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26 février 2019 – A propos d’un cas inhabituel de méningite à Burkholderia cepacia multirésistant en République Centrafricaine

Le laboratoire de bactériologie de l’Institut Pasteur de Bangui rapporte une observation rare de méningite à Burkholderia cepacia.

 

Burkholderia cepacia est une bactérie de l’environnement, naturellement résistante à de nombreux antibiotiques. Habituellement non pathogène, elle provoque parfois des infections opportunistes chez les personnes à l’état de santé fragilisé. Cette espèce bactérienne, dont certaines souches présentent un potentiel épidémique, est également responsable d’infections nosocomiales problématique car difficiles à traiter.

En mars 2016, un garçon de trois ans, résidant dans le village de Bongonon, dans le nord de la République centrafricaine, présentant un syndrome méningé fébrile (fièvre, raideur de la nuque et altération de l’état général) a été hospitalisé dans les locaux de MSF-Espagne. Dans le cadre de l’activité saisonnière de surveillance de la méningite, un échantillon du liquide céphalorachidien du patient a été envoyé au laboratoire de bactériologie de l’Institut Pasteur de Bangui. En l’absence de prélèvement sanguin, il n’a pas été possible de déterminer le statut VIH du patient.

 

Les résultats de la mise en culture bactériologique, confirmés par le séquençage, ont mis en évidence une souche de Burkholderia cepacia résistante à la plupart des antibiotiques, à l’exception du cotrimoxazole. Il s’agit du premier cas publié de méningite causée par Burkholderia cepacia en République Centrafricaine et dans les pays en développement. Lire la publication

2019-05-06T10:37:03+01:00février 26th, 2019|Actualités, Recherche|

12 février 2019 – Actualités de la surveillance de la grippe humaine en Centrafrique

Le Centre National de Référence pour la grippe (CNRG -Institut Pasteur de Bangui) a réuni 23 acteurs de la surveillance épidémiologique de la grippe dans un atelier de recyclage et de restitution au titre du 1er trimestre 2019. Le Chef de service de la Surveillance intégrée des Maladies et de Gestion des Urgences de santé Publique, le Dr Maurice BAWA et le Dr Ernest KALTHAN, Chef de service de la surveillance épidémiologique et de la gestion des urgences en santé publique, ont pris part à cette réunion. Tous deux sont nouvellement nommés à l’issue du mouvement dans les rangs des cadres du Département de la Santé publique et des personnels de santé cette année.

L’atelier était animé par le Directeur du Centre National de Référence de la grippe Dr Emmanuel NAKOUNE et le bio-staticien Brice YAMBIYO du service d’épidémiologie de l’Institut Pasteur de Bangui. Il a regroupé les médecins et techniciens de laboratoire des 5 sites sentinelles (Complexe Pédiatrique de Bangui, Centre de santé St Joseph, Centre de santé de Pissa, Centre de santé Boali et Hôpital de district de Bossembelé).

A l’exception du site sentinelle de Pissa, tous les responsables en charge de sites sentinelles ont été renouvelés, cette réunion était donc l’occasion d’un premier échange avec ces nouveaux acteurs du réseau de surveillance. En plus des exposés techniques et des échanges, le Dr Maurice BAWA a procédé au compte rendu de sa mission à l’atelier régional sur la surveillance épidémiologique de la grippe, tenu du 04 au 08 février 2019 à Brazzaville.

La République Centrafricaine au sein du réseau mondial de surveillance virologique de la grippe

L’OMS a identifié la République Centrafricaine comme pays ayant la capacité de poser un diagnostic virologique de la grippe. De ce fait, un réseau de surveillance épidémiologique des virus grippaux, comptant aujourd’hui 5 sites sentinelles, a été mis en place depuis 10 ans. Son activité consiste essentiellement à récolter chez les patients du matériel biologique (écouvillons des sécrétions nasales ou pharyngées) pour la recherche du virus par des techniques de cultures cellulaires et moléculaires. Le CNRG transmets les virus isolés 2 fois par an à l’OMS pour évaluer leur intérêt pour la formulation vaccinale annuelle.

Des données épidémiologiques encore parcellaires

En République Centrafricaine, le système de surveillance n’était pas national jusqu’en 2018. De fait les données collectées ne sont pas représentatives de l’ensemble du territoire centrafricain et le pays est encore loin de pouvoir estimer la sévérité, le fardeau et la saisonnalité de la grippe.

