Jean-Marc ZOKOUE

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13 octobre 2020 – Comment l’étude AFRIBIOTA enrichit la culture en santé publique de la population centrafricaine

L’étude AFRIBIOTA conduite en République Centrafricaine de 2017 à 2019 par l’Institut Pasteur de Bangui a approfondi notre compréhension sur les mécanismes fondamentaux des interactions hôte-microbiote dans la dénutrition infantile. Elle a permis l’identification des bactéries qui interagissent le plus avec la muqueuse intestinale. L’étude a été publiée dans le Journal “Microbiome” le 27 Juillet 2020 https://microbiomejournal.biomedcentral.com/articles/10.1186/s40168-020-00890-1 et pour mieux comprendre, le film d’annonce est à découvrir sur youtube  https://youtu.be/Dlt6QR4qUnQ

La dénutrition infantile est le fait qu’un enfant soit dans un état maladif dû au déséquilibre entre les apports nutritionnels et les besoins de son organisme. Ce problème mondial de santé publique est souvent associé à un mauvais assainissement et à une perturbation de la flore intestinale ou microbiote (la communauté de microbes qui peuple notre intestin). L’immunoglobuline (Ig) A, une protéine jouant le rôle de barrière empêchant la plupart des pathogènes de se lier aux cellules des muqueuses, est secrétée par l’intestin et intervient dans le bon équilibre du microbiote. L’étude AFRIBIOTA a cherché à déterminer si la dénutrition chronique traduit par le retard de croissance ou l’inflammation intestinale était associée à la reconnaissance des anticorps du microbiote (immunoglobuline Ig A). L’étude avait pour but d’élucider les mécanismes biologiques qui contribuent à la malnutrition chronique chez les enfants de 2-5 ans en utilisant deux populations géographiquement distinctes, à Antananarivo (Madagascar) et à Bangui (République Centrafricaine). Il en résulte que les enfants présentant un retard de croissance avaient une plus grande proportion de bactéries ciblées par les IgA par rapport aux enfants sans retard de croissance. Cette tendance était cohérente dans les deux pays, malgré un ciblage IgA global plus élevé à Madagascar. Les enfants sous-alimentés sont porteurs d’une forte charge d’agents pathogènes intestinaux et de pathobiontes (bactéries rendant malade seulement sous certaines conditions). Deux pathobiontes putatifs, Haemophilus, qui peut provoquer des maladies respiratoires et Campylobacter, responsable de diarrhées, étaient majoritairement ciblés par les IgA intestinales.

Cette étude a également mis en évidence d’autres résultats intéressants sur les facteurs associés à la malnutrition chronique chez les enfants à bas âge dans ces deux pays ainsi que les facteurs de risque liés à l’anémie chez les enfants de 2-5 ans en République centrafricaine.

2020-10-23T10:38:08+00:00October 23rd, 2020|Actualités, AFRIBIOTA, Recherche|

vendredi 2 octobre 2020 – Cérémonie de lancement de la campagne de vaccination des animaux de compagnie contre la rage à Bangui.

L’événement organisé par le Ministère de l’élevage et de la Santé Animale a réuni les représentants du Ministère de la Santé et de la Population, de l’UNICEF, de la FAO et le Directeur de l’Institut Pasteur de Bangui.

1000 animaux de compagnie (chiens, chats et singes) ont pu être vaccinés grâce à un don de doses de vaccins de la FAO, la logistique étant assurée par le Ministère de l’Élevage et de la Santé et l’UNICEF. Les interventions ont rappelé la nécessité de consulter le Centre Antirabique de l’Institut Pasteur en cas de morsure d’un animal pour se faire dépister et recevoir gratuitement le traitement adapté. Une vaste campagne de vaccination des animaux domestiques en 2017 a donné de bons résultats, le nombre de suspicions de rage ayant significativement diminué. Cet effort doit être poursuivi. Néanmoins, la pandémie de COVID-19 a un impact sur la notification des cas suspects et la rage reste une priorité de santé publique en RCA.

