Jean-Marc ZOKOUE

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13 novembre 2019 – Retour sur la cérémonie marquant la fin des recrutements de l’étude MITICA

Le 11 juillet 2019 à l’Institut Pasteur de Bangui (IPB) a eu lieu la cérémonie de fin des recrutements de l’étude MITICA (Microbiote Transmission to Infants in Central Africa). Quelques 100 personnes réunies ont assisté à une première restitution partielle de l’étude.

L’événement a regroupé, dans l’amphithéâtre Albert CALMETTE, les autorités locales du 2e, 4e, 5e et 8e arrondissements de la ville de Bangui, les couples mères/enfants ayant participé à l’étude, des personnels de la maternité du camp Henri IZAMO qui a servi comme centre de recrutement pour l’étude MITICA, des personnels du Complexe Pédiatrique de Bangui et de l’IPB impliqués dans le Projet.

La cérémonie a débuté par le mot de bienvenue de la coordinatrice du projet, le médecin chercheur Dr Violeta MOYA-ALVAREZ de l’unité 1202 « Pathogénie microbienne moléculaire » à l’Institut Pasteur de Paris. Par la suite, avec l’Assistant de Recherche Clinique Junior KOYEMBI, ils ont présenté le projet et son stade d’avancement. Des échanges entre les autorités locales et les protagonistes du projet se sont poursuivis tardivement. Une photo de famille a immortalisé l’événement.

La cérémonie s’est terminée par un repas de gala.

MITICA est une étude qui vise à Identifier les mécanismes d’acquisition d’un microbiote dysbiotique chez le nourrisson dans le contexte d’une entéropathie environnementale pédiatrique (EEP) associée à la malnutrition chronique. Cette étude a pour objectifs de :

  • Décrire le processus de colonisation et l’évolution du microbiote du nourrisson avant le sevrage pendant les 6 premiers mois de vie ;
  • D’analyser le lien entre l’apparition d’un microbiote dysbiotique chez le nourrisson et (1) le statut nutritionnel de la mère, (2) la présence d’une entéropathie environnementale de l’adulte (EEA)  à l’accouchement chez la mère, (3)les microbiotes maternels (fécal, vaginal), (4) la composition du lait maternel, (5) la présence d’EEP chez l’enfant et (6) les caractéristiques nutritionnelles du régime alimentaire de l’enfant ;
  • D’analyser les différences du microbiote des femmes enceintes malnutries et/ou souffrant d’une EEA et des femmes enceintes en bonne santé.

L’étude MITICA est financée par le Programme Translationnel de Recherche de l’Institut Pasteur de Paris et par le LabEx IBEID.

2019-11-13T08:43:19+00:00November 13th, 2019|Actualités, MITICA, News|

8 novembre 2019 – Implémentation à l’Institut Pasteur de Bangui d’un séquenceur à haut-débit de troisième génération, le MinION d’ONT : Analyse de l’apport de cette technologie pour les missions de santé publique de l’IPB en République Centrafricaine

Deux membres de la Cellule d’Intervention Biologique d’Urgence (CIBU) et de l’unité de recherche et d’expertise ERI de l’Institut Pasteur à Paris, le Dr Nicolas BERTHET et Aurélia KWASIBORSKI, ont été accueillis entre le 18 et le 28 juin 2019 à l’Institut Pasteur de Bangui pour l’implémentation de la technologie MinION dans le cadre du projet EBOSURSY.

Ce projet regroupe à la fois des équipes de l’Institut Pasteur/Réseau International des Instituts Pasteur, de l’IRD et du CIRAD réunies sous l’égide de l’OIE pour développer un projet “One health” ambitieux avec 10 pays africains de l’ouest et du centre et qui a pour but de renforcer les capacités de surveillance de la maladie à virus Ebola et des maladies zoonotiques prioritaires, en particulier la maladie à virus de Marburg, la fièvre de la vallée du Rift, la fièvre hémorragique de Crimée-Congo et la fièvre de Lassa.

Cette technologie de séquençage en temps réel est une approche innovante qui a déjà fait ses preuves sur le terrain, notamment avec la caractérisation du virus Ebola lors des différentes épidémies qui sont apparues en Afrique de l’ouest et plus récemment en République Démocratique du Congo. Celle-ci pourrait apporter une aide précieuse pour réaliser une meilleure identification et caractérisation moléculaire des virus émergents en République Centrafricaine (RCA). En effet, la RCA est un pays où régulièrement de nombreuses émergences ou ré-émergences de virus connus, ou mal connus, apparaissent et dont la caractérisation moléculaire est difficile localement en raison de l’absence d’un plateau technique adéquat. L’implémentation de cette technologie à l’Institut Pasteur de Bangui (IPB) permettrait de palier ce manque et de connaître plus rapidement les informations génomiques sur les agents infectieux identifiés lors des différents programmes de surveillance mis en place par l’IPB.