La mortalité due à la grippe, en cause primaire, ou secondaire en cas de surinfections bactériennes, en particulier chez les patients d’état général précaire, n’est à ce jour pas connue, compte tenu du faible nombre de cas confirmés et de la multitude des diagnostics différentiels possibles.

De ce qui précède, il apparait nécessaire d’associer les surveillances syndromiques et virologiques pour mieux apprécier le niveau de circulation des virus Influenza en RCA, identifier leurs types et sous-types et décrire les autres virus respiratoires présents. Jusque-là, un seul des cinq sites sentinelles surveillait les pathogènes impliqués dans les Infections Respiratoires Aigües Sévères (IRAS).

Pour améliorer la surveillance virologique, l’OMS a élaboré des plateformes d’analyse de données (FluNet et FluId) opérationnelles en RCA, respectivement en 2017 et 2018. Deux autres, (PISA et BoD) sont en expérimentation pour l’évaluation de la sévérité de la grippe et l’estimation de son fardeau.

2019-05-06T11:07:58+01:00février 21st, 2019|Actualités, ASIDE, oms|

07 février 2019 – VIH-1 : Améliorer la prise en charge en République Centrafricaine

Le Dr Vincent LACOSTE de l’Institut Pasteur (Paris), actuellement en mission en République Centrafricaine, met en place une nouvelle compétence au Laboratoire d’Analyses Médicales de l’Institut Pasteur de Bangui. En complément de la détermination de la charge virale du virus de l’immunodéficience humaine de type 1 (VIH-1), cette nouvelle analyse vise à identifier les résistances du VIH aux médicaments antirétroviraux (ARV) chez les personnes infectées par le virus. Cette mission est financée par l’Initiative 5% – canal 1 du Fonds Mondial gérée par Expertise France.

 

Un besoin actuel dans la prise en charge des personnes vivant avec le VIH-1 (PVVIH) en Centrafrique

L’objectif 90-90-90 de l’Onusida vise à ce que d’ici 2020 : (1) 90% des PVVIH soient diagnostiquées ; (2) 90% des personnes diagnostiquées soient sous traitement antirétroviral (ARV) ; (3) 90% des personnes sous traitement aient une virémie contrôlée.
Depuis 2017, la quantification de la charge virale est réalisée en RCA à l’Institut Pasteur de Bangui et au Laboratoire National grâce au soutien du Fonds Mondial. Avec un recul de près de 2 ans, on constate qu’une proportion importante des PVVIH suivies reste en échec virologique, malgré les traitements ARV.
L’atteinte du 3ème objectif nécessite aujourd’hui la réalisation des tests génotypiques pour la recherche des mutations associées à la résistance du virus aux ARV chez les patients en échec et valider les traitements de seconde intention.

 

La mise en place du génotypage des résistances aux ARV du VIH-1

Menée par le Dr Vincent LACOSTE de l’Institut Pasteur (Paris)Le Dr Vincent LACOSTE de l’Institut Pasteur (Paris), actuellement en mission en République Centrafricaine, met en place une nouvelle compétence au Laboratoire d’Analyses Médicales de l’Institut Pasteur de Bangui. En complément de la détermination de la charge virale du virus de l’immunodéficience humaine de type 1 (VIH-1), cette nouvelle analyse vise à identifier les résistances du VIH aux médicaments antirétroviraux (ARV) chez les personnes infectées par le virus. Cette mission est financée par l’Initiative 5% - canal 1 du Fonds Mondial gérée par Expertise France., une mission de 2 mois en Centrafrique vise à mettre en place une nouvelle analyse complémentaire dans le but d’identifier les résistances du VIH-1 aux médicaments antirétroviraux. Cette analyse sera disponible au Laboratoire d’Analyses Médicales de l’Institut Pasteur de Bangui à partir du mois d’avril 2019. Sa mise en place comprend la formation de 2 personnels du service, un biologiste médical et un technicien.Le Dr Vincent LACOSTE de l’Institut Pasteur (Paris), actuellement en mission en République Centrafricaine, met en place une nouvelle compétence au Laboratoire d’Analyses Médicales de l’Institut Pasteur de Bangui. En complément de la détermination de la charge virale du virus de l’immunodéficience humaine de type 1 (VIH-1), cette nouvelle analyse vise à identifier les résistances du VIH aux médicaments antirétroviraux (ARV) chez les personnes infectées par le virus. Cette mission est financée par l’Initiative 5% - canal 1 du Fonds Mondial gérée par Expertise France. Cette action se place dans le contexte de l’aide financière apportée à la RCA par le Fonds Mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.
La technique en cours de déploiement est basée sur le protocole de l’ANRS (Agence publique française de recherches sur le sida et les hépatites virales). Elle repose sur l’étude des gènes du virus codant pour les 3 cibles enzymatiques principales des ARV : la rétrotranscriptase, la protéase et l’intégrase.

