16 novembre 2020 – Pourquoi envisager le diagnostic de l’hépatite E chez les enfants vivants avec le VIH souffrant de malnutrition aigüe sévère en République Centrafricaine ?

Le premier cas documenté d’un enfant malnutri de 36 mois co-infecté VIH/VHE en République Centrafricaine démontre que cette co-infection chez un enfant souffrant de malnutrition aiguë sévère peut accélérer une issue fatale. Il est important de rechercher aussi bien le VHE que les parasites intestinaux chez des enfants malnutris vivants avec le VIH afin d’éviter d’éventuelles complications fatales.

L’infection par le virus de l’hépatite E (VHE) est une cause d’hépatite virale à travers le monde et une préoccupation majeure de santé publique. Le VHE peut donner une hépatite fulminante sévère et surtout dangereuse pour les femmes enceintes. Il existe 4 génotypes du VHE. Les génotypes 1 et 2 sont souvent transmis à travers la consommation d’eau souillée par les matières fécales. Ces génotypes sont ubiquitaires mais rencontrés le plus souvent dans les pays à faible niveau d’hygiène. Le génotype 3 est d’origine zoonotique et plus souvent rencontré dans les pays développés alors que le génotype 4 est plus spécifiquement décrit en Chine.

La caractérisation moléculaire de la souche de VHE isolée chez un enfant de 36 mois infecté par le VIH au Centre Hospitalier Universitaire Pédiatrique de Bangui, a révélé qu’il s’agissait du génotype 3c (doi:10.3390/idr12030017). C’est la première fois que le génotype 3 est isolé en République Centrafricaine bien qu’il soit à l’état endémique dans le pays. De plus, c’est également la première fois, au niveau mondial, que ce génotype soit isolé chez un enfant infecté par le VIH souffrant de malnutrition aiguë sévère. Ce résultat montre que devant des cas de malnutrition aiguë sévère, surtout dans les pays à faible niveau d’hygiène, il est nécessaire de procéder aussi bien à la recherche des parasites intestinaux que du VIH et de VHE afin d’éviter d’éventuelles complications dues à ces virus.

2020-11-16T12:45:59+00:00November 16th, 2020|Actualités, Recherche|

09 novembre 2020 – La toute première série de cas de septicémie néonatale à Burkholderiacenocepacia IIIA jamais rapportée en République centrafricaine

Une étude décrit pour la toute première fois en République Centrafricaine des cas de bactériémie à Burkholderia cenocepacia IIIA jamais rapportés   auparavant chez des nouveau-nés dans une maternité de Bangui et prouve l’efficacité de l’analyse de séquence multilocus (MLSA) pour l’identification précise de l’espèce Burkholderia cenocepacia.

Les bactéries du complexe Burkholderia cenocepacia (Bcc) sont des agents pathogènes humainspouvant entraîner des infections sévères chez les personnes atteintes de mucoviscidose et chez les immunodéprimés. Elles ont une transmissibilité élevée en milieu hospitalier, une résistance intrinsèque à de nombreux antibiotiques et peuvent survivre en présence de certains désinfectants. L’analyse biochimique des espèces parmi les Bcc est peu discriminante et conduit souvent à des erreurs d’identification. Les cas pédiatriques sont rarement rapportés, encore plus dans les pays en développement.

Du 07/01/2018 au 08/02/2018, dans une maternité de Bangui, cinq nouveau-nés , par accouchement vaginal (4) et césarienne (1)  elles ont été admises à la maternité néonatale en raison d’un risque d’infection (deux nouveau-nés), d’asphyxie sévère (un) ou de prématurité (un). Lors de l’admission, ils ont tous été suspectés de septicémie, présentant une fièvre traitée par ampicilline et gentamicine (antibiothérapie de première intention selon le protocole clinique). Ils ont tous été changés en deuxième ligne pour lacéfotaxime, après au moins 48 heures de première ligne. Quatre des nouveau-nés ont guéri, tandis que le cinquième est décédé.