La journée mondiale contre la rage de 2020 met en lumière la nécessité de collaborer et la vaccination des animaux de compagnie requiert une approche collaborative de type « Une seule santé » (OneHealth).

2020-10-06T16:50:54+00:00October 6th, 2020|Actualités, News|

28 septembre 2020 – Journée Mondiale contre la rage : Quel rôle joue l’Institut Pasteur de Bangui en République Centrafricaine ?

Le 28 septembre 2020 s’est tenue la 14ème Journée Mondiale contre la Rage. Cette année le thème de la journée était centré sur la vaccination et la collaboration suivant le principe « Un monde, une santé ». Aujourd’hui, en République Centrafricaine, la rage tue encore les humains et les animaux. Depuis sa création en 1961, l’Institut Pasteur de Bangui est au chevet de la population centrafricaine en s’investissant dans les efforts de prévention et de lutte contre la rage, la sensibilisation à la maladie et le renforcement du système de surveillance et de contrôle de la maladie. Grâce à son Centre Antirabique pour la prévention et le traitement de la Rage, l’Institut Pasteur de Bangui procure gratuitement des prophylaxies post-exposition aux personnes qui en ont besoin et sauve ainsi des vies.

La rage est un problème majeur de santé publique en République Centrafricaine. L’institut Pasteur de Bangui est le Centre National de Référence et le Centre Collaborateur OMS de la rage en République Centrafricaine. A ce titre, en , il a enregistré 1533 animaux mordeurs, 1555 personnes mordues parmi lesquelles 1539 ont été vaccinées. Sur un total de 13 prélèvements de cerveaux d’animaux mordeurs fortement suspects de rage adressés au laboratoire, 9 étaient positifs. Suite à la campagne de vaccination canine, les résultats jusqu’à mi-mars 2020 sont de 369 animaux mordeurs, 362 personnes mordues parmi lesquelles 312 ont été vaccinées. Sur un total de 5 prélèvements de cerveaux d’animaux mordeurs fortement suspects de rage adressés au laboratoire, 2 étaient positifs. Ces données montrent que les campagnes de vaccination de masse des chiens réduisent sensiblement le cycle infectieux entre l’animal et l’homme.

2020-09-29T17:31:40+00:00September 29th, 2020|Actualités, News|

15 Septembre 2020 – Visite de l’Ambassadeur de France Jean-Marc GROSGURIN à l’Institut Pasteur de Bangui

L’Ambassadeur, haut représentant de la République française auprès de la République centrafricaine, Jean-Marc GROSGURIN visite l’Institut Pasteur de Bangui à la suite de sa nomination le 05 septembre 2020, accompagné du Chef du Service de Coopération et d’Actions Culturelles de l’Ambassade, Louis ESTIENNE également nouvellement nommé.

Accueilli par le directeur de l’Institut Pasteur de Bangui Dr Guy VERNET et son équipe de direction dans le respect des mesures barrières au covid-19, l’Ambassadeur, après une brève présentation des activités, a pris le temps de visiter les principaux services (laboratoire et recherche).

Les liens entre la France et la République Centrafricaine sont historiques et faits de valeurs communes. Les activités de recherches de l’Institut Pasteur demeurent pertinentes et son engagement face aux proportions importantes des besoins d’appui en santé publique est indéfectible à la grande satisfaction du diplomate.

La visite a été l’occasion pour le Dr Guy VERNET de décliner les grands axes stratégiques pour les perspectives des cinq prochaines années visant à promouvoir la coopération dans davantage de domaines ciblés au profit de la population centrafricaine.

