Actualités

/Actualités

13 juin 2019 – La surveillance environnementale se renforce autour des deux foyers de Poliomyélite réapparus en Centrafrique

La surveillance environnementale du virus de la poliomyélite forme un tandem important avec la campagne de vaccination dans la riposte du Ministère de la Santé contre l’épidémie de Poliovirus en République Centrafricaine. Elle est indispensable car l’immense majorité des infections par le Poliovirus sont asymptomatiques, facilitant sa circulation silencieuse.

Depuis les cas de résurgence de la poliomyélite, notifiés en mai 2019 en Centrafrique, il n’y a plus eu de nouveaux cas biologiquement confirmés de la maladie, ce qui ne signifie cependant pas un arrêt de sa transmission compte tenu de la fréquence élevée des portages asymptomatiques du virus. Stratégiquement, les équipes continuent donc à mettre tout en œuvre pour arrêter l’extension de l’épidémie, notamment par un renforcement particulier de la surveillance du virus de la poliomyélite dans l’environnement. Particulièrement résistant dans le milieu extérieur, ce virus est habituellement recherché dans les eaux usées où il persiste après élimination fécale par les porteurs, malades ou non.

La vigilance reste de mise et la mobilisation des équipes se poursuit sur le terrain. Le ministère de la santé, l’OMS et l’Institut Pasteur de Bangui mènent conjointement cette surveillance environnementale à l’intérieur et à la périphérie des zones touchées.

La surveillance environnementale sera élargie d’un point de vue géographique pour recenser d’éventuelles présences résiduelles dans les zones endémiques et fournir des données probantes permettant d’assurer la maitrise des deux foyers puis l’élimination du virus de la Poliomyélite.

L’Institut Pasteur de Bangui abrite le Laboratoire de la surveillance environnementale des Poliovirus, accrédité en 2017.

2019-06-14T12:32:18+01:00juin 14th, 2019|Actualités, oms|

7 juin 2019 – La poliomyélite est de retour en Centrafrique

Du 13 au 22 mai 2019, deux cas de poliomyélite ont été confirmés à l’Institut Pasteur de Bangui en Centrafrique. Un cas dans la commune de Bimbo, Village Bokassi II, et un autre cas dans la ville de Bambari à 385 km. Il n’y a pas de nouveaux cas signalés, néanmoins le virus se révèle toujours présent à l’aube de l’éradication de la maladie en Centrafrique.

Après le nord Cameroun en mai dernier, c’est au tour de la République Centrafricaine d’être touchée par une nouvelle épidémie de poliomyélite. Dans un contexte où il est difficile de maintenir la couverture vaccinale à un niveau suffisant, le retour de la poliomyélite n’est pas inattendu. Pour le programme d’éradication de la maladie dans le pays, c’est un véritable retournement de situation qui renvoie à bien plus loin son échéance.

Pour lutter contre l’épidémie, Dr Nicksy Gumede-Moeletsi, Virologiste Régional, experte de l’OMS bureau Régional Afrique, est venue renforcer les équipes mobilisées du Ministère de la santé, de l’OMS Centrafrique et de l’Institut Pasteur de Bangui. Le type de cette épidémie de poliomyélite reste en cours de détermination dans les laboratoires de référence internationaux.

L’Institut Pasteur participe au réseau mondial de surveillance de la poliomyélite de l’OMS, un réseau de plus de 150 laboratoires qui compte les laboratoires d’au moins 12 établissements du Réseau international des Instituts Pasteur. En Centrafrique, l’Institut Pasteur de Bangui abrite le Laboratoire de Référence régional OMS Polio, pour la sous- région, dirigé par le Dr Ionela GOUANDJIKA.

2019-06-07T16:53:11+01:00juin 7th, 2019|Actualités, oms|

3 Mai 2019 – Quatorze récipiendaires à la médaille du travail félicités par le Directeur de l’Institut Pasteur de Bangui Dr Jean-Pierre LOMBART