Des échantillons de sang ont été prélevés sur ces enfants symptomatiques après 48 heures de non-réponse à la première ligne et soumis au laboratoire de bactériologie de l’Institut Pasteur de . Tous les échantillons étaient positifs en bactériologie conventionnelle pour un bacille Gram négatif identifié comme Burkholderia cepacia par API 20NE. De plus, les souches étaient résistantes à la pipéracilline, à la ticarcilline-clavulanate, à la ceftazidime, au céfépime, à l’imipénem et à la gentamicine, mais trois isolats sont restés sensibles au cotrimoxazole.  Comme B. cepacia n’avait jamais été isolé auparavant à partir d’une hémoculture en RCA, nous avons choisi d’identifier la souche en utilisant le typage moléculaire. Une expérience de séquençage de fusil de chasse du génome entier et l’assemblage des cinq colorants, nommés 18-0020, 18-0021, 18-0022, 18-0023 et 18-0024, a été réalisée en utilisant la technique de séquençage de nouvelle génération (NGS) (Illumina Miseq) ]. L’arbre de Neighbor-Joining (NJ) dérivé des séquences des gènes atpD, gltB, gyrB, recA, lepA, phaC, trpB a montré que les cinq isolats appartiennent à Burkholderia cenocepacia IIIA. Les cinq isolats étaient identiques à 100% pour chaque partie interne des gènes domestiques sélectionnés.

Cette étude https://www.panafrican-med-journal.com/content/article/36/330/fullest une grande première en Centrafrique et représente un grand espoir dans la lutte contre ces infections néonatales contres lesquelles les cliniciens sont relativement impuissants. Elle démontre également l’application d’une méthode moléculaire basée sur le schéma MLSA pour identifier avec précision l’espèce B. cenocepacia III A car les méthodes phénotypiques basées sur l’analyse biochimique se sont avérées non appropriées pour l’identification Bcc.

2020-11-09T14:44:27+00:00November 9th, 2020|Actualités, Recherche|

07 novembre 2020 – Comment la septième épidémie de Vibrio cholerae O1 sous-lignées a eu lieu en République centrafricaine de 1997 à 2016 ?

Une étude phylogénétique révèle la généalogie de la bactérie Vibrio cholerae à l’origine des quatre flambées de choléra connues en République centrafricaine entre 1997 et 2016. L’étude a montré que les isolats de flambée étaient de Vibrio cholerae O1 sérotype Inaba de trois septièmes sous-lignées de la septième épidémie tous originaires d’Afrique de l’Ouest (sous-lignées T7 et T9) ou de la Région des Grands Lacs Africains.

La souche de sérogroupe Vibrio cholerae O1 est une bactérie à Gram négatif causant le choléra, une maladie d’origine hydrique et alimentaire ayant un potentiel épidémique et pandémique. Cette infection intestinale aiguë peut provoquer chez les patients une déshydratation conduisant à la mort. Vibrio cholerae O1 se divise en deux sérotypes, Inaba et Ogawa.

La République Centrafricaine (RCA) a été confrontée à quatre flambées de choléra entre 1997 et 2016. Le premier épisode de l’épidémie de choléra s’est déclaré entre temps en 1997 dans la localité de Ngaoundaï, une zone frontalière avec le Tchad. Le 30 septembre 2011, elle a resurgi dans le sud-est du pays touchant quelques zones frontalières avec la RDC dans la préfecture sanitaire de la Lobaye puis dans l’Ombella Mpoko, dans les villages de Sédalé, Ngbango, Bongo et Zinga situés le long du fleuve. La troisième épidémie de choléra a été déclarée le 10 août 2016. Elle a débuté à Djoukou, une région située le long de la rivière Oubangui à 100 km en amont de la capitale, Bangui. Dans cette région, les populations ont peu ou pas accès à l’eau potable et utilisent la rivière Oubangui comme source principale d’approvisionnement en eau. Des personnes contaminées voyageant à bord de bateaux surpeuplés ont transporté la bactérie en aval. La quatrième épidémie a été déclarée le 15 octobre 2016 dans le village de Gbabaté située sur le fleuve Oubangui dans la sous-préfecture de Kouango.

Les données phylogénétiques ont montré que les souches 7PET à l’origine des flambées de choléra de 2011 et 2016 en RCA se sont propagées de la Région des Grands Lacs Africains à la partie occidentale de la RDC et de la RCA.

Sauf lors de l’épidémie dans le nord-ouest de la RCA en 1997, tous les cas de choléra ont été signalés le long ou à proximité de la rivière Oubangui, ce qui suggère que les souches de 7PET se sont probablement déplacées de zone en zone le long des routes commerciales et avec le déplacement des populations humaines.

La septième pandémie de choléra (dont on fixe le début à 1961)1 est l’épidémie de choléra actuellement en cours. Elle est due au Vibrio cholerae (vibrion cholérique), qui sévit sous forme de vagues épidémiques successives dans une partie du monde depuis les années 1960, notamment dans plusieurs pays en développement où manquent les accès à l’eau propre et à l’assainissement, comme la République démocratique du Congo et Haïti2 ; cette épidémie n’est toujours pas maitrisée en 2018 (1 304 décès ont été répertoriés en 2015). (Source wikipédia)

L’étude « Septième épidémie de Vibrio cholerae O1 sous-lignées en République centrafricaine, 1997-2016 » a cherché à mieux comprendre comment cette souche a circulé en République Centrafricaine.