2020-09-16T07:30:30+00:00September 16th, 2020|Actualités, News|

31 août 2020 – Le Rotary Club finance un lecteur d’antibiogrammes ADAGIO pour l’Institut Pasteur de Bangui

L’institut Pasteur de Bangui est actuellement un des rares établissements implantés en République Centrafricaine en capacité d’effectuer des analyses de bactériologie médicale à des fins diagnostiques et épidémiologiques. A ce titre, il joue un rôle d’observatoire des tendances et émergences microbiologiques. Depuis plus de 10 ans, il observe ainsi l’apparition et l’extension du phénomène de résistance des bactéries pathogènes aux antibiotiques. Ces constats ont donné lieu à plusieurs publications ainsi qu’à la mise en place d’une unité de recherche en bactériologie, adossée au plateau technique du Laboratoire d’Analyses Médicales de l’Institut et spécialisée dans le génotypage des mécanismes de résistances bactériennes aux antibiotiques. Pour maintenir et développer ses capacités, ce laboratoire mixte – diagnostic et recherche – a souhaité se doter d’un équipement de laboratoire destiné à standardiser la lecture et l’expertise des profils de sensibilité des bactéries aux antibiotiques. Grâce au Rotary Club Paris Quai d’Orsay, l’Institut Pasteur de Bangui a pu faire l’acquisition d’un lecteur d’antibiogrammes Adagio de la société Bio-Rad, ce qui lui permettra de renforcer ses capacités de surveillance et de diagnostic de l’antibiorésistance.

2020-08-30T18:47:57+00:00August 30th, 2020|Actualités|

26 août 2020 – Fin de mission pour le Dr Alain BERLIOZ-ARTHAUD

En service depuis le 3 janvier 2018 comme directeur médical et responsable du Laboratoire des Analyses Médicales de l’Institut Pasteur de Bangui, le Dr Alain BERLIOZ-ARTHAUD a quitté la République Centrafricaine ce mercredi 26 Août. Lors de la cérémonie d’aurevoir à son honneur, ses collaborateurs ont dressé un bilan de sa mission.

Alors que le Laboratoire des Analyses Médicales (LAM) de l’Institut Pasteur de Bangui (IPB) poursuit ses activités avec l’ambition de continuer à aider la population centrafricaine dans les meilleures conditions possibles, la mission du Dr Alain BERLIOZ-ARTHAUD s’achève en Centrafrique. Après deux ans et 7 mois de présence, les moyens consentis et la modernisation du plateau technique du LAM ont été pertinents et efficients. Acteur de référence grâce à un investissement technologique permanent, le LAM entend garantir à chaque patient un accès à la qualité en matière de diagnostic. La confiance placée en l’IPB est grande et a été rappelée durant la crise du covid-19, à travers le rôle du Dr Alain BERLIOZ-ARTHAUD dans la coordination des équipes de techniciens et de la mise à disposition en temps et en heure des résultats d’analyses au Ministère de la Santé. En étroite collaboration avec les autorités de santé, l’IPB poursuit sa mobilisation dans le cadre de cette épidémie de covid-19 et affirme une nouvelle fois son rôle en tant qu’acteur au service de la santé publique.

Faut-il y voir la continuité de l’excellence ? Toujours est-il que le Dr Alain BERLIOZ-ARTHAUD a marqué lors de son arrivée, sa volonté de s’inscrire dans la continuité de son prédécesseur à moderniser le LAM. C’est ainsi qu’une machine GeneXpert 4 modules a été mise en place pour le diagnostic de l’HVC ainsi que 2 GeneXpert de 16 modules pour les charges virales HIV et la réalisation des tests pour les patients suspects de tuberculose. Des équipements qui permettent chaque jour de réaliser un grand nombre d’analyses en appui aux laboratoires de proximité et hospitaliers.

Cette continuité, le Dr Alain BERLIOZ-ARTHAUD l’a évoquée en déclinant un point important : « chaque individu, quel que soit le poste qu’il occupe, mène une mission qui, à son terme, est reprise par son successeur qui la fait évoluer à nouveau. Le cycle est perpétuel, mais chaque période laisse des traces. »

Une évolution qu’il a su affirmer par le modèle de travail qu’il a incarné. L’Institut Pasteur de Bangui lui souhaite beaucoup de satisfaction et d’épanouissement pour le reste de sa carrière.

Le Dr Alain BERLIOZ-ARTHAUD retourne à Cayenne, où il a déjà été en poste pendant 13 ans.

