINEA.

Durant son séjour, il a conduit plusieurs séances de travail avec l’équipe locale du projet. Il a également suivi le stade de la mise en œuvre des activités du projet sur le terrain et identifier les besoins pour optimiser la qualité de ce travail de recherche.

 

Deux semaines après le lancement du projet de recherche MALINEA en République Centrafricaine, le Dr Ronan Jambou, chef de laboratoire à l’institut Pasteur à Paris et principal investigateur du projet MALINEA, passe cinq jours en Centrafrique pour accompagner la mise en œuvre de l’étude.

Dr Ronan Jambou inspecte les farines du projet MALINEA.

Durant son séjour, le Dr Ronan Jambou s’est entretenu avec certains représentants des institutions qui participent à la lutte contre la malnutrition dans le pays, notamment Action Contre la Faim (ACF).

Lors de ces entretiens, des collaborations dans cette activité de lutte ont été envisagées.

 

Pour rappel…

Le projet MALINEA (MALnutrition et INfections Enfances d’Afrique) a pour objectif d’améliorer la prise en charge de la malnutrition aigüe modérée. Ce projet se déroule dans 4 pays (Madagascar, Niger, Sénégal et République Centrafricaine).  Ce projet financé par le Ministère des Affaires étrangères et du développement international, travaille sur l’amélioration de la prise en charge de la malnutrition aiguë modérée en comparant l’impact sur la santé et l’état nutritionnel de différentes stratégies de prise en charge de la malnutrition aiguë modérée chez les jeunes enfants via une farine infantile fortifiée administrée seule, avec probiotique ou avec antibiotique.

2018-07-16T18:29:06+00:00July 16th, 2018|Actualités, MALINEA|

10 juillet 2018 – Mission en Centrafrique de Nicole PRADA de l’Institut Pasteur de Paris, Coordonnatrice du projet ASIDE

Du 8 au 10 juillet 2018, la coordonnatrice du projet ASIDE, Nicole PRADA, était en République Centrafricaine pour s’enquérir de l’état d’avancement de la surveillance de la grippe organisée par l’Institut Pasteur de Bangui et financée par le Département Américain à la Santé.

Participation à la réunion trimestrielle de restitution des données compilées de la surveillance de la grippe

Chaque trimestre, une réunion est organisée avec les responsables des cinq sites sentinelles pour la restitution des données compilées ainsi que l’évaluation du système de surveillance. La réunion du 2ème trimestre a donc été retardée de quelques semaines par rapport à l’agenda de la visite de la Coordonnatrice.

Du 8 au 10 juillet 2018, la coordonnatrice du projet ASIDE, Nicole PRADA, était en République Centrafricaine pour s’enquérir de l’état d’avancement de la surveillance de la grippe organisée par l’Institut Pasteur de Bangui et financée par le Département Américain à la Santé.

Réunion trimestrielle de restitution des données compilées de la surveillance de la grippe

Elle a rencontré à cette occasion les Médecins et Techniciens de laboratoires des cinq sites sentinelles impliqués dans la surveillance.

Visite du Complexe Pédiatrique de Bangui, site sentinelle de surveillance des infections respiratoires aigües sévères chez les enfants de 0 à 5 ans.

La visite a débuté par la rencontre du Directeur de l’Hôpital pédiatrique, le Pr. Jean-Chrysostome GODY. Le Professeur s’est félicité du partenariat avec l’institut Pasteur en ces mots : « Le partenariat avec l’Institut Pasteur est très important pour nous. L’institut Pasteur nous permet de grandir ».

Du 8 au 10 juillet 2018, la coordonnatrice du projet ASIDE, Nicole PRADA, était en République Centrafricaine pour s’enquérir de l’état d’avancement de la surveillance de la grippe organisée par l’Institut Pasteur de Bangui et financée par le Département Américain à la Santé.

Entretien de Nicole Prada avec le Pr. Jean-Chrysostome Gody

La Coordonnatrice a visité le site sentinelle du Complexe Pédiatrique de Bangui en suivant le circuit du patient depuis la salle de tri jusqu’à l’admission dans l’unité des soins intensifs. Elle a pu visiter également le laboratoire où sont réalisés les prélèvements nasopharyngés pour le diagnostic des agents étiologiques.