Ce vendredi 3 mai 2019, l’ensemble du personnel de l’Institut Pasteur de Bangui (IPB) a pris part à une cérémonie coorganisée par la direction et l’affiliation syndicale de l’IPB. Cette cérémonie s’inscrit dans le cadre de la traditionnelle fête du travail, à l’occasion de laquelle est honorée l’ancienneté au travail ainsi que la distinction du salarié de l’année. L’occasion est également à la lecture du discours du bureau syndical de l’IPB.
Pour cette promotion du 1er mai 2019, le Directeur de l’IPB a eu le plaisir de féliciter 14 récipiendaires. Il s’agit de :
– MOBANGO Jean (Médaille d’or)
– MAZESSEIN Jacqueline (Médaille d’or)
– ZITONGO Jean Baptiste (Médaille d’or)
– DORRO Raymond (Médaille d’or)
– FEITOU Sylvain (Médaille d’argent avec palme)
– BEKONDI Claudine (Médaille d’argent)
– PADOU Fernand (Médaille d’argent)
– NDAYE Aubert (Médaille d’argent)
– MANDENG Marie Joëlle (Médaille de bronze)
– KETA WAPOUTOU Tony (Médaille de bronze)
– GOLONGBA Davy (Médaille de bronze)
– MBOMBO Florent (Médaille de bronze)
– SAKANGA Olga (Médaille de bronze)
– GOUGBLANDE Thierry (Médaille de bronze)
Au titre de l’année 2018, la distinction du meilleur employé a été décernée à M. Arthur MAZITCHI, Responsable Technique du Laboratoire des Virus entériques et de la rougeole.

2019-05-29T03:07:18+01:00mai 14th, 2019|Actualités, News|

1er Mai 2019 – L’Institut Pasteur de Bangui célèbre la fête du travail

A l’occasion de la fête du travail, le personnel de l’Institut Pasteur de Bangui a pris part au grand défilé sur la principale avenue de la capitale, avec leurs homologues travailleurs des secteurs public et privé. L’occasion était à la réjouissance lors de cette manifestation présidée par le chef de l’état centrafricain Pr Faustin Archange TOUADERA.
Le passage de l’Institut Pasteur de Bangui a été marqué par les applaudissements de l’Ambassadeur de France M. Eric GERARD resté debout pour marquer son soutien.

2019-06-07T16:40:34+01:00mai 14th, 2019|Actualités, News|

25 Avril 2019 – Visite à l’Institut Pasteur de Bangui de Mme Lucy TAMLYN, ambassadrice américaine en République Centrafricaine

L’Ambassadrice des USA, S.E. Mme Lucy TAMLYN, a effectué une visite à l’Institut Pasteur de Bangui (IPB) le 25 Avril 2019. La diplomate a été chaleureusement accueillie par le Directeur de l’IPB Dr Jean-Pierre LOMBART, le Directeur Scientifique Dr Emmanuel NAKOUNE et le Directeur du Laboratoire d’Analyses Médicales Dr Alain BERLIOZ-ARTHAUD.
A cette occasion, les bonnes relations que l’IPB entretient avec le partenaire américain ont été évoquées. L’ambassadrice a pu notamment se rendre compte du travail considérable que réalise l’IPB pour l’appui à la santé publique en République Centrafricaine. Elle a pu également s’entretenir avec les responsables de l’IPB sur les possibilités d’une coopération plus étroite pour renforcer et améliorer l’appui à la santé publique. Les discussions ont également porté sur la possibilité d’organiser et développer des échanges avec les missions américaines.

2019-05-29T03:00:52+01:00mai 14th, 2019|Actualités, News|

3 avril 2019 – Faire connaître la prééclampsie en Centrafrique, pour donner la vie en restant en vie

La prééclampsie sévère est l’une des complications redoutées de l’hypertension artérielle au cours de la grossesse. En République centrafricaine, il n’y a pas de données publiées sur les aspects cliniques de la prééclampsie sévère. Le service d’épidémiologie de l’Institut Pasteur de Bangui a contribué à une étude sur la prévalence et le diagnostic de cette complication redoutable, réalisée dans le service de gynécologie-obstétrique de l’hôpital communautaire de Bangui. Ses conclusions recommandent de mieux former le personnel médical au dépistage précoce des symptômes de la prééclampsie et proposent des protocoles thérapeutiques simples pour sa prise en charge et réduire ainsi le taux de décès maternels.

Une complication obstétricale dont on parle peu.

Appelée aussi toxémie gravidique, la prééclampsie est une maladie que l’on connaît généralement mal. Elle se caractérise par une élévation de la pression artérielle se produisant au plus tôt après vingt semaines d’aménorrhée, probablement due à un dysfonctionnement du placenta. Dans la plupart des cas, une forme sévère survient et l’unique façon de sauver la mère est alors d’extraire le fœtus et son placenta. C’est la deuxième cause de décès maternels après les hémorragies de la délivrance.

