8 mars 2019 – Journée Internationale de la Femme

Dans le cadre de la Journée Internationale des Femmes, l’Association des Femmes de l’Institut Pasteur de Bangui (AFIPB) était auprès des enfants malnutris admis au Complexe Pédiatrique de Bangui. Les femmes de l’association ont porté assistance aux mères et communiqué sur la malnutrition. Selon la présidente de l’AFIPB, il est question d’apporter un soutien moral et physique à ces familles (mère-enfant) vulnérables. C’est dans ce cadre que l’association a remis des dons en produits de première nécessité aux malades. L’AFIPB a profité de l’opportunité de la Journée Internationale de la Femme pour valoir son engagement envers la responsabilité sociale.

2019-05-06T10:38:40+00:00March 28th, 2019|Actualités|

1er mars 2019 – Le projet AFRIBIOTA, pour mieux comprendre les mécanismes sous-jacents de la malnutrition chronique, est officiellement clôturé

Le 1er mars 2019 a eu lieu la cérémonie officielle de clôture du projet AFRIBIOTA en République Centrafricaine. Cette cérémonie a été précédée d’ateliers de restitution scientifique tenus du 28 février au 1er mars 2019. La clôture officielle du projet AFRIBIOTA a réuni ses prestataires de service, des représentants des participants à l’étude et les autorités locales conduites par le Ministre de la Santé et de la population Dr Pierre SOMSE et le Ministre de la Recherche Scientifique et de l’innovation technologique Mme Ginette AMARA.

Au terme de quatre années de travail, le projet AFRBIOTA financé par la Fondation Total (bailleur principal), l’Institut Pasteur, la Fondation Gates, la Fondation Odyssey Re, le Fonds National Suisse, la Fondation Nutricia et la Fondation Petram est arrivé à son terme. La cérémonie de clôture s’est tenue le 1er mars 2019 à l’Hôtel OUBANGUI dans la ville de Bangui, réunissant un large public composé de membres des autorités locales et nationales, des collectivités locales et des communautés environnantes, des représentants des donateurs, d’ONG et des représentants des participants à l’étude en particulier.

La cérémonie a démarré par les restitutions du directeur du Complexe Pédiatrique de Bangui Pr Jean Chrysostome Gody, Pr Louis BAINALILAGO anthropologue, Dr Gilles TAMARA-VERNICK anthropologue et le coordonnateur du projet Pr Philippe SANSONETTI. Par la suite, une brève présentation du projet et de ses réalisations majeures a été effectuée par l’investigateur principal et promoteur du projet, Le Dr Pascale VONAESCH.

Des discours ont été prononcés par le directeur de l’Institut Pasteur de Bangui Dr Jean-Pierre LOMBART, le Maire de la municipalité de Bangui M. Emile Gros Raymond NAKOMBO, le Ministre de la recherche scientifique et de l’innovation technologique Mme Ginette AMARA et le ministre de la santé publique et de la population Dr Pierre SOMSE.

La malnutrition chronique pédiatrique, problème de santé publique en RCA

Selon les résultats de l’Enquête nationale sur la sécurité alimentaire (ENSA) effectuée à la fin de l’année 2017, l’accès à la terre ne garantit pas à la population de pratiquer l’agriculture. Faute de revenus suffisants auprès des ménages, l’accès aux aliments, à une nourriture saine, nutritive et suffisante reste un grand défi ; 17% de la population ont un score de consommation pauvre alors que 28% d’entre elle ont un score de consommation alimentaire limite.

Jusqu’à 2,1 millions de personnes sur les 4,7 millions d’habitants, souffrent d’insécurité alimentaire selon l’Enquête nationale de la sécurité alimentaire (ENSA) publiée en janvier. Une récente enquête nutritionnelle nationale (SMART) montre également des taux alarmants de malnutrition chez les très jeunes enfants : 7,1% de malnutrition aiguë globale chez les enfants âgés de 6 à 59 mois.