Du 8 au 10 juillet 2018, la coordonnatrice du projet ASIDE, Nicole PRADA, était en République Centrafricaine pour s’enquérir de l’état d’avancement de la surveillance de la grippe organisée par l’Institut Pasteur de Bangui et financée par le Département Américain à la Santé.

Nicole Prada en visite de la salle de soins intensifs du Complexe Pédiatrique de Bangui

Du 8 au 10 juillet 2018, la coordonnatrice du projet ASIDE, Nicole PRADA, était en République Centrafricaine pour s’enquérir de l’état d’avancement de la surveillance de la grippe organisée par l’Institut Pasteur de Bangui et financée par le Département Américain à la Santé.

Nicole Prada en visite du laboratoire du Complexe Pédiatrique de Bangui.

Rencontre avec le Ministre de la santé et de la population

La mission de Nicole Prada s’est achevée par une rencontre avec le Ministre de la Santé et de la Population, le Dr Pierre SOMSE. Elle a rappelé à cette occasion l’intérêt que l’Institut Pasteur à Paris porte à la RCA et l’appui apporté au Ministère de la santé dans la confirmation des maladies émergentes à potentiel épidémique comme le monkeypox.
Une synthèse des résultats de la surveillance de la grippe pour 2017-2018 a été remise au Ministre mettant bien en évidence le fort lien entre la saison des pluies et le pic de circulation des virus respiratoires. Ce dernier a souligné l’importance de ces données pour l’élaboration de stratégies de prévention et de lutte.

Du 8 au 10 juillet 2018, la coordonnatrice du projet ASIDE, Nicole PRADA, était en République Centrafricaine pour s’enquérir de l’état d’avancement de la surveillance de la grippe organisée par l’Institut Pasteur de Bangui et financée par le Département Américain à la Santé.

Ulrich Vickos, Nicole Prada, Léonie Ngombi, Emmanuel Nakoune, Francis Komoyo

2018-07-11T17:51:37+00:00July 11th, 2018|Actualités, ASIDE, News|

6 juillet 2018 – Les inclusions à l’étude AFRIBIOTA sont terminées

 

L’étude AFRIBIOTA lancée en mars 2016 en Centrafrique et à Madagascar, vient de franchir une étape importante : la fin de la période d’inclusion.

Le Dr. Pascale Vonaesch, Co-PI du projet AFRIBIOTA, en mission à Bangui, annonce la fin du recrutement pour l’étude AFRIBIOTA en Centrafrique dont les principaux résultats sont attendus début 2019.

L’étude AFRIBIOTA lancée en mars 2016 en Centrafrique et à Madagascar, vient de franchir une étape importante : la fin de la période d’inclusion.

Discours de Pascale Vonaesch à la cérémonie de fin des recrutements à l’étude AFRIBIOTA en Centrafrique.

Une cérémonie informelle s’est tenue à cette occasion dans les jardins de l’Institut Pasteur de Bangui et un repas a été partagé entre les principaux acteurs AFRIBIOTA en Centrafrique à savoir le Directeur de l’Institut Pasteur de Bangui, le Dr. Jean-Pierre Lombart, le Directeur du Complexe Pédiatrique de Bangui, le Pr. Jean-Chrysostome Gody, le responsable pays AFRIBIOTA en Centrafrique, le Dr. Serge Ghislain Djorie et toute l’équipe AFRIBIOTA.

Pour rappel

Un total de 520 enfants ont participé à cette recherche qui a pour objectif de mieux comprendre la malnutrition infantile chronique. Le projet AFRIBIOTA est soutenu par la Fondation Total, l’Institut Pasteur, la Fondation Odyssey Re et la Nutricia Research Foundation.

2019-05-28T20:46:38+00:00July 10th, 2018|Actualités, AFRIBIOTA, Recherche|

02 juillet 2018 – Pourquoi évaluer la sensibilité des moustiques (Anophèles) aux insecticides en Centrafrique ?

De juin 2018 à juin 2019, une étude coordonnée par l’Institut Pasteur de Bangui et financée par le Fond Mondial à travers Word Vision met en œuvre l’évaluation de la sensibilité des vecteurs du paludisme aux insecticides dans certaines régions en Centrafrique.

Le paludisme est une maladie infectieuse, mortelle mais curable. Il est transmis par les piqûres de moustiques femelles du genre Anopheles. En République Centrafricaine (RCA), le paludisme se transmet de manière intense et pérenne toute l’année. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), les deux méthodes de base pour lutter contre la transmission du paludisme sont l’usage de Moustiquaires Imprégnées d’Insecticides à Longue Durée d’Action (MILDA) et la pulvérisation intra-domiciliaire (PID) d’insecticides rémanents.