En complément, l’analyse des séquences géniques virales permettra l’identification du sous-type de VIH-1, information qui participe à l’amélioration des connaissances épidémiologiques locales.

2019-05-06T11:11:41+01:00février 7th, 2019|Actualités, Santé - Nos expertises, VIH|

25 janvier 2019 – Cérémonie des vœux au personnel de l’Institut Pasteur de Bangui

La traditionnelle cérémonie des vœux, s’est déroulée vendredi 25 janvier en début d’après-midi dans le jardin de l’Institut Pasteur de Bangui. C’est devant tout le personnel réuni que le Dr Jean-Pierre LOMBART, directeur de l’Institut Pasteur de Bangui, en présence des membres de son administration, a adressé tous ses vœux de bonne année 2019. Puis il a poursuivi avec une sommaire rétrospective des actions menées en 2018 sans manquer de féliciter l’ensemble du personnel pour son professionnalisme et son implication.
Enfin, il a invité l’assistance à partager le buffet offert par la direction qui a compté beaucoup de monde autour de la table pour ce repas préparé et servi par une ancienne pasteurienne à la retraite reconvertie en traiteur.

2019-05-29T02:42:56+01:00janvier 28th, 2019|Actualités|

25 janvier 2019 – L’étude MITICA en Centrafrique franchit une nouvelle étape

 

Les inclusions à l’étude MITICA se sont terminées fin décembre 2018 après un an d’inclusion. Une nouvelle mission, avec l’arrivée à Bangui du Dr Ait-Ahmed MOHAND du Centre de Recherche Translationnelle de l’Institut Pasteur à Paris du 22 au 25 janvier, a consisté à planifier les activités restantes jusqu’en juin 2019, date prévue de fermeture du site clinique et du démarrage de l’analyse des données.

Fin des inclusions pour l’étude clinique MITICA

La première étape de l’étude MITICA (Mother to Infant Transmission of a dysbiotic in Central African Republic) est terminée et laisse place à l’analyse des résultats.

Pour mémoire, le projet MITICA visait l’inclusion de 49 patients dans le cadre de leur prise en charge dans l’étude. Cette phase d’inclusion, qui s’est étalée sur une année, est à présent terminée. Ces 49 inclusions vont permettre aux chercheurs de l’Institut Pasteur d’analyser les résultats lors de la seconde phase de l’étude qui s’ouvre et ainsi améliorer la compréhension des mécanismes d’acquisition du microbiote dysbiotique chez les nourrissons, une des causes principales de malnutrition chronique.

C’est dans ce contexte que le Dr AIT-AHMED MOHAND de la coordination clinique du Centre de Recherche Translationnelle de l’Institut Pasteur à Paris, était en mission à Bangui du 22 au 25 janvier 2019. Le Dr Ait-Ahmed MOHAND travaille à accompagner les chercheurs du Réseau Pasteur dans leur projet de recherche et de représenter l’Institut Pasteur en tant que promoteur de ses recherches.

Un plan d’actions précis

Le nouvel objectif après la fin des inclusions est de poursuivre le suivi des mères jusqu’en juin 2019. Le but de la mission du Dr Ait-Ahmed MOHAND était de faire le point sur les difficultés recensées et de planifier toutes les activités restantes. Il s’agit clairement de compléter la base de données et initier toutes les analyses qui étaient prévues au protocole de sorte que tous les éléments puissent être analysés à la date de fermeture du site clinique en juin 2019.