Le ministre de la santé Dr Pierre SOMSE, a rappelé lors de l’inauguration du centre de renutrition thérapeutique, que la malnutrition est un problème majeur en Centrafrique : « Un enfant sur six souffre de malnutrition aigüe. Là, je ne parle pas des autres enfants qui ont des malnutritions modérées. Un enfant sur 20 risque de mourir de malnutrition en République Centrafricaine. Donc c’est une question qui est cruciale. »

Mais, nous le savons désormais, la malnutrition chronique n’est pas uniquement liée à des problèmes d’alimentation, mais également à des problèmes immunitaires et d’inflammation chronique de l’intestin dont on ne connaît pas encore tous les mécanismes.

Vers une nouvelle approche de la malnutrition en RCA

Cet événement célèbre cinq années de collaboration couronnées de succès. Un travail d’équipe des Instituts Pasteur de Paris, de Madagascar, de Bangui et leurs partenaires hospitaliers, en collaboration avec l’université de la Colombie-Britannique (UBC à Vancouver), l’INSERM et le Collège de France qui permet de revoir la problématique de malnutrition en Centrafrique.

L’étude a porté des fruits, notamment sur le plan scientifique, avec des premiers résultats publiés le 20 août 2018 dans la revue internationale PNAS qui révèle les désordres subis par le microbiote des enfants malnutris, ainsi que l’existence d’une signature bactérienne intestinale surprenante, caractérisée par la présence massive de bactéries de la flore oro-pharyngée. De nombreuses autres publications sont prévues dans les mois et années à venir.

Sur le plan de la santé publique, l’étude de la prévalence et les différents facteurs de risque liés au retard de croissance, laisse entrevoir des possibilités d’interventions, en particulier prophylactiques, afin d’éliminer ce syndrome de « stunting », de retard de croissance.

L’étude a donné lieu à des recommandations aux autorités locales concernées qui se sont engagées à mettre en place les dispositifs et conditions favorables à la pérennisation des acquis du projet au bénéfice des populations centrafricaines.

Des défis encore à relever

Si dans l’ensemble le bilan est très positif, le plus important reste cependant à venir : traduire ces découvertes par des traitements efficaces pour permettre à tous les enfants d’avoir une croissance saine. Afribiota 1 nous a offert des pistes de déchiffrage, de compréhension de la maladie, Afribiota 2 sera un programme d’action pour la prévention et le traitement de la malnutrition chronique pédiatrique.

Des dispositions pour l’avenir

Le projet tire à sa fin mais l’Institut Pasteur et son réseau international continuent de s’investir autour des microbiotes, ces interfaces homme-microbe dont le rôle physiopathologique est capital et imparfaitement connu.

D’autres études, telle que MALINEA qui a pour objectif d’améliorer la gestion de la malnutrition aiguë modérée chez les enfants âgés de 0 à 2 ans en agissant sur les infections intestinales et en explorant les interactions entre malnutrition et modification du microbiome intestinal, continuent de se poursuivre en République Centrafricaine.

2019-05-06T10:53:05+00:00March 4th, 2019|Actualités, AFRIBIOTA, Recherche|

26 février 2019 – A propos d’un cas inhabituel de méningite à Burkholderia cepacia multirésistant en République Centrafricaine

Le laboratoire de bactériologie de l’Institut Pasteur de Bangui rapporte une observation rare de méningite à Burkholderia cepacia.

 

Burkholderia cepacia est une bactérie de l’environnement, naturellement résistante à de nombreux antibiotiques. Habituellement non pathogène, elle provoque parfois des infections opportunistes chez les personnes à l’état de santé fragilisé. Cette espèce bactérienne, dont certaines souches présentent un potentiel épidémique, est également responsable d’infections nosocomiales problématique car difficiles à traiter.

En mars 2016, un garçon de trois ans, résidant dans le village de Bongonon, dans le nord de la République centrafricaine, présentant un syndrome méningé fébrile (fièvre, raideur de la nuque et altération de l’état général) a été hospitalisé dans les locaux de MSF-Espagne. Dans le cadre de l’activité saisonnière de surveillance de la méningite, un échantillon du liquide céphalorachidien du patient a été envoyé au laboratoire de bactériologie de l’Institut Pasteur de Bangui. En l’absence de prélèvement sanguin, il n’a pas été possible de déterminer le statut VIH du patient.