2020-08-28T15:54:25+00:00August 28th, 2020|Actualités|

18 juin 2020 – La République Centrafricaine « Pays libre du poliovirus sauvage »

Le bureau pays en Centrafrique de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a annoncé la nouvelle le 17 juin 2020 sur son compte twitter : la Commission Régionale de Certification pour la Région Africaine a déclaré la République Centrafricaine ” pays libre du poliovirus sauvage “.

 

Il s’agit là d’un accomplissement important.  La République Centrafricaine n’a plus détecté de cas de poliovirus sauvage (PVS) depuis le 08 décembre 2011. Les données du laboratoire de référence régional OMS de la poliomyélite abrité à l’Institut Pasteur de Bangui le certifient. Ce résultat est le fruit de l’engagement, auprès du Ministère de la Santé, des organisations internationales et fondations privées qui ont soutenu financièrement cet effort depuis de longues années y compris l’Institut Pasteur de Bangui.

L’Institut Pasteur de Bangui (IPB) est engagé depuis 1996 à la riposte nationale contre la poliomyélite par la surveillance active intégrée des paralysies flasques aigues. Le laboratoire poliomyélite de l’IPB fait partie du réseau mondial des laboratoires poliomyélite accrédités par l’OMS. Il est pris en compte dans le processus de la certification. L’IPB a pu démontrer pendant toutes ces années que le laboratoire poliomyélite pour le pays est fiable, que toute circulation du poliovirus sauvage peut être détectée à temps dans n’importe quelle partie du pays et que la transmission du poliovirus sauvage a été interrompue.

Bien que la RCA soit touchée par un poliovirus circulant dérivé de souche vaccinale PVDVc de type 2 depuis le 2 mai 2019, le pays a su démontrer l’efficacité de la surveillance, la performance de la vaccination, la performance du laboratoire, la disponibilité du plan de confinement du poliovirus et la disponibilité du plan de riposte en cas de réimportation ainsi que l’absence de cas de PVS après la période de 2011. Ce qui constitue une avancée considérable.

En rappel, la poliomyélite est causée par un virus qui envahit le système nerveux. Elle peut engendrer des paralysies irréversibles en quelques heures et elle touche surtout les enfants en bas âge. La certification de l’éradication de la poliomyélite est réalisée sur une base régionale. Chaque région ne peut être considérée comme certifiée que lorsque tous les pays de la région démontrent l’absence de transmission du poliovirus sauvage pendant au moins trois années consécutives en présence d’une surveillance aux normes recommandés par l’OMS. Sur les six régions de l’OMS, cinq sont déclarées libres de poliomyélite. Il s’agit de la Région Amériques (1994), de la Région Pacifique Occidental (2000), la Région Europe (2002), la Région Asie du Sud-Est (2014) et la Région Afrique (2020). Il ne reste que la Région Méditerranée Orientale.

2020-06-18T18:52:20+00:00June 18th, 2020|Actualités, oms|

3 juin 2020 – Une nouvelle mutation de Plasmodium falciparum dévoilée en République Centrafricaine.

Une nouvelle étude portant sur les marqueurs de résistance aux médicaments chez le parasite du paludisme en République Centrafricaine, publiée dans Malaria Journal, révèle l’absence à Bangui de souches de Plasmodium falciparum portant des mutations décrites dans la résistance à l’artémisinine.  En revanche, cette étude identifie une mutation probablement jamais observée auparavant et dont le phénotype n’est pas encore connu. L’étude a par ailleurs mis en évidence la circulation de Plasmodium ovale en co-infection avec Plasmodium falciparum, l’espèce prépondérante du parasite responsable du paludisme.

