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8 novembre 2019 – Implémentation à l’Institut Pasteur de Bangui d’un séquenceur à haut-débit de troisième génération, le MinION d’ONT : Analyse de l’apport de cette technologie pour les missions de santé publique de l’IPB en République Centrafricaine

Deux membres de la Cellule d’Intervention Biologique d’Urgence (CIBU) et de l’unité de recherche et d’expertise ERI de l’Institut Pasteur à Paris, le Dr Nicolas BERTHET et Aurélia KWASIBORSKI, ont été accueillis entre le 18 et le 28 juin 2019 à l’Institut Pasteur de Bangui pour l’implémentation de la technologie MinION dans le cadre du projet EBOSURSY.

Ce projet regroupe à la fois des équipes de l’Institut Pasteur/Réseau International des Instituts Pasteur, de l’IRD et du CIRAD réunies sous l’égide de l’OIE pour développer un projet “One health” ambitieux avec 10 pays africains de l’ouest et du centre et qui a pour but de renforcer les capacités de surveillance de la maladie à virus Ebola et des maladies zoonotiques prioritaires, en particulier la maladie à virus de Marburg, la fièvre de la vallée du Rift, la fièvre hémorragique de Crimée-Congo et la fièvre de Lassa.

Cette technologie de séquençage en temps réel est une approche innovante qui a déjà fait ses preuves sur le terrain, notamment avec la caractérisation du virus Ebola lors des différentes épidémies qui sont apparues en Afrique de l’ouest et plus récemment en République Démocratique du Congo. Celle-ci pourrait apporter une aide précieuse pour réaliser une meilleure identification et caractérisation moléculaire des virus émergents en République Centrafricaine (RCA). En effet, la RCA est un pays où régulièrement de nombreuses émergences ou ré-émergences de virus connus, ou mal connus, apparaissent et dont la caractérisation moléculaire est difficile localement en raison de l’absence d’un plateau technique adéquat. L’implémentation de cette technologie à l’Institut Pasteur de Bangui (IPB) permettrait de palier ce manque et de connaître plus rapidement les informations génomiques sur les agents infectieux identifiés lors des différents programmes de surveillance mis en place par l’IPB.

Cette première mission a permis la formation de plusieurs scientifiques des équipes de recherche de Virologie de l’Institut Pasteur de Bangui avec une mise en application dans des situations concrètes. En effet, la mise en œuvre de la technologie a été réalisée en re-séquençant deux souches du virus de la fièvre de la vallée du Rift isolées en République Centrafricaine dans les années 1980. Après cette première étape réussie, plusieurs autres souches virales obtenues à partir de cas fébriles humains et isolées après inoculation sur cerveaux de souriceaux ont pu être mieux caractérisées par cette approche. Enfin, l’apport de la technologie a été également évalué en séquençant directement plusieurs virus Monkeypox depuis des prélèvements primaires. Même si les données générées lors de cette première mission sont encore en cours d’analyses, les résultats préliminaires sont encourageants et confirment tout le potentiel de cette technologie. En effet, l’association de cette technologie avec les méthodes de diagnostic déjà disponibles à l’Institut permettrait aux équipes de l’IPB d’être encore plus efficaces dans la surveillance à la fois des arbovirus et des fièvres hémorragiques que dans une meilleure caractérisation moléculaire des épidémies récurrentes au virus Monkeypox qui touchent la RCA.

2019-11-08T15:24:44+00:00November 8th, 2019|Actualités, MONKEYPOX|

17 décembre 2018 – Mission de supervision des sites sentinelles de la grippe et d’investigation autour d’un cas de monkeypox.

Une mission de supervision régulière des sites sentinelles de la grippe de Boali, Bossembele et Pissa s’est déroulée les 13 et 14 décembre 2018. Ce déplacement a été mis à profit pour investiguer un cas de Monkeypox récemment diagnostiqué à Bossembele.

Une supervision est réaliséechaque trimestre dans cinq structures de santé retenues pour la surveillance dela grippe en vue d’y renforcer les capacités de détection clinique. Le DrFestus MBRENGA, attaché de recherche clinique, en charge de cette activité aconduit la mission de supervision au titre du dernier trimestre 2018, le 13décembre à Boali et Bossembele et le 14 à Pissa.

La mission avait pour second objectif d’investiguer une épidémie de Monkeypox survenue à Bossembele dont quatre cas de transmission intrafamiliale ont été récemment confirmés par l’Institut Pasteur de Bangui. Cinq patients contacts ont été prélevés pour la recherche du Monkeypox-virus. D’autres cas ont été signalés dans le village d’où provenait le cas index, à environ 37 km de Bossembele. Cependant, l’état de la route n’a pas permis à l’équipe d’atteindre ce village. D’autres missions sont programmées par le