 

Les résultats de la mise en culture bactériologique, confirmés par le séquençage, ont mis en évidence une souche de Burkholderia cepacia résistante à la plupart des antibiotiques, à l’exception du cotrimoxazole. Il s’agit du premier cas publié de méningite causée par Burkholderia cepacia en République Centrafricaine et dans les pays en développement. Lire la publication

2019-05-06T10:37:03+00:00February 26th, 2019|Actualités, Recherche|

12 février 2019 – Actualités de la surveillance de la grippe humaine en Centrafrique

Le Centre National de Référence pour la grippe (CNRG -Institut Pasteur de Bangui) a réuni 23 acteurs de la surveillance épidémiologique de la grippe dans un atelier de recyclage et de restitution au titre du 1er trimestre 2019. Le Chef de service de la Surveillance intégrée des Maladies et de Gestion des Urgences de santé Publique, le Dr Maurice BAWA et le Dr Ernest KALTHAN, Chef de service de la surveillance épidémiologique et de la gestion des urgences en santé publique, ont pris part à cette réunion. Tous deux sont nouvellement nommés à l’issue du mouvement dans les rangs des cadres du Département de la Santé publique et des personnels de santé cette année.

L’atelier était animé par le Directeur du Centre National de Référence de la grippe Dr Emmanuel NAKOUNE et le bio-staticien Brice YAMBIYO du service d’épidémiologie de l’Institut Pasteur de Bangui. Il a regroupé les médecins et techniciens de laboratoire des 5 sites sentinelles (Complexe Pédiatrique de Bangui, Centre de santé St Joseph, Centre de santé de Pissa, Centre de santé Boali et Hôpital de district de Bossembelé).

A l’exception du site sentinelle de Pissa, tous les responsables en charge de sites sentinelles ont été renouvelés, cette réunion était donc l’occasion d’un premier échange avec ces nouveaux acteurs du réseau de surveillance. En plus des exposés techniques et des échanges, le Dr Maurice BAWA a procédé au compte rendu de sa mission à l’atelier régional sur la surveillance épidémiologique de la grippe, tenu du 04 au 08 février 2019 à Brazzaville.

La République Centrafricaine au sein du réseau mondial de surveillance virologique de la grippe

L’OMS a identifié la République Centrafricaine comme pays ayant la capacité de poser un diagnostic virologique de la grippe. De ce fait, un réseau de surveillance épidémiologique des virus grippaux, comptant aujourd’hui 5 sites sentinelles, a été mis en place depuis 10 ans. Son activité consiste essentiellement à récolter chez les patients du matériel biologique (écouvillons des sécrétions nasales ou pharyngées) pour la recherche du virus par des techniques de cultures cellulaires et moléculaires. Le CNRG transmets les virus isolés 2 fois par an à l’OMS pour évaluer leur intérêt pour la formulation vaccinale annuelle.

Des données épidémiologiques encore parcellaires

En République Centrafricaine, le système de surveillance n’était pas national jusqu’en 2018. De fait les données collectées ne sont pas représentatives de l’ensemble du territoire centrafricain et le pays est encore loin de pouvoir estimer la sévérité, le fardeau et la saisonnalité de la grippe.

La mortalité due à la grippe, en cause primaire, ou secondaire en cas de surinfections bactériennes, en particulier chez les patients d’état général précaire, n’est à ce jour pas connue, compte tenu du faible nombre de cas confirmés et de la multitude des diagnostics différentiels possibles.

De ce qui précède, il apparait nécessaire d’associer les surveillances syndromiques et virologiques pour mieux apprécier le niveau de circulation des virus Influenza en RCA, identifier leurs types et sous-types et décrire les autres virus respiratoires présents. Jusque-là, un seul des cinq sites sentinelles surveillait les pathogènes impliqués dans les Infections Respiratoires Aigües Sévères (IRAS).

Pour améliorer la surveillance virologique, l’OMS a élaboré des plateformes d’analyse de données (FluNet et FluId) opérationnelles en RCA, respectivement en 2017 et 2018. Deux autres, (PISA et BoD) sont en expérimentation pour l’évaluation de la sévérité de la grippe et l’estimation de son fardeau.