En zone tropicale, la prééclampsie serait en partie liée au paludisme placentaire car il n’y a pas de distinction nette entre les mécanismes pathogènes de ces deux affections.

La situation en République Centrafricaine et les premières données.

Selon une estimation de 2010, la mortalité maternelle en République Centrafricaine serait de 890 décès pour 100.000 naissances vivantes, le 3ème taux le plus élevée au monde. Le manque d’accès aux soins et la qualité insuffisante du suivi des grossesses, puis lors de la période post-partum expliquent en grande partie cette donnée préoccupante.

En collaboration avec le département d’obstétrique et de gynécologie de l’Hôpital communautaire de Bangui, l’Institut Pasteur a apporté son expertise en épidémiologie pour évaluer la prévalence et la qualité du diagnostic de la prééclampsie par une première étude analytique transversale réalisée en 2015 – 2016. Les résultats suggèrent plusieurs propositions pour améliorer le dépistage et la prise en charge clinique et thérapeutique de la prééclampsie sévère.

Cette étude ouvre également des perspectives de recherche. En particulier une meilleure compréhension du mécanisme pathogénique qui lie le paludisme placentaire et la prééclampsie serait bénéfique à des millions de femmes dans les pays en développement.

2019-05-29T02:56:54+01:00avril 3rd, 2019|Actualités, Recherche|

2 avril 2019 – L’émergence de la tuberculose multirésistante désormais sous haute surveillance en Centrafrique

La République centrafricaine est l’un des pays au monde, les plus lourdement touchés par la tuberculose avec une incidence de 423 cas pour 100 000 habitants. Le pays est également confronté à l’émergence de la tuberculose multirésistante. En 2015, l’Institut Pasteur de Bangui a introduit la surveillance de la résistance à la rifampicine par la technique GeneXpert MTB / RIF et publie un premier bilan après 3 ans d’activité.

Une pandémie mondiale

La tuberculose est l’une des dix premières causes de mortalité dans le monde. En 2016, 10,4 millions de personnes ont contracté cette maladie bactérienne et 1,7 millions en sont mortes. La tuberculose atteint particulièrement les personnes vivant avec le VIH chez lesquelles elle constitue l’une des premières causes de mortalité. En 2016, 40 % des décès de personnes séropositives étaient liés à la tuberculose.

La journée mondiale de la lutte contre la tuberculose, le 24 mars 2019 , avait cette année pour thème la sensibilisation des populations à  la fin à l’épidémie mondiale. Pour l’atteinte de cet objectif ambitieux, il a été recommandé d’élargir urgemment l’accès à la prévention et au traitement et de garantir un financement suffisant et durable, y compris pour la recherche et l’innovation.

À l’échelle mondiale, l’incidence de la tuberculose baisse d’environ 2 % par an. Pour contrer cette maladie, l’OMS travaille au progrès du diagnostic et au meilleur accès aux traitements antibiotiques.

Une pathologie insuffisamment maîtrisée en Centrafrique

En République centrafricaine, malgré les efforts du Plan National de Lutte contre la Tuberculose (PNLT), la lutte contre cette pandémie reste insuffisante. En raison des crises militaro politiques qui se sont succédées, le système de santé n’est pas en mesure de fournir un diagnostic et une prise en charge suffisantes pour certaines zones du pays. Le dépistage tardif et le suivi insuffisant des patients retardent leur mise sous traitement, altèrent leur pronostic et accroissent le risque de transmission et d’apparition de tuberculose multirésistante. La prise en charge des patients coinfectés par la tuberculose et le VIH doit également être améliorée par la combinaison systématique des dépistages. Enfin, selon les régions, les enquêtes systématiques autour des cas confirmés peuvent être insuffisantes.

Une révolution pour le diagnostic de la tuberculose en République centrafricaine

Depuis 2015, l’Institut Pasteur de Bangui réalise le dépistage de la résistance à la Rifampicine, considérée comme marqueur fiable de la tuberculose multirésistante,  par une technique de biologie moléculaire sur l’automate GeneXpert. Il permet un diagnostic en seulement deux heures – contre plusieurs semaines pour les tests classiques et nécessite moins d’infrastructures. Le PNLT a le projet de placer en province plusieurs de ces équipements pour améliorer la prise en charge des patients hors Bangui.