Le Dr Ait-Ahmed MOHAND a eu l’occasion de rencontrer les médecins du site de recrutement et d’étude, ainsi que les techniciens et biologistes en charge des analyses médicales sur les prélèvements pour une mise au point de la bio banque. Il en a profité pour délivrer une conférence au profit du grand public sur les grands principes de la recherche clinique.

Pour rappel

L’étude MITICA est coordonnée par le médecin chercheur Dr Violeta MOYA-ALVAREZ de l’unité 1202 « Pathogénie microbienne moléculaire » du Professeur SANSONETTI à l’Institut Pasteur de Paris, en collaboration avec l’Institut Pasteur de Bangui. L’étude vise à évaluer l’impact de la transmission de la flore intestinale de la mère à l’enfant dans un contexte de lutte contre la malnutrition infantile. Elle est financée par le Programme Translationnel de Recherche de l’Institut Pasteur de Paris et par le LabEx IBEID.

2019-05-29T02:40:45+01:00janvier 25th, 2019|Actualités, MITICA|

21 janvier 2019 – Deux jours à l’Institut Pasteur de Bangui dédiés au développement des compétences des acteurs de la surveillance environnementale du poliovirus des districts de Bouar-Baoro, Berbérati et Bossangoa.

 

Du 16 au 17 janvier à l’Institut Pasteur de Bangui, s’est tenu un atelier de formation et information organisé par le Ministère de la Santé, appuyé par ses partenaires (Institut Pasteur de Bangui et l’OMS). Cet atelier était destiné aux acteurs de la surveillance environnementale du poliovirus de Bangui et des districts de Bouar-Baoro, Berbérati et Bossangoa.

Cet atelier entre dans le cadre de l’exécution du plan d’extension de la surveillance environnementale du poliovirus dans les régions sanitaires 2 et 3. Il a été initié par le Ministère de la Santé et de la Population en collaboration avec Institut Pasteur de Bangui et l’OMS.

La République Centrafricaine est engagée dans le processus d’éradication du poliovirus sauvage. Le pays pourrait être déclaré indemne de la circulation de ces virus d’ici la fin de l’année 2019 si elle remplit toutes les exigences de l’Initiative Mondiale pour l’Eradication de la Poliomyélite (IMEP), telle que la conduite de la surveillance environnementale selon les normes de l’OMS. Les indicateurs sensibles concernent le délai d’envoi des prélèvements d’échantillons et la complétude des rapports de surveillance.

Cet atelier a été ainsi l’occasion de recycler les acteurs de la surveillance environnementale du poliovirus des cinq sites de Bangui mis en place depuis 2017.

34 personnes ont participé à cette réunion, dont :

Niveau central

  • Direction de la Surveillance Epidémiologique et de la Gestion des Urgences en Santé Publique, Service de la Surveillance Intégrée des Maladies et des Gestions des urgences, Mission de validation des sites dans les Région Sanitaire 2 et 3 (3 personnes) ;
  • Sites de Bangui (préleveurs et superviseurs) (12 personnes) ;
  • Institut Pasteur de Bangui : (4 personnes) ;
  • OMS : (4 personnes).

Niveau décentralisé

  • Directeurs Régions sanitaire 2 et 3 (02 personnes) ;
  • Médecins Chef de Districts de Berberati, de Bouar et de Bossangoa (03 personnes) ;
  • Les superviseurs des activités de la Surveillance Environnementale de Berberati, Bouar et de Bossangoa (03 personnes) ;
  • Les collecteurs N°1 des eaux usées de Berberati, Bouar et Bossangoa (03 personnes) ;
  • Les collecteurs N°2 des eaux usées de Berberati, Bouar et Bossangoa (03 personnes).

Les intervenants ont rappelé les termes de l’IMEP et présenté la synthèse de la dernière consultation de l’expert OMS. Les activités de la surveillance environnementale du poliovirus à Bangui ont été ensuite revues à partir de la Procédure Opérationnelle Standard (POS), du Plan de collecte des eaux usées à Bangui et des provinces pour 2019.

Après ces échanges, les participants ont visité les locaux du laboratoire de la Surveillance environnementale du poliovirus, installé à l’Institut Pasteur de Bangui. Enfin, du matériel de terrain complémentaire leur a été remis, marquant la fin de l’atelier.