Cette première mission a permis la formation de plusieurs scientifiques des équipes de recherche de Virologie de l’Institut Pasteur de Bangui avec une mise en application dans des situations concrètes. En effet, la mise en œuvre de la technologie a été réalisée en re-séquençant deux souches du virus de la fièvre de la vallée du Rift isolées en République Centrafricaine dans les années 1980. Après cette première étape réussie, plusieurs autres souches virales obtenues à partir de cas fébriles humains et isolées après inoculation sur cerveaux de souriceaux ont pu être mieux caractérisées par cette approche. Enfin, l’apport de la technologie a été également évalué en séquençant directement plusieurs virus Monkeypox depuis des prélèvements primaires. Même si les données générées lors de cette première mission sont encore en cours d’analyses, les résultats préliminaires sont encourageants et confirment tout le potentiel de cette technologie. En effet, l’association de cette technologie avec les méthodes de diagnostic déjà disponibles à l’Institut permettrait aux équipes de l’IPB d’être encore plus efficaces dans la surveillance à la fois des arbovirus et des fièvres hémorragiques que dans une meilleure caractérisation moléculaire des épidémies récurrentes au virus Monkeypox qui touchent la RCA.

2019-11-08T15:24:44+00:00November 8th, 2019|Actualités, MONKEYPOX|

24 juin 2016 – Des élèves du Lycée français Charles de Gaulle poussent les portes de l’Institut Pasteur de Bangui

En cette fin d’année scolaire et dans l’attente toute proche des résultats du baccalauréat, un groupe de lycéens a effectué une visite scolaire à l’Institut Pasteur. Le groupe comptait en particulier les futurs étudiants en médecine à la découverte d’un environnement qui pourrait leur devenir familier. Faire visiter l’institut à de jeunes lycéens, une mission pas si simple pour le directeur du laboratoire d’analyses médicales, Dr Alain BERLIOZ-ARTHAUD, mais qui pourtant se présente régulièrement au cours de l’année pour les partenaires de l’établissement ou des scolaires. Autant d’occasions de faire découvrir la recherche et le quotidien de ses collègues, et surtout de faire sortir la science hors de ses laboratoires.

Après une présentation en salle de réunion sur les 4 grandes missions de l’Institut Pasteur de Bangui – le service aux patients, la santé publique, l’enseignement, la recherche – les visiteurs sont allés à la rencontre des  scientifiques et des techniciens au cœur de leurs laboratoires.  Les échanges et partages d’expériences ont suscité l’intérêt et les questions des jeunes visiteurs.

Les élèves de 1ère et Terminales scientifiques du Lycée français Charles de Gaulle ont fait la découverte en fin de visite des élevages de l’institut : l’insectarium du service d’entomologie pour l’étude des vecteurs du paludisme et des Arbovirus, les souris de l’animalerie, sans oublier le clin d’œil aux moutons dont le sang sert à la préparation des milieux pour la bactériologie.

Partant pour de longues études pour lesquelles l’institut leur souhaite un plein succès, certains de ces futurs scientifiques reviendront peut-être un jour se joindre à l’équipe des Pasteuriens de Bangui…

 

2019-11-06T15:43:04+00:00June 28th, 2019|Actualités, Formation|

19 juin 2019 – Stages de formation continue sur la gestion des risques biologiques.

Le Dr Ionela Gouandjika, chef du Laboratoire des Virus Entériques Rougeole et Olga Lydie Sakanga, Responsable Assurance Qualité, ont organisé des sessions de formation sur la gestion du risque biologique pour l’année 2019. Cette activité, proposée à l’ensemble des services, a bénéficié de l’expertise acquise auprès de l’OMS dans le cadre du programme de confinement du Poliovirus.

Le but de cette formation, basée essentiellement sur l’analyse de cas concrets étudiés en groupes, est de faire prendre conscience aux participants des risques biologiques (ou physico-chimiques) présents dans leur environnement de travail et de réfléchir sur les moyens de maitrise envisageables.

La méthode ERP présentée – Evaluation, Réduction et Performance – est directement inspirée de l’expérience et l’expertise de l’OMS sur le confinement du virus de la poliomyélite. Dans la pratique, la formation a intéressé 36 personnels de l’institut, répartis en 3 sessions d’une demi-journée, centrées sur l’analyse pas à pas de 2 scenarii d’exposition, l’un à un risque chimique, l’autre à un risque microbiologique. Ce travail a permis à chacun de jouer son rôle : identifier le danger et sa fréquence (évaluation du risque), proposer les mesures correctives et préventives nécessaires puis définir les indicateurs de performance correspondant. La notion de sureté au travail a également été abordée dans ces exercices, elle concerne l’analyse des risques d’actes malveillants volontaires et leur maitrise.