De 2015 à 2018, l’Institut Pasteur de Bangui a pu évaluer la résistance à la rifampicine et synthétise les données dans un article qui met notamment en évidence une prévalence de 70% de cette résistance parmi les patients en échec thérapeutique au décours de leur traitement initial.

2019-05-29T02:54:06+01:00avril 2nd, 2019|Actualités, oms|

25 mars 2019 – 2007 à 2015 : les années rougeole en République Centrafricaine. Retour sur 8 années d’épidémies consécutives

De 2007 à 2015, la République Centrafricaine a connu régulièrement des épidémies de rougeole. Des chiffres publiés par l’Institut Pasteur de Bangui synthétisent toutes les données nationales concernant la maladie et les taux de couverture vaccinale.

De 2007 à 2015, les épidémies de rougeole se sont déclarées en République Centrafricaine entre les mois de décembre et mars, avec un pic au mois de février. Un autre fait marquant était la faible couverture vaccinale moyenne, évaluée à 49 % durant cette période.

Malgré une représentativité inégale sur le territoire de la République Centrafricaine et une définition de cas qui devra être optimisée, le programme national de surveillance a permis d’identifier de nombreux cas suspects et confirmer biologiquement la maladie chez  26.4% des 2795 patients prélevés.

L’étude réalisée à l’Institut Pasteur de Bangui établit un parallélisme entre ces années consécutives d’épidémie et la couverture vaccinale. Lire l’article…

2019-05-29T02:51:45+01:00mars 28th, 2019|Actualités, Recherche|

8 mars 2019 – Journée Internationale de la Femme

Dans le cadre de la Journée Internationale des Femmes, l’Association des Femmes de l’Institut Pasteur de Bangui (AFIPB) était auprès des enfants malnutris admis au Complexe Pédiatrique de Bangui. Les femmes de l’association ont porté assistance aux mères et communiqué sur la malnutrition. Selon la présidente de l’AFIPB, il est question d’apporter un soutien moral et physique à ces familles (mère-enfant) vulnérables. C’est dans ce cadre que l’association a remis des dons en produits de première nécessité aux malades. L’AFIPB a profité de l’opportunité de la Journée Internationale de la Femme pour valoir son engagement envers la responsabilité sociale.

2019-05-06T10:38:40+01:00mars 28th, 2019|Actualités|

1er mars 2019 – Le projet AFRIBIOTA, pour mieux comprendre les mécanismes sous-jacents de la malnutrition chronique, est officiellement clôturé

Le 1er mars 2019 a eu lieu la cérémonie officielle de clôture du projet AFRIBIOTA en République Centrafricaine. Cette cérémonie a été précédée d’ateliers de restitution scientifique tenus du 28 février au 1er mars 2019. La clôture officielle du projet AFRIBIOTA a réuni ses prestataires de service, des représentants des participants à l’étude et les autorités locales conduites par le Ministre de la Santé et de la population Dr Pierre SOMSE et le Ministre de la Recherche Scientifique et de l’innovation technologique Mme Ginette AMARA.

Au terme de quatre années de travail, le projet AFRBIOTA financé par la Fondation Total (bailleur principal), l’Institut Pasteur, la Fondation Gates, la Fondation Odyssey Re, le Fonds National Suisse, la Fondation Nutricia et la Fondation Petram est arrivé à son terme. La cérémonie de clôture s’est tenue le 1er mars 2019 à l’Hôtel OUBANGUI dans la ville de Bangui, réunissant un large public composé de membres des autorités locales et nationales, des collectivités locales et des communautés environnantes, des représentants des donateurs, d’ONG et des représentants des participants à l’étude en particulier.

La cérémonie a démarré par les restitutions du directeur du Complexe Pédiatrique de Bangui Pr Jean Chrysostome Gody, Pr Louis BAINALILAGO anthropologue, Dr Gilles TAMARA-VERNICK anthropologue et le coordonnateur du projet Pr Philippe SANSONETTI. Par la suite, une brève présentation du projet et de ses réalisations majeures a été effectuée par l’investigateur principal et promoteur du projet, Le Dr Pascale VONAESCH.