2019-05-06T11:07:58+00:00February 21st, 2019|Actualités, ASIDE, oms|

07 février 2019 – VIH-1 : Améliorer la prise en charge en République Centrafricaine

Le Dr Vincent LACOSTE de l’Institut Pasteur (Paris), actuellement en mission en République Centrafricaine, met en place une nouvelle compétence au Laboratoire d’Analyses Médicales de l’Institut Pasteur de Bangui. En complément de la détermination de la charge virale du virus de l’immunodéficience humaine de type 1 (VIH-1), cette nouvelle analyse vise à identifier les résistances du VIH aux médicaments antirétroviraux (ARV) chez les personnes infectées par le virus. Cette mission est financée par l’Initiative 5% – canal 1 du Fonds Mondial gérée par Expertise France.

 

Un besoin actuel dans la prise en charge des personnes vivant avec le VIH-1 (PVVIH) en Centrafrique

L’objectif 90-90-90 de l’Onusida vise à ce que d’ici 2020 : (1) 90% des PVVIH soient diagnostiquées ; (2) 90% des personnes diagnostiquées soient sous traitement antirétroviral (ARV) ; (3) 90% des personnes sous traitement aient une virémie contrôlée.
Depuis 2017, la quantification de la charge virale est réalisée en RCA à l’Institut Pasteur de Bangui et au Laboratoire National grâce au soutien du Fonds Mondial. Avec un recul de près de 2 ans, on constate qu’une proportion importante des PVVIH suivies reste en échec virologique, malgré les traitements ARV.
L’atteinte du 3ème objectif nécessite aujourd’hui la réalisation des tests génotypiques pour la recherche des mutations associées à la résistance du virus aux ARV chez les patients en échec et valider les traitements de seconde intention.

 

La mise en place du génotypage des résistances aux ARV du VIH-1

Menée par le Dr Vincent LACOSTE de l’Institut Pasteur (Paris)Le Dr Vincent LACOSTE de l’Institut Pasteur (Paris), actuellement en mission en République Centrafricaine, met en place une nouvelle compétence au Laboratoire d’Analyses Médicales de l’Institut Pasteur de Bangui. En complément de la détermination de la charge virale du virus de l’immunodéficience humaine de type 1 (VIH-1), cette nouvelle analyse vise à identifier les résistances du VIH aux médicaments antirétroviraux (ARV) chez les personnes infectées par le virus. Cette mission est financée par l’Initiative 5% - canal 1 du Fonds Mondial gérée par Expertise France., une mission de 2 mois en Centrafrique vise à mettre en place une nouvelle analyse complémentaire dans le but d’identifier les résistances du VIH-1 aux médicaments antirétroviraux. Cette analyse sera disponible au Laboratoire d’Analyses Médicales de l’Institut Pasteur de Bangui à partir du mois d’avril 2019. Sa mise en place comprend la formation de 2 personnels du service, un biologiste médical et un technicien.Le Dr Vincent LACOSTE de l’Institut Pasteur (Paris), actuellement en mission en République Centrafricaine, met en place une nouvelle compétence au Laboratoire d’Analyses Médicales de l’Institut Pasteur de Bangui. En complément de la détermination de la charge virale du virus de l’immunodéficience humaine de type 1 (VIH-1), cette nouvelle analyse vise à identifier les résistances du VIH aux médicaments antirétroviraux (ARV) chez les personnes infectées par le virus. Cette mission est financée par l’Initiative 5% - canal 1 du Fonds Mondial gérée par Expertise France. Cette action se place dans le contexte de l’aide financière apportée à la RCA par le Fonds Mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.
La technique en cours de déploiement est basée sur le protocole de l’ANRS (Agence publique française de recherches sur le sida et les hépatites virales). Elle repose sur l’étude des gènes du virus codant pour les 3 cibles enzymatiques principales des ARV : la rétrotranscriptase, la protéase et l’intégrase.

En complément, l’analyse des séquences géniques virales permettra l’identification du sous-type de VIH-1, information qui participe à l’amélioration des connaissances épidémiologiques locales.

2019-05-06T11:11:41+00:00February 7th, 2019|Actualités, Santé - Nos expertises, VIH|

25 janvier 2019 – Cérémonie des vœux au personnel de l’Institut Pasteur de Bangui

La traditionnelle cérémonie des vœux, s’est déroulée vendredi 25 janvier en début d’après-midi dans le jardin de l’Institut Pasteur de Bangui. C’est devant tout le personnel réuni que le Dr Jean-Pierre LOMBART, directeur de l’Institut Pasteur de Bangui, en présence des membres de son administration, a adressé tous ses vœux de bonne année 2019. Puis il a poursuivi avec une sommaire rétrospective des actions menées en 2018 sans manquer de féliciter l’ensemble du personnel pour son professionnalisme et son implication.
Enfin, il a invité l’assistance à partager le buffet offert par la direction qui a compté beaucoup de monde autour de la table pour ce repas préparé et servi par une ancienne pasteurienne à la retraite reconvertie en traiteur.