En 2018, le nombre de cas de paludisme dans le monde a été estimé à 228 millions. La plupart des cas (213 millions ou 93 %) ont été enregistrés en 2018 en Afrique. Cette même année, dix-neuf pays d’Afrique subsaharienne et l’Inde ont concentré 85% du nombre total de cas dans le monde. Plasmodium falciparum est le parasite du paludisme le plus prévalent en Afrique ; il est en effet à l’origine de 99,7 % des cas de paludisme estimés en 2018. Au niveau mondial, le nombre de décès dus au paludisme a été estimé à 405 000 en 2018 et à elle seule, l’Afrique a enregistré 94 % des décès liés au paludisme dans le monde en 2018. (https://www.who.int/malaria/media/world-malaria-report-2019/fr/)

Le suivi de l’efficacité des antipaludiques est un élément essentiel de la lutte contre le paludisme du fait de l’apparition régulière d’une résistance de Plasmodium falciparum à plusieurs antipaludiques ces dernières décennies. L’émergence et la propagation de la résistance à l’artémisinine, le traitement de première ligne actuel pour le paludisme simple, met en danger les progrès substantiels de l’élimination du paludisme dans le monde.

C’est dans ce contexte que le laboratoire de parasitologie de l’Institut Pasteur de Bangui a réalisé une étude moléculaire pouvant guider la lutte contre le paludisme et répondre au défi de la résistance à l’artémisinine en République Centrafricaine, pays d’endémie palustre. L’objectif était d’estimer la proportion d’isolats de de P. falciparum portant des mutations décrites dans la résistance à l’artémisinine. Cette étude a indiqué l’absence de souches aux mutations associées à la résistance à l’artémisinine à Bangui, capitale de la République Centrafricaine. Dans cette étude, il a été mis en évidence la circulation du Plasmodium ovale en co-infection avec le Plasmodium falciparum. L’observation des marqueurs moléculaires de la résistance aux médicaments chez ces parasites responsables du paludisme a révélé la circulation d’une souche non caractérisée dont on ignore si elle est résistante ou non. Le décryptage de cette souche dans une étude future plus représentative permettra de définir le profil de ce polymorphisme.

L’article a paru dans Malaria Journal le 24 mai 2020 sous le titre « Molecular Assessment of kelch13 Non-Synonymous Mutations in Plasmodium Falciparum Isolates From Central African Republic (2017-2019) ».

2020-06-03T12:17:21+00:00June 3rd, 2020|Actualités, News, Recherche|

14 mai 2020 – Le Dr Guy VERNET visite le site du projet ALERRT de Sibut

Le Dr Guy VERNET assisté du Dr Serge Ghislain DJORIE, Coordonnateur national du projet et une délégation de l’administration de l’IPB étaient dans la ville de Sibut le jeudi 14 mai 2020, pour évaluer le fonctionnement et l’efficience de l’étude FISSA (Febrile Illness in Sub-Saharan Africa) du projet ALERRT (African Coalition for Epidemic Reseach, Response and Training).

Le Dr Franco BANAWANE OUAYO, Médecin Chef de District Sanitaire de KEMO et le Dr Tom Tanguy LOKO II, Médecin Chef de l’Hôpital de Sibut (Investigateur de l’étude FISSA) ont réservé un accueil chaleureux à la délégation de l’Institut Pasteur de Bangui conduite par le Dr Guy VERNET. Le Directeur de l’IPB n’était pas venu les mains vides. Des masques de protection et des solutions hydroalcooliques pour la prévention du covid-19 ont été remis aux quelques personnels soignants présents.

C’est dans la salle de conférence de l’hôpital de District de Sibut qu’une séance de travail a eu lieu. Le nouveau Directeur de l’IPB s’est entretenu en présence des différents responsables des deux Institutions partenaires et de tous les personnels impliqués dans l’étude FISSA. Constater, partager, proposer, telle était la mission que s’était donnée le Directeur Général. Il a pu ainsi apprécier l’évolution de l’étude et identifier ses forces et ses faiblesses.

L’étude FISSA (Febrile Illness in Sub-Saharan Africa) du projet ALERRT (African Coalition for Epidemic Reseach, Response and Training) a officiellement démarré le 03 février 2020 à l’hôpital de District de Sibut. Un second site abritant la même étude a aussi démarré le 13 Février 2020, il s’agit de l’hôpital de District de Boda qui est placé sous la responsabilité technique et scientifique de l’IPB.