Des discours ont été prononcés par le directeur de l’Institut Pasteur de Bangui Dr Jean-Pierre LOMBART, le Maire de la municipalité de Bangui M. Emile Gros Raymond NAKOMBO, le Ministre de la recherche scientifique et de l’innovation technologique Mme Ginette AMARA et le ministre de la santé publique et de la population Dr Pierre SOMSE.

La malnutrition chronique pédiatrique, problème de santé publique en RCA

Selon les résultats de l’Enquête nationale sur la sécurité alimentaire (ENSA) effectuée à la fin de l’année 2017, l’accès à la terre ne garantit pas à la population de pratiquer l’agriculture. Faute de revenus suffisants auprès des ménages, l’accès aux aliments, à une nourriture saine, nutritive et suffisante reste un grand défi ; 17% de la population ont un score de consommation pauvre alors que 28% d’entre elle ont un score de consommation alimentaire limite.

Jusqu’à 2,1 millions de personnes sur les 4,7 millions d’habitants, souffrent d’insécurité alimentaire selon l’Enquête nationale de la sécurité alimentaire (ENSA) publiée en janvier. Une récente enquête nutritionnelle nationale (SMART) montre également des taux alarmants de malnutrition chez les très jeunes enfants : 7,1% de malnutrition aiguë globale chez les enfants âgés de 6 à 59 mois.

Le ministre de la santé Dr Pierre SOMSE, a rappelé lors de l’inauguration du centre de renutrition thérapeutique, que la malnutrition est un problème majeur en Centrafrique : « Un enfant sur six souffre de malnutrition aigüe. Là, je ne parle pas des autres enfants qui ont des malnutritions modérées. Un enfant sur 20 risque de mourir de malnutrition en République Centrafricaine. Donc c’est une question qui est cruciale. »

Mais, nous le savons désormais, la malnutrition chronique n’est pas uniquement liée à des problèmes d’alimentation, mais également à des problèmes immunitaires et d’inflammation chronique de l’intestin dont on ne connaît pas encore tous les mécanismes.

Vers une nouvelle approche de la malnutrition en RCA

Cet événement célèbre cinq années de collaboration couronnées de succès. Un travail d’équipe des Instituts Pasteur de Paris, de Madagascar, de Bangui et leurs partenaires hospitaliers, en collaboration avec l’université de la Colombie-Britannique (UBC à Vancouver), l’INSERM et le Collège de France qui permet de revoir la problématique de malnutrition en Centrafrique.

L’étude a porté des fruits, notamment sur le plan scientifique, avec des premiers résultats publiés le 20 août 2018 dans la revue internationale PNAS qui révèle les désordres subis par le microbiote des enfants malnutris, ainsi que l’existence d’une signature bactérienne intestinale surprenante, caractérisée par la présence massive de bactéries de la flore oro-pharyngée. De nombreuses autres publications sont prévues dans les mois et années à venir.

Sur le plan de la santé publique, l’étude de la prévalence et les différents facteurs de risque liés au retard de croissance, laisse entrevoir des possibilités d’interventions, en particulier prophylactiques, afin d’éliminer ce syndrome de « stunting », de retard de croissance.

L’étude a donné lieu à des recommandations aux autorités locales concernées qui se sont engagées à mettre en place les dispositifs et conditions favorables à la pérennisation des acquis du projet au bénéfice des populations centrafricaines.

Des défis encore à relever

Si dans l’ensemble le bilan est très positif, le plus important reste cependant à venir : traduire ces découvertes par des traitements efficaces pour permettre à tous les enfants d’avoir une croissance saine. Afribiota 1 nous a offert des pistes de déchiffrage, de compréhension de la maladie, Afribiota 2 sera un programme d’action pour la prévention et le traitement de la malnutrition chronique pédiatrique.

Des dispositions pour l’avenir

Le projet tire à sa fin mais l’Institut Pasteur et son réseau international continuent de s’investir autour des microbiotes, ces interfaces homme-microbe dont le rôle physiopathologique est capital et imparfaitement connu.

D’autres études, telle que MALINEA qui a pour objectif d’améliorer la gestion de la malnutrition aiguë modérée chez les enfants âgés de 0 à 2 ans en agissant sur les infections intestinales et en explorant les interactions entre malnutrition et modification du microbiome intestinal, continuent de se poursuivre en République Centrafricaine.

2019-05-06T10:53:05+01:00mars 4th, 2019|Actualités, AFRIBIOTA, Recherche|