2019-05-29T02:38:00+01:00janvier 22nd, 2019|Actualités, oms|

7 janvier 2019 – 3 nouveaux sites d’échantillonnage opérationnels pour davantage de sensibilité de la surveillance environnementale du Poliovirus en République Centrafricaine

Pour intensifier la recherche environnementale du Poliovirus sauvage dans des échantillons d’eaux usées – le Ministère de la santé, appuyé par ses partenaires (OMS et Institut Pasteur de Bangui) a ouvert de nouveaux sites d’échantillonnage environnemental à Bouar, Bossangoa et Berbérati dans les Régions Sanitaires 2 et 3, les plus proches des pays du bassin du Lac Tchad. Certaines zones dites silencieuses des régions sanitaires 4, 5 et 6 seront inclues ensuite pour accroître la sensibilité de la surveillance environnementale.

 

Dernier cas humain documenté en 2011, la poliomyélite reste sous surveillance en RCA

Bien que la République Centrafricaine ait connu le dernier cas de poliovirus sauvage (PVS) en novembre 2011 dans le district de l’Ouham (Kabo) de la Région Sanitaire 3, elle n’est pas pour autant à l’abri d’une ré-introduction du poliovirus, notamment à cause de la couverture vaccinale basse et de la surveillance insuffisante dans certains districts où la sécurité est compromise.

Le 10 Août 2016, alors que le Nigéria a été officiellement retiré par l’OMS de la liste des pays endémiques en septembre 2015, le poliovirus sauvage de type 1 (PVS) est détecté dans ce pays à Borno. En conséquence, la République Centrafricaine s’est engagée, avec les autres pays du bassin du Lac Tchad dans la réponse coordonnée à cette épidémie. Mais en 2016, la République Centrafricaine était déchirée par des conflits armés qui rendaient certaines zones difficiles d’accès et nécessitaient de travailler avec des ressources très limitées.

L’OMS a fait de la surveillance environnementale un complément à la surveillance de la paralysie flasque aigüe (PFA) dans le cadre du programme d’éradication de la poliomyélite.

La surveillance environnementale est basée sur la mise en évidence des Poliovirus dans les prélèvements non humains, essentiellement les eaux usées. Elle a été établie en République Centrafricaine en décembre 2017 dans la Région Sanitaire 7. Cependant, à cause de leur proximité avec les pays du bassin du Lac Tchad, le Ministère de la santé et ses partenaires (L’OMS et l’Institut Pasteur de Bangui) ont décidé d’étendre la surveillance environnementale dans les villes de Bouar, Bossangoa et Berbérati dans les Régions Sanitaires 2 et 3.

A l’issue d’une réunion de restitution sur l’extension de la surveillance environnementale de la Polio dans ces deux régions sanitaires, les sites suivants ont été retenus :

  • Paya à Bouar (RS2),
  • Ngouciment à Berbérati (RS2),
  • Tamkourou à Bossangoa (RS3).

Avant l’ouverture des sites, le Ministère de la santé a organisé, avec l’appui de l’OMS, une formation théorique et pratique sur les procédures de prélèvements, de conservation et transport pré analytique des échantillons environnementaux. Un point important est la résolution affirmée lors de la réunion de coordination de la surveillance environnementale du 27 au 28 décembre 2018 à l’Institut Pasteur de Bangui, d’étendre sa couverture aux districts dits silencieux des Régions Sanitaires 4,  5 et 6 en 2018.

 

Chercher, c’est trouver

Depuis le début de l’échantillonnage en 2017, 81 échantillons ont été collectés et testés. Le poliovirus n’a pas été détecté mais 25 entérovirus non polio (EVNP) ont été isolés (31%). Ces EVNP seront caractérisés par le séquençage afin d’identifier le groupe et le génotype auxquels ils appartiennent. Ils seront également comparés avec ceux isolés chez les cas de PFA et leurs contacts.

2019-01-10T09:00:38+01:00janvier 9th, 2019|Actualités, oms|

4 janvier 2019 – Comment mieux prédire la propagation des épidémies de rage en République Centrafricaine par la modélisation ?