2019-05-29T02:42:56+00:00January 28th, 2019|Actualités|

25 janvier 2019 – L’étude MITICA en Centrafrique franchit une nouvelle étape

 

Les inclusions à l’étude MITICA se sont terminées fin décembre 2018 après un an d’inclusion. Une nouvelle mission, avec l’arrivée à Bangui du Dr Ait-Ahmed MOHAND du Centre de Recherche Translationnelle de l’Institut Pasteur à Paris du 22 au 25 janvier, a consisté à planifier les activités restantes jusqu’en juin 2019, date prévue de fermeture du site clinique et du démarrage de l’analyse des données.

Fin des inclusions pour l’étude clinique MITICA

La première étape de l’étude MITICA (Mother to Infant Transmission of a dysbiotic in Central African Republic) est terminée et laisse place à l’analyse des résultats.

Pour mémoire, le projet MITICA visait l’inclusion de 49 patients dans le cadre de leur prise en charge dans l’étude. Cette phase d’inclusion, qui s’est étalée sur une année, est à présent terminée. Ces 49 inclusions vont permettre aux chercheurs de l’Institut Pasteur d’analyser les résultats lors de la seconde phase de l’étude qui s’ouvre et ainsi améliorer la compréhension des mécanismes d’acquisition du microbiote dysbiotique chez les nourrissons, une des causes principales de malnutrition chronique.

C’est dans ce contexte que le Dr AIT-AHMED MOHAND de la coordination clinique du Centre de Recherche Translationnelle de l’Institut Pasteur à Paris, était en mission à Bangui du 22 au 25 janvier 2019. Le Dr Ait-Ahmed MOHAND travaille à accompagner les chercheurs du Réseau Pasteur dans leur projet de recherche et de représenter l’Institut Pasteur en tant que promoteur de ses recherches.

Un plan d’actions précis

Le nouvel objectif après la fin des inclusions est de poursuivre le suivi des mères jusqu’en juin 2019. Le but de la mission du Dr Ait-Ahmed MOHAND était de faire le point sur les difficultés recensées et de planifier toutes les activités restantes. Il s’agit clairement de compléter la base de données et initier toutes les analyses qui étaient prévues au protocole de sorte que tous les éléments puissent être analysés à la date de fermeture du site clinique en juin 2019.

Le Dr Ait-Ahmed MOHAND a eu l’occasion de rencontrer les médecins du site de recrutement et d’étude, ainsi que les techniciens et biologistes en charge des analyses médicales sur les prélèvements pour une mise au point de la bio banque. Il en a profité pour délivrer une conférence au profit du grand public sur les grands principes de la recherche clinique.

Pour rappel

L’étude MITICA est coordonnée par le médecin chercheur Dr Violeta MOYA-ALVAREZ de l’unité 1202 « Pathogénie microbienne moléculaire » du Professeur SANSONETTI à l’Institut Pasteur de Paris, en collaboration avec l’Institut Pasteur de Bangui. L’étude vise à évaluer l’impact de la transmission de la flore intestinale de la mère à l’enfant dans un contexte de lutte contre la malnutrition infantile. Elle est financée par le Programme Translationnel de Recherche de l’Institut Pasteur de Paris et par le LabEx IBEID.

2019-05-29T02:40:45+00:00January 25th, 2019|Actualités, MITICA|

21 janvier 2019 – Deux jours à l’Institut Pasteur de Bangui dédiés au développement des compétences des acteurs de la surveillance environnementale du poliovirus des districts de Bouar-Baoro, Berbérati et Bossangoa.

 

Du 16 au 17 janvier à l’Institut Pasteur de Bangui, s’est tenu un atelier de formation et information organisé par le Ministère de la Santé, appuyé par ses partenaires (Institut Pasteur de Bangui et l’OMS). Cet atelier était destiné aux acteurs de la surveillance environnementale du poliovirus de Bangui et des districts de Bouar-Baoro, Berbérati et Bossangoa.