2020-11-07T11:43:26+00:00November 7th, 2020|Actualités, Recherche|

05 novembre 2020 – Le Dr Guy VERNET organise le traditionnel « pot du directeur général »

Le Directeur général de l’Institut Pasteur de Bangui Dr Guy VERNET a été ravi d’organiser le traditionnel « pot du DG », ce rituel incontournable qui marque la prise de fonction des nouveaux directeurs. C’est le vendredi 16 octobre 2020, devant un parterre d’environs 200 invités (employés et prestataires de service) répartis en groupes de 15 personnes sous des tentes pour respecter les mesures barrières au covid-19, que ce pot a été organisé dans les jardins de l’Institut Pasteur de Bangui. Le traiteur retenu pour l’occasion était l’Association des Femmes de l’Institut Pasteur de Bangui.

Après les discours de bienvenue des délégués du personnel sortants, du bureau syndical de base de l’IPB, puis des délégués du personnel nouvellement élus, le Directeur général a pu présenter les grands axes de son plan d’objectif sur 4 ans au personnel de l’IPB lors de son mot de circonstance. Il a terminé en présentant le nouveau Directeur Administratif et Financier Mr Franck WACKERS et a laissé place au sortant M. Serge VANDERBREEDE pour son mot d’aurevoir. Durant la convivialité autour du buffet et l’ambiance assurée par le groupe de danse « A SIA OUALI », le directeur général a fait le tour de toutes les tentes pour se présenter à chacun de ses invités.

2020-11-05T14:56:20+00:00November 5th, 2020|Actualités|

13 octobre 2020 – Comment l’étude AFRIBIOTA enrichit la culture en santé publique de la population centrafricaine

L’étude AFRIBIOTA conduite en République Centrafricaine de 2017 à 2019 par l’Institut Pasteur de Bangui a approfondi notre compréhension sur les mécanismes fondamentaux des interactions hôte-microbiote dans la dénutrition infantile. Elle a permis l’identification des bactéries qui interagissent le plus avec la muqueuse intestinale. L’étude a été publiée dans le Journal “Microbiome” le 27 Juillet 2020 https://microbiomejournal.biomedcentral.com/articles/10.1186/s40168-020-00890-1 et pour mieux comprendre, le film d’annonce est à découvrir sur youtube  https://youtu.be/Dlt6QR4qUnQ

La dénutrition infantile est le fait qu’un enfant soit dans un état maladif dû au déséquilibre entre les apports nutritionnels et les besoins de son organisme. Ce problème mondial de santé publique est souvent associé à un mauvais assainissement et à une perturbation de la flore intestinale ou microbiote (la communauté de microbes qui peuple notre intestin). L’immunoglobuline (Ig) A, une protéine jouant le rôle de barrière empêchant la plupart des pathogènes de se lier aux cellules des muqueuses, est secrétée par l’intestin et intervient dans le bon équilibre du microbiote. L’étude AFRIBIOTA a cherché à déterminer si la dénutrition chronique traduit par le retard de croissance ou l’inflammation intestinale était associée à la reconnaissance des anticorps du microbiote (immunoglobuline Ig A). L’étude avait pour but d’élucider les mécanismes biologiques qui contribuent à la malnutrition chronique chez les enfants de 2-5 ans en utilisant deux populations géographiquement distinctes, à Antananarivo (Madagascar) et à Bangui (République Centrafricaine). Il en résulte que les enfants présentant un retard de croissance avaient une plus grande proportion de bactéries ciblées par les IgA par rapport aux enfants sans retard de croissance. Cette tendance était cohérente dans les deux pays, malgré un ciblage IgA global plus élevé à Madagascar. Les enfants sous-alimentés sont porteurs d’une forte charge d’agents pathogènes intestinaux et de pathobiontes (bactéries rendant malade seulement sous certaines conditions). Deux pathobiontes putatifs, Haemophilus, qui peut provoquer des maladies respiratoires et Campylobacter, responsable de diarrhées, étaient majoritairement ciblés par les IgA intestinales.

Cette étude a également mis en évidence d’autres résultats intéressants sur les facteurs associés à la malnutrition chronique chez les enfants à bas âge dans ces deux pays ainsi que les facteurs de risque liés à l’anémie chez les enfants de 2-5 ans en République centrafricaine.