Une équipe de chercheurs anglais, en collaboration avec l’Institut Pasteur de Bangui, arrive à déterminer les épidémies de rage canine en République Centrafricaine par une approche de modélisation des données sur la rage canine. Ce nouvel outil d’analyse de routine pour le traitement des données de surveillance des maladies pourrait être important pour les autorités sanitaires centrafricaines.

Une nouvelle approche pour analyser les épidémies

Entre le 6 janvier 2003 et le 6 mars 2012, 151 chiens atteints de la rage ont été diagnostiqués à l’Institut Pasteur de Bangui, capitale de la République Centrafricaine. Parmi ceux-ci, 123 avaient une documentation suffisante comprenant la date de notification, la localisation géographique et des séquences du génome de la souche virales isolée.
A l’aide d’une approche basée sur la représentation de chaque type de données (temporelles, spatiales ou génétiques), les chercheurs parviennent à identifier ensuite les groupes de cas susceptibles de provenir de la même introduction et d’en déduire la transmissibilité de la maladie et le nombre d’introductions de l’agent pathogène dans la population canine. Les résultats sont décrits dans la publication “A graph-based evidence synthesis approach to detecting outbreak clusters: An application to dog rabies ”, published December 17, 2018. .

Peut-on prédire une future épidémie ?

La modélisation ne prédit pas l’évolution exacte d’une épidémie, mais elle met à disposition des hypothèses de travail pour anticiper plusieurs scénarios possibles et prendre des décisions éclairées. L’évaluation précoce des épidémies de maladies infectieuses est essentielle pour la mise en œuvre de mesures de contrôle rapides et des interventions efficaces.

2019-01-04T15:22:01+01:00janvier 4th, 2019|Actualités, News|

21 décembre 2018 – Le Syndrome de la rubéole Congénitale (SRC) en République Centrafricaine : ces malformations dont personne ne parle

Le Laboratoire des Virus Entériques Rougeole de l’Institut Pasteur de Bangui projette une étude moléculaire du virus de la rubéole circulant en République Centrafricaine et l’évaluation du Poids du Syndrome de Rubéole Congénitale (SRC) chez les nourrissons. Une première réunion avec les principaux partenaires, avant la soumission au Comité d’éthique, s’est tenue le mardi 18 décembre 2018.

La rubéole est une maladie virale contagieuse qui touche généralement les enfants et les jeunes adultes. L’infection par le virus pendant les premiers mois de la grossesse peut être responsable de morts fœtales ou de rubéoles congénitales malformatives connues sous le nom Syndrome de Rubéole Congénital (SRC).
Malgré l’existence d’un vaccin depuis 1969, les taux de SRC sont les plus élevés dans les régions OMS de l’Afrique et de l’Asie du Sud Est où la couverture vaccinale est la plus faible, notamment dans les pays où les femmes en âge de procréer n’ont jamais été vaccinées et n’ont jamais contracté la maladie. L’élimination du SRC dépend d’une vaccination efficace pendant l’enfance. La République Centrafricaine fait partie des pays éligibles pour l’introduction du vaccin à valence rubéoleuse prévue pour l’année 2020 par le Plan Pluriannuel Complet du Programme Elargi de vaccination (PPAC).

En République Centrafricaine (RCA), la rubéole et le SRC ne sont pas des maladies à déclaration obligatoire. Elles ne sont donc pas inclues dans le Programme Elargi de Vaccination (PEV). Les seules données disponibles proviennent diagnostic sérologique différentiel avec la rubéole du système de surveillance de la Rougeole mise en place par l’OMS en 2004 . Ces données démontrent la circulation du virus de la rubéole en RCA. Cependant, aucune étude moléculaire ou clinique n’a été réalisée sur le virus de la rubéole en RCA et son impact sur les nourrissons.

Le Laboratoire des Virus Entériques Rougeole de l’Institut Pasteur de Bangui, initie un projet de thèse sur la « Caractérisation moléculaire du virus de la rubéole et le poids du syndrome de rubéole congénitale en République Centrafricaine ». Les objectifs de cette étude à deux volets (rétrospective et prospective) sont la caractérisation des différents génotypes du virus de la rubéole circulants en République Centrafricaine et l’estimation de la prévalence des cas de Syndrome de Rubéole Congénitale (SRC) par la collecte des données épidémiologiques, cliniques et virologiques chez les nourrissons en Centrafrique. Ce projet se fera en collaboration avec l’Unité de recherche sur les maladies infectieuses au Luxembourg et l’Unité de recherche L2CM de l’Université de Nancy.
Ces recherches effectuées sur des patients inclus de 2008 à 2020 présentant des IgM anti-rubéoleux et des nourrissons atteints de SRC confirmé cliniquement permettrons de mieux décrire les aspects épidémiologiques et cliniques associée à l’infection par le virus de la rubéole en République Centrafricaine et d’évaluer l’impact du programme de vaccination anti rubéoleux à partir de sa mise en œuvre prévue en 2020.