L’instructrice habilitée, le Dr Ionela Gouandjika a été formée par l’OMS en octobre 2016 à Johannesbourg, en Afrique du Sud et participé à des mises à niveau régulières lors des Réunions des Chefs de laboratoire du réseau de laboratoire Polio de la région Afrique de l’OMS. Le premier stage d’initiation à la gestion du risque biologique organisé à l’Institut Pasteur de Bangui remonte au 7 novembre 2016, dans le cadre des activités liées au confinement du Poliovirus.

Après avoir suivi la formation, le participant, qui a renforcé ses compétences et sa vigilance au travail, se voit délivrer une attestation de suivi de formation.

2019-06-27T17:49:05+00:00June 27th, 2019|Actualités, oms|

13 juin 2019 – La surveillance environnementale se renforce autour des deux foyers de Poliomyélite réapparus en Centrafrique

La surveillance environnementale du virus de la poliomyélite forme un tandem important avec la campagne de vaccination dans la riposte du Ministère de la Santé contre l’épidémie de Poliovirus en République Centrafricaine. Elle est indispensable car l’immense majorité des infections par le Poliovirus sont asymptomatiques, facilitant sa circulation silencieuse.

Depuis les cas de résurgence de la poliomyélite, notifiés en mai 2019 en Centrafrique, il n’y a plus eu de nouveaux cas biologiquement confirmés de la maladie, ce qui ne signifie cependant pas un arrêt de sa transmission compte tenu de la fréquence élevée des portages asymptomatiques du virus. Stratégiquement, les équipes continuent donc à mettre tout en œuvre pour arrêter l’extension de l’épidémie, notamment par un renforcement particulier de la surveillance du virus de la poliomyélite dans l’environnement. Particulièrement résistant dans le milieu extérieur, ce virus est habituellement recherché dans les eaux usées où il persiste après élimination fécale par les porteurs, malades ou non.

La vigilance reste de mise et la mobilisation des équipes se poursuit sur le terrain. Le ministère de la santé, l’OMS et l’Institut Pasteur de Bangui mènent conjointement cette surveillance environnementale à l’intérieur et à la périphérie des zones touchées.

La surveillance environnementale sera élargie d’un point de vue géographique pour recenser d’éventuelles présences résiduelles dans les zones endémiques et fournir des données probantes permettant d’assurer la maitrise des deux foyers puis l’élimination du virus de la Poliomyélite.

L’Institut Pasteur de Bangui abrite le Laboratoire de la surveillance environnementale des Poliovirus, accrédité en 2017.

2019-06-14T12:32:18+00:00June 14th, 2019|Actualités, oms|

7 juin 2019 – La poliomyélite est de retour en Centrafrique

Du 13 au 22 mai 2019, deux cas de poliomyélite ont été confirmés à l’Institut Pasteur de Bangui en Centrafrique. Un cas dans la commune de Bimbo, Village Bokassi II, et un autre cas dans la ville de Bambari à 385 km. Il n’y a pas de nouveaux cas signalés, néanmoins le virus se révèle toujours présent à l’aube de l’éradication de la maladie en Centrafrique.

Après le nord Cameroun en mai dernier, c’est au tour de la République Centrafricaine d’être touchée par une nouvelle épidémie de poliomyélite. Dans un contexte où il est difficile de maintenir la couverture vaccinale à un niveau suffisant, le retour de la poliomyélite n’est pas inattendu. Pour le programme d’éradication de la maladie dans le pays, c’est un véritable retournement de situation qui renvoie à bien plus loin son échéance.

Pour lutter contre l’épidémie, Dr Nicksy Gumede-Moeletsi, Virologiste Régional, experte de l’OMS bureau Régional Afrique, est venue renforcer les équipes mobilisées du Ministère de la santé, de l’OMS Centrafrique et de l’Institut Pasteur de Bangui. Le type de cette épidémie de poliomyélite reste en cours de détermination dans les laboratoires de référence internationaux.

L’Institut Pasteur participe au réseau mondial de surveillance de la poliomyélite de l’OMS, un réseau de plus de 150 laboratoires qui compte les laboratoires d’au moins 12 établissements du Réseau international des Instituts Pasteur. En Centrafrique, l’Institut Pasteur de Bangui abrite le Laboratoire de Référence régional OMS Polio, pour la sous- région, dirigé par le Dr Ionela GOUANDJIKA.

2019-06-07T16:53:11+00:00June 7th, 2019|Actualités, oms|