2020-10-23T10:38:08+00:00October 23rd, 2020|Actualités, AFRIBIOTA, Recherche|

vendredi 2 octobre 2020 – Cérémonie de lancement de la campagne de vaccination des animaux de compagnie contre la rage à Bangui.

L’événement organisé par le Ministère de l’élevage et de la Santé Animale a réuni les représentants du Ministère de la Santé et de la Population, de l’UNICEF, de la FAO et le Directeur de l’Institut Pasteur de Bangui.

1000 animaux de compagnie (chiens, chats et singes) ont pu être vaccinés grâce à un don de doses de vaccins de la FAO, la logistique étant assurée par le Ministère de l’Élevage et de la Santé et l’UNICEF. Les interventions ont rappelé la nécessité de consulter le Centre Antirabique de l’Institut Pasteur en cas de morsure d’un animal pour se faire dépister et recevoir gratuitement le traitement adapté. Une vaste campagne de vaccination des animaux domestiques en 2017 a donné de bons résultats, le nombre de suspicions de rage ayant significativement diminué. Cet effort doit être poursuivi. Néanmoins, la pandémie de COVID-19 a un impact sur la notification des cas suspects et la rage reste une priorité de santé publique en RCA.

La journée mondiale contre la rage de 2020 met en lumière la nécessité de collaborer et la vaccination des animaux de compagnie requiert une approche collaborative de type « Une seule santé » (OneHealth).

2020-10-06T16:50:54+00:00October 6th, 2020|Actualités, News|

28 septembre 2020 – Journée Mondiale contre la rage : Quel rôle joue l’Institut Pasteur de Bangui en République Centrafricaine ?

Le 28 septembre 2020 s’est tenue la 14ème Journée Mondiale contre la Rage. Cette année le thème de la journée était centré sur la vaccination et la collaboration suivant le principe « Un monde, une santé ». Aujourd’hui, en République Centrafricaine, la rage tue encore les humains et les animaux. Depuis sa création en 1961, l’Institut Pasteur de Bangui est au chevet de la population centrafricaine en s’investissant dans les efforts de prévention et de lutte contre la rage, la sensibilisation à la maladie et le renforcement du système de surveillance et de contrôle de la maladie. Grâce à son Centre Antirabique pour la prévention et le traitement de la Rage, l’Institut Pasteur de Bangui procure gratuitement des prophylaxies post-exposition aux personnes qui en ont besoin et sauve ainsi des vies.

La rage est un problème majeur de santé publique en République Centrafricaine. L’institut Pasteur de Bangui est le Centre National de Référence et le Centre Collaborateur OMS de la rage en République Centrafricaine. A ce titre, en , il a enregistré 1533 animaux mordeurs, 1555 personnes mordues parmi lesquelles 1539 ont été vaccinées. Sur un total de 13 prélèvements de cerveaux d’animaux mordeurs fortement suspects de rage adressés au laboratoire, 9 étaient positifs. Suite à la campagne de vaccination canine, les résultats jusqu’à mi-mars 2020 sont de 369 animaux mordeurs, 362 personnes mordues parmi lesquelles 312 ont été vaccinées. Sur un total de 5 prélèvements de cerveaux d’animaux mordeurs fortement suspects de rage adressés au laboratoire, 2 étaient positifs. Ces données montrent que les campagnes de vaccination de masse des chiens réduisent sensiblement le cycle infectieux entre l’animal et l’homme.

2020-09-29T17:31:40+00:00September 29th, 2020|Actualités, News|

15 Septembre 2020 – Visite de l’Ambassadeur de France Jean-Marc GROSGURIN à l’Institut Pasteur de Bangui

L’Ambassadeur, haut représentant de la République française auprès de la République centrafricaine, Jean-Marc GROSGURIN visite l’Institut Pasteur de Bangui à la suite de sa nomination le 05 septembre 2020, accompagné du Chef du Service de Coopération et d’Actions Culturelles de l’Ambassade, Louis ESTIENNE également nouvellement nommé.

Accueilli par le directeur de l’Institut Pasteur de Bangui Dr Guy VERNET et son équipe de direction dans le respect des mesures barrières au covid-19, l’Ambassadeur, après une brève présentation des activités, a pris le temps de visiter les principaux services (laboratoire et recherche).

Les liens entre la France et la République Centrafricaine sont historiques et faits de valeurs communes. Les activités de recherches de l’Institut Pasteur demeurent pertinentes et son engagement face aux proportions importantes des besoins d’appui en santé publique est indéfectible à la grande satisfaction du diplomate.

La visite a été l’occasion pour le Dr Guy VERNET de décliner les grands axes stratégiques pour les perspectives des cinq prochaines années visant à promouvoir la coopération dans davantage de domaines ciblés au profit de la population centrafricaine.