Malheureusement, la résistance des vecteurs aux insecticides a été rapportée dans différentes régions du monde incluant l’Afrique sub-saharienne. Ce constat constitue alors un obstacle majeur pour le contrôle des moustiques qui transmettent le paludisme et d’autres maladies.

La République Centrafricaine ne dispose pas de données récentes sur les moustiques vecteurs du paludisme, leur répartition ainsi que leur sensibilité aux insecticides pour l’ensemble du pays mises à part les données obtenues au niveau de Bangui la Capitale et ses environs.

Le service d’Entomologie médicale de l’Institut Pasteur de Bangui (IPB) dirigé par le Dr Carine NGOAGOUNI, mène des études d’intérêt médical sur la connaissance des moustiques comme les Anophèles (vecteur du Plasmodium) et des Aedes (vecteur des arbovirus). L’objectif est de déterminer le rôle épidémiologique de chaque espèce et proposer des moyens de lutte efficaces.

Financé par le Fond Mondial à travers World Vision, la présente étude vise à évaluer dans certaines régions sanitaires de la RCA, la sensibilité des vecteurs du paludisme aux insecticides. L’étude sera coordonnée par l’équipe d’entomologistes médicaux de l’IPB en partenariat avec le Ministère de la Santé à travers le Service de Lutte contre le Paludisme (SLP), World Vision et une expertise internationale représentée par l’Institut Pasteur de Dakar au Sénégal (IPD) et l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) à Montpellier en France.

L’équipe d’entomologistes de l’IPB procédera à l’échantillonnage des populations naturelles d’anophèles sur les différents sites retenus dans cette étude. Elle réalisera également les différentes analyses de laboratoire (identification morphologique, bio-essais, analyses moléculaires et biochimiques).

2018-07-02T14:58:02+00:00July 2nd, 2018|Actualités, Recherche|

25 juin 2018 – Comment l’Institut Pasteur répond à la malnutrition en République Centrafricaine ?

L’Institut Pasteur de Bangui lance, le 25 juin 2018, le projet MALINEA (MALnutrition et INfections Enfances d’Afrique) dont l’objectif est d’améliorer la prise en charge des enfants atteints de malnutrition.

La malnutrition de l’enfant est un problème majeur de santé publique en zone intertropicale. Elle est particulièrement fréquente et amplifiée dans le contexte géopolitique perturbé de la République Centrafricaine.

Le projet MALINEA vise à valider des stratégies nutritionnelles nouvelles chez les enfants âgés de 6 à 24 mois et atteints de malnutrition aiguë modérée. Ce projet est initié par l’Institut Pasteur de Paris et financé par le Ministère français des Affaires Etrangères et du Développement International. Il est réalisé dans quatre pays africains particulièrement exposés aux problèmes de malnutrition : la République Centrafricaine, Madagascar, le Niger et le Sénégal.

Un effectif total de 210 enfants sera inclus dans ce projet en République Centrafricaine. Une bouillie préparée à base d’une nouvelle qualité de farine de blé enrichie de soja, lait, vitamines et sucres sera administrée quotidiennement à ces enfants pendant une période de trois mois. L’état de la santé de chaque enfant sera régulièrement évalué jusqu’au sixième mois de suivi.

En République Centrafricaine ce projet a démarré ses activités le lundi 25 juin 2018 sous la coordination du Dr Alexandre MANIRAKIZA, responsable du service d’Epidémiologie à l’Institut Pasteur de Bangui.

Les résultats attendus au cours de ce projet permettront d’adapter les stratégies de prise en charge utilisées dans les structures de santé pour la malnutrition.

2018-06-28T18:52:23+00:00June 28th, 2018|Actualités, MALINEA, Recherche|

22 juin 2018 – Comment la République Centrafricaine se prépare pour répondre à l’épidémie de la maladie à virus Ebola ?

 

Du 18 au 22 juin 2018 à Bangui, l’OMS a mis en œuvre un atelier d’orientation d’une équipe multidisciplinaire sur la préparation et la réponse à l’épidémie de la maladie à virus Ebola. L’institut Pasteur de Bangui a été sollicité pour en assurer la modération.