2018-12-26T12:01:57+01:00décembre 26th, 2018|Actualités, Recherche|

17 décembre 2018 – Mission de supervision des sites sentinelles de la grippe et d’investigation autour d’un cas de monkeypox.

Une mission de supervision régulière des sites sentinelles de la grippe de Boali, Bossembele et Pissa s’est déroulée les 13 et 14 décembre 2018. Ce déplacement a été mis à profit pour investiguer un cas de Monkeypox récemment diagnostiqué à Bossembele.

Une supervision est réaliséechaque trimestre dans cinq structures de santé retenues pour la surveillance dela grippe en vue d’y renforcer les capacités de détection clinique. Le DrFestus MBRENGA, attaché de recherche clinique, en charge de cette activité aconduit la mission de supervision au titre du dernier trimestre 2018, le 13décembre à Boali et Bossembele et le 14 à Pissa.

La mission avait pour second objectif d’investiguer une épidémie de Monkeypox survenue à Bossembele dont quatre cas de transmission intrafamiliale ont été récemment confirmés par l’Institut Pasteur de Bangui. Cinq patients contacts ont été prélevés pour la recherche du Monkeypox-virus. D’autres cas ont été signalés dans le village d’où provenait le cas index, à environ 37 km de Bossembele. Cependant, l’état de la route n’a pas permis à l’équipe d’atteindre ce village. D’autres missions sont programmées par le ministère de la santé publique pour complément d’investigation.

Le 14 décembre, la mission a réalisé la supervision du site sentinelle de Pissa à 60 km de Bangui sur la route de Mbaïki. Suite au signalement d’une suspicion d’épidémie de grippe aux villages Mbanza 1 & 2, l’équipe a investigué dans ces villages, situés à 47 km de Pissa sur l’axe de Bobangui. 

Grâce à l’activité de ces sitessentinelles, l’institut Pasteur de Bangui est très impliqué dans lasurveillance des maladies émergentes à potentiel épidémique, en appui auMinistère de la santé publique.

Une mission de supervision régulière des sites sentinelles de la grippe mise à profit pour investiguer un cas de Monkeypox à Bossembele.
Cas index de Monkeypox à l’hôpital de Bossembele
Attaché de recherche clinique Dr Festus MRENGA
Une mission de supervision régulière des sites sentinelles de la grippe mise à profit pour investiguer un cas de Monkeypox à Bossembele.
Difficulté à joindre, même en moto, le village du cas index de Monkeypox
Une mission de supervision régulière des sites sentinelles de la grippe mise à profit pour investiguer un cas de Monkeypox à Bossembele.
Investigation de grippe à Mbanza 2
Une mission de supervision régulière des sites sentinelles de la grippe mise à profit pour investiguer un cas de Monkeypox à Bossembele.
Prélèvement des contacts du cas index de Monkeypox
Une mission de supervision régulière des sites sentinelles de la grippe mise à profit pour investiguer un cas de Monkeypox à Bossembele.
Entretien de la mission avec le Médecin responsable du Centre de santé de Pissa
Une mission de supervision régulière des sites sentinelles de la grippe mise à profit pour investiguer un cas de Monkeypox à Bossembele.
Technicien de laboratoire en charge des prélèvements de grippe à l’hôpital de Boali
Une mission de supervision régulière des sites sentinelles de la grippe mise à profit pour investiguer un cas de Monkeypox à Bossembele.
Enfants du village Mbanza 2
Une mission de supervision régulière des sites sentinelles de la grippe mise à profit pour investiguer un cas de Monkeypox à Bossembele.
Centre de santé du village Mbanza
2018-12-17T17:22:02+01:00décembre 17th, 2018|Actualités, ASIDE, MONKEYPOX, News|