2020-09-16T07:30:30+00:00September 16th, 2020|Actualités, News|

31 août 2020 – Le Rotary Club finance un lecteur d’antibiogrammes ADAGIO pour l’Institut Pasteur de Bangui

L’institut Pasteur de Bangui est actuellement un des rares établissements implantés en République Centrafricaine en capacité d’effectuer des analyses de bactériologie médicale à des fins diagnostiques et épidémiologiques. A ce titre, il joue un rôle d’observatoire des tendances et émergences microbiologiques. Depuis plus de 10 ans, il observe ainsi l’apparition et l’extension du phénomène de résistance des bactéries pathogènes aux antibiotiques. Ces constats ont donné lieu à plusieurs publications ainsi qu’à la mise en place d’une unité de recherche en bactériologie, adossée au plateau technique du Laboratoire d’Analyses Médicales de l’Institut et spécialisée dans le génotypage des mécanismes de résistances bactériennes aux antibiotiques. Pour maintenir et développer ses capacités, ce laboratoire mixte – diagnostic et recherche – a souhaité se doter d’un équipement de laboratoire destiné à standardiser la lecture et l’expertise des profils de sensibilité des bactéries aux antibiotiques. Grâce au Rotary Club Paris Quai d’Orsay, l’Institut Pasteur de Bangui a pu faire l’acquisition d’un lecteur d’antibiogrammes Adagio de la société Bio-Rad, ce qui lui permettra de renforcer ses capacités de surveillance et de diagnostic de l’antibiorésistance.

2020-08-30T18:47:57+00:00August 30th, 2020|Actualités|

26 août 2020 – Fin de mission pour le Dr Alain BERLIOZ-ARTHAUD

En service depuis le 3 janvier 2018 comme directeur médical et responsable du Laboratoire des Analyses Médicales de l’Institut Pasteur de Bangui, le Dr Alain BERLIOZ-ARTHAUD a quitté la République Centrafricaine ce mercredi 26 Août. Lors de la cérémonie d’aurevoir à son honneur, ses collaborateurs ont dressé un bilan de sa mission.

Alors que le Laboratoire des Analyses Médicales (LAM) de l’Institut Pasteur de Bangui (IPB) poursuit ses activités avec l’ambition de continuer à aider la population centrafricaine dans les meilleures conditions possibles, la mission du Dr Alain BERLIOZ-ARTHAUD s’achève en Centrafrique. Après deux ans et 7 mois de présence, les moyens consentis et la modernisation du plateau technique du LAM ont été pertinents et efficients. Acteur de référence grâce à un investissement technologique permanent, le LAM entend garantir à chaque patient un accès à la qualité en matière de diagnostic. La confiance placée en l’IPB est grande et a été rappelée durant la crise du covid-19, à travers le rôle du Dr Alain BERLIOZ-ARTHAUD dans la coordination des équipes de techniciens et de la mise à disposition en temps et en heure des résultats d’analyses au Ministère de la Santé. En étroite collaboration avec les autorités de santé, l’IPB poursuit sa mobilisation dans le cadre de cette épidémie de covid-19 et affirme une nouvelle fois son rôle en tant qu’acteur au service de la santé publique.

Faut-il y voir la continuité de l’excellence ? Toujours est-il que le Dr Alain BERLIOZ-ARTHAUD a marqué lors de son arrivée, sa volonté de s’inscrire dans la continuité de son prédécesseur à moderniser le LAM. C’est ainsi qu’une machine GeneXpert 4 modules a été mise en place pour le diagnostic de l’HVC ainsi que 2 GeneXpert de 16 modules pour les charges virales HIV et la réalisation des tests pour les patients suspects de tuberculose. Des équipements qui permettent chaque jour de réaliser un grand nombre d’analyses en appui aux laboratoires de proximité et hospitaliers.

Cette continuité, le Dr Alain BERLIOZ-ARTHAUD l’a évoquée en déclinant un point important : « chaque individu, quel que soit le poste qu’il occupe, mène une mission qui, à son terme, est reprise par son successeur qui la fait évoluer à nouveau. Le cycle est perpétuel, mais chaque période laisse des traces. »

Une évolution qu’il a su affirmer par le modèle de travail qu’il a incarné. L’Institut Pasteur de Bangui lui souhaite beaucoup de satisfaction et d’épanouissement pour le reste de sa carrière.

Le Dr Alain BERLIOZ-ARTHAUD retourne à Cayenne, où il a déjà été en poste pendant 13 ans.

2020-08-28T15:54:25+00:00August 28th, 2020|Actualités|