Pour rappel, L’étude FISSA vise à déterminer les causes réelles des échecs thérapeutiques ou des décès liés aux maladies fébriles en Afrique sub-saharienne en général et en Centrafrique en particulier. L’Institut Pasteur de Bangui est membre du réseau ALERRT, un consortium de 19 organisations partenaires, 13 pays d’Afrique et 4 pays d’Europe mobilisés pour lutter contre les épidémies en Afrique Sub-saharienne à travers la recherche scientifique, les stratégies de riposte et la formation des personnels soignants. L’Institut Pasteur de Bangui est en charge de la supervision du projet ALERRT en Centrafrique.

Cette visite sur le terrain a permis au Directeur général et sa suite de se rendre compte de l’intérêt de poursuivre les activités dans le cadre de l’étude FISSA et de recueillir les suggestions d’amélioration de la part des acteurs du projet. Elle a également permis de découvrir les locaux dans lesquels les interviews des patients sont conduits.

La délégation de l’IPB a ensuite été reçue par le préfet de KEMO, Madame Lydie GAHORO. Durant cette rencontre, le préfet a félicité l’IPB pour son implication mais surtout son appui au problème de santé publique en Centrafrique, elle en a profité pour soulever d’autres préoccupations notamment la synergie d’action avec l’IPB dans la prévention contre le covid-19. A ces préoccupations, le Directeur Général a apporté des réponses et a rassuré la responsable de la préfecture de KEMO que le message sera porté aux Hautes Autorités en charge de la santé lors de la prochaine réunion conjointe dans la lutte contre le COVID-19.

Pour cet évènement, une interview a été accordée par les journalistes de la radio locale de Sibut lors de laquelle, le Dr Guy VERNET a particulièrement souhaité une communication accrue sur les nombreux projets que l’Institut Pasteur de Bangui met en œuvre en République Centrafricaine tel le projet FISSA à Sibut.

2020-05-21T11:29:59+00:00May 21st, 2020|Actualités, ALERRT, News|

12 mai 2020 – L’Institut Pasteur de Bangui honore au titre de l’année en cours ses employés les plus méritants

Pour promouvoir l’excellence, l’Institut Pasteur de Bangui (IPB) ne manque pas chaque année de récompenser les efforts de son personnel. Au titre de l’année 2019, Christian BANGABELE, Assistant-Comptable, s’est particulièrement illustré par l’excellente qualité de son travail qui lui a valu de bons résultats. Il est désigné “employé de l’année 2019”. Le directeur de l’IPB Dr Guy VERNET a tenu personnellement à le féliciter pour son implication et lui décerner un certificat attestant cette nomination, lors de la cérémonie en comité restreint qui s’est déroulée ce mardi 12 mai 2020 sous les paillotes de l’IPB.

Occupant le poste d’Assistant-Comptable, Christian BANGABELE a été recruté en 2007. Sérieux dans son travail, toujours disponible pour aider ses collègues, il sait demander de l’aide et conseille en cas de besoin. Un vrai professionnel dévoué avec un esprit d’équipe.

Le directeur de l’IPB Dr Guy VERNET, suivi des délégués du personnel, du syndicat de base et des membres de l’administration, a également félicité quatre employés récipiendaires de la médaille du mérite du travail pour cette année 2020. Il s’agit de :

  • Georges YABETA, technicien de laboratoire au service de bactériologie, 30 années de service, médaille d’or ;
  • Jean Denis KOPONDJIA, chauffeur, 31 années de service, médaille d’or ;
  • Romaine YABOUGNAWO, technicienne de laboratoire au service d’hématologie, 34 années de service, médaille d’or ;
  • Rodolphe MAMBELY-NZAKO, Surveillant Général Adjoint du Laboratoire d’Analyses Médicales, 25 années de service, médaille d’argent avec palme.

Cette cérémonie annuelle, dédiée à la promotion de l’excellence, s’est terminée par un buffet concocté par l’Association des Femmes de l’Institut Pasteur de Bangui (AFIPB).

2020-05-15T14:46:22+00:00May 15th, 2020|Actualités, News|