La 9e épidémie d’Ebola déclarée en mai 2018 dans la RDC (République Démocratique du Congo) voisine reste stable. Aucun nouveau cas n’est confirmé par laboratoire depuis le 6 juin 2018. L’OMS porte son attention sur les 9 pays limitrophes de la RDC. Elle aide ces pays à renforcer leurs capacités face aux situations d’urgence. C’est dans ce contexte que durant 5 jours des experts nationaux et internationaux ont dispensé des cours théoriques et pratiques basés sur des scénarios en vue de renforcer les capacités nationales centrafricaines.
Au terme de cet atelier, une cérémonie de clôture officielle a été présidée par le Ministre de la santé M. Pierre SOMSE. Cette cérémonie aura noté : les allocutions du porte-parole des participants, du Directeur Scientifique de l’Institut Pasteur de Bangui, du Représentant de l’OMS, et le discours de clôture du Ministre de la Santé Publique et de la population suivi par la remise des attestations aux participants.

Une équipe d’intervention rapide
A l’issue de cet atelier une équipe multidisciplinaire d’intervention rapide a été constituée. Elle est disponible pour être déployée à tout moment en cas de survenue d’un cas de maladie à virus Ebola.

L’IPB formule des recommandations fortes
le Dr Emmanuel NAKOUNE, Directeur Scientifique de L’institut Pasteur de Bangui, a facilité cet atelier. Au cours de son allocution, il a adressé deux recommandations fortes au Ministre de la Santé Publique et de la Population :
– faire des plaidoyers auprès du gouvernement pour qu’un appui particulier soit apporté à l’équipe d’intervention rapide pour organiser régulièrement des exercices de simulations afin de rendre les membres de l’équipe d’intervention rapide apte et capable à poser les bons gestes car selon lui, lors des épidémies à virus Ebola, le tribut le plus lourd a toujours été payé par ces acteurs de santé en première ligne ;
– réactiver et renforcer le réseau de laboratoires.
Le Représentant de l’OMS, le Dr Severin Ritter von Xylander quant à lui a estimé que tous les pays doivent être préparés et mettre en œuvre les recommandations du Règlement Sanitaire international. Ensuite il a renchéri les propos du Dr Emmanuel Nakouné : « je soutiens tout à fait les 2 points soulevés par M. le Directeur scientifique de l’Institut Pasteur de Bangui. Ce sont les équipes multisectorielles d’interventions rapide qui s’exposent car ce sont elles aussi qui prennent en charge les premiers cas comme il l’a très bien dit. Il est nécessaire de faire des simulations régulières car la répétition est la mère de tout apprentissage. Je crois que c’est un message très important, de même que l’importance du renforcement de capacité diagnostic du laboratoire. La RCA est dans une situation très privilégiée avec la présence de l’Institut Pasteur de Bangui qui dispose d’un plateau technique adéquat pour poser un diagnostic rapide. C’est très important de renforcer la capacité des laboratoires de périphérie à travers un réseau de laboratoire fonctionnel. »

Un optimisme prudent
Le Ministre de la santé M. Pierre SOMSE, dans son discours de clôture, s’est félicité de cette mobilisation : « Cette mobilisation permettra d’assurer la pérennité de notre préparation et réponse contre Ebola. C’est un jalon majeur dans notre effort national de protéger la santé publique. On n’est jamais assez prêt pour gérer une épidémie d’Ebola. Avec l’appui de la banque mondiale, nous sommes en train de mettre en place un réseau sous-régional qui va s’appuyer sur l’expérience du Congo. Les collègues du Congo viendront conduire des exercices de simulation avec l’expérience qu’ils ont à travers la gestion de 9 épidémies à virus Ebola. Le plan de contingence est un document qui est dynamique, enrichissez-le. Et ce n’est que comme cela que nous pourrons élaborer un plan de riposte qui est propre au contexte centrafricain. Je remercie l’OMS qui nous a offert cette formation, je ne voudrais pas oublier nos amis de l’Institut Pasteur qui sont toujours avec nous et qui ont fait un travail formidable. Un des acquis dans notre pays dans la gestion de l’Ebola est connu grâce aux travaux faits par l’Institut Pasteur depuis plusieurs décennies. L’institut Pasteur pour nous est un outil qui est vital. Non seulement il met à notre disposition des informations importantes mais il nous accompagne dans la gestion des urgences de santé publique. »

2019-05-28T20:40:14+00:00June 27th, 2018|Actualités, Formation, oms|