Cet atelier entre dans le cadre de l’exécution du plan d’extension de la surveillance environnementale du poliovirus dans les régions sanitaires 2 et 3. Il a été initié par le Ministère de la Santé et de la Population en collaboration avec Institut Pasteur de Bangui et l’OMS.

La République Centrafricaine est engagée dans le processus d’éradication du poliovirus sauvage. Le pays pourrait être déclaré indemne de la circulation de ces virus d’ici la fin de l’année 2019 si elle remplit toutes les exigences de l’Initiative Mondiale pour l’Eradication de la Poliomyélite (IMEP), telle que la conduite de la surveillance environnementale selon les normes de l’OMS. Les indicateurs sensibles concernent le délai d’envoi des prélèvements d’échantillons et la complétude des rapports de surveillance.

Cet atelier a été ainsi l’occasion de recycler les acteurs de la surveillance environnementale du poliovirus des cinq sites de Bangui mis en place depuis 2017.

34 personnes ont participé à cette réunion, dont :

Niveau central

  • Direction de la Surveillance Epidémiologique et de la Gestion des Urgences en Santé Publique, Service de la Surveillance Intégrée des Maladies et des Gestions des urgences, Mission de validation des sites dans les Région Sanitaire 2 et 3 (3 personnes) ;
  • Sites de Bangui (préleveurs et superviseurs) (12 personnes) ;
  • Institut Pasteur de Bangui : (4 personnes) ;
  • OMS : (4 personnes).

Niveau décentralisé

  • Directeurs Régions sanitaire 2 et 3 (02 personnes) ;
  • Médecins Chef de Districts de Berberati, de Bouar et de Bossangoa (03 personnes) ;
  • Les superviseurs des activités de la Surveillance Environnementale de Berberati, Bouar et de Bossangoa (03 personnes) ;
  • Les collecteurs N°1 des eaux usées de Berberati, Bouar et Bossangoa (03 personnes) ;
  • Les collecteurs N°2 des eaux usées de Berberati, Bouar et Bossangoa (03 personnes).

Les intervenants ont rappelé les termes de l’IMEP et présenté la synthèse de la dernière consultation de l’expert OMS. Les activités de la surveillance environnementale du poliovirus à Bangui ont été ensuite revues à partir de la Procédure Opérationnelle Standard (POS), du Plan de collecte des eaux usées à Bangui et des provinces pour 2019.

Après ces échanges, les participants ont visité les locaux du laboratoire de la Surveillance environnementale du poliovirus, installé à l’Institut Pasteur de Bangui. Enfin, du matériel de terrain complémentaire leur a été remis, marquant la fin de l’atelier.

2019-05-29T02:38:00+00:00January 22nd, 2019|Actualités, oms|

7 janvier 2019 – 3 nouveaux sites d’échantillonnage opérationnels pour davantage de sensibilité de la surveillance environnementale du Poliovirus en République Centrafricaine

Pour intensifier la recherche environnementale du Poliovirus sauvage dans des échantillons d’eaux usées – le Ministère de la santé, appuyé par ses partenaires (OMS et Institut Pasteur de Bangui) a ouvert de nouveaux sites d’échantillonnage environnemental à Bouar, Bossangoa et Berbérati dans les Régions Sanitaires 2 et 3, les plus proches des pays du bassin du Lac Tchad. Certaines zones dites silencieuses des régions sanitaires 4, 5 et 6 seront inclues ensuite pour accroître la sensibilité de la surveillance environnementale.

 

Dernier cas humain documenté en 2011, la poliomyélite reste sous surveillance en RCA

Bien que la République Centrafricaine ait connu le dernier cas de poliovirus sauvage (PVS) en novembre 2011 dans le district de l’Ouham (Kabo) de la Région Sanitaire 3, elle n’est pas pour autant à l’abri d’une ré-introduction du poliovirus, notamment à cause de la couverture vaccinale basse et de la surveillance insuffisante dans certains districts où la sécurité est compromise.

Le 10 Août 2016, alors que le Nigéria a été officiellement retiré par l’OMS de la liste des pays endémiques en septembre 2015, le poliovirus sauvage de type 1 (PVS) est détecté dans ce pays à Borno. En conséquence, la République Centrafricaine s’est engagée, avec les autres pays du bassin du Lac Tchad dans la réponse coordonnée à cette épidémie. Mais en 2016, la République Centrafricaine était déchirée par des conflits armés qui rendaient certaines zones difficiles d’accès et nécessitaient de travailler avec des ressources très limitées.

L’OMS a fait de la surveillance environnementale un complément à la surveillance de la paralysie flasque aigüe (PFA) dans le cadre du programme d’éradication de la poliomyélite.

La surveillance environnementale est basée sur la mise en évidence des Poliovirus dans les prélèvements non humains, essentiellement les eaux usées. Elle a été établie en République Centrafricaine en décembre 2017 dans la Région Sanitaire 7. Cependant, à cause de leur proximité avec les pays du bassin du Lac Tchad, le Ministère de la santé et ses partenaires (L’OMS et l’Institut Pasteur de Bangui) ont décidé d’étendre la surveillance environnementale dans les villes de Bouar, Bossangoa et Berbérati dans les Régions Sanitaires 2 et 3.

A l’issue d’une réunion de restitution sur l’extension de la surveillance environnementale de la Polio dans ces deux régions sanitaires, les sites suivants ont été retenus :

  • Paya à Bouar (RS2),
  • Ngouciment à Berbérati (RS2),
  • Tamkourou à Bossangoa (RS3).

Avant l’ouverture des sites, le Ministère de la santé a organisé, avec l’appui de l’OMS, une formation théorique et pratique sur les procédures de prélèvements, de conservation et transport pré analytique des échantillons environnementaux. Un point important est la résolution affirmée lors de la réunion de coordination de la surveillance environnementale du 27 au 28 décembre 2018 à l’Institut Pasteur de Bangui, d’étendre sa couverture aux districts dits silencieux des Régions Sanitaires 4,  5 et 6 en 2018.

 

Chercher, c’est trouver

Depuis le début de l’échantillonnage en 2017, 81 échantillons ont été collectés et testés. Le poliovirus n’a pas été détecté mais 25 entérovirus non polio (EVNP) ont été isolés (31%). Ces EVNP seront caractérisés par le séquençage afin d’identifier le groupe et le génotype auxquels ils appartiennent. Ils seront également comparés avec ceux isolés chez les cas de PFA et leurs contacts.

2019-01-10T09:00:38+00:00January 9th, 2019|Actualités, oms|

4 janvier 2019 – Comment mieux prédire la propagation des épidémies de rage en République Centrafricaine par la modélisation ?

Une équipe de chercheurs anglais, en collaboration avec l’Institut Pasteur de Bangui, arrive à déterminer les épidémies de rage canine en République Centrafricaine par une approche de modélisation des données sur la rage canine. Ce nouvel outil d’analyse de routine pour le traitement des données de surveillance des maladies pourrait être important pour les autorités sanitaires centrafricaines.

Une nouvelle approche pour analyser les épidémies

Entre le 6 janvier 2003 et le 6 mars 2012, 151 chiens atteints de la rage ont été diagnostiqués à l’Institut Pasteur de Bangui, capitale de la République Centrafricaine. Parmi ceux-ci, 123 avaient une documentation suffisante comprenant la date de notification, la localisation géographique et des séquences du génome de la souche virales isolée.
A l’aide d’une approche basée sur la représentation de chaque type de données (temporelles, spatiales ou génétiques), les chercheurs parviennent à identifier ensuite les groupes de cas susceptibles de provenir de la même introduction et d’en déduire la transmissibilité de la maladie et le nombre d’introductions de l’agent pathogène dans la population canine. Les résultats sont décrits dans la publication “A graph-based evidence synthesis approach to detecting outbreak clusters: An application to dog rabies ”, published December 17, 2018. .

Peut-on prédire une future épidémie ?

La modélisation ne prédit pas l’évolution exacte d’une épidémie, mais elle met à disposition des hypothèses de travail pour anticiper plusieurs scénarios possibles et prendre des décisions éclairées. L’évaluation précoce des épidémies de maladies infectieuses est essentielle pour la mise en œuvre de mesures de contrôle rapides et des interventions efficaces.

2019-01-04T15:22:01+00:00January 4th, 2019|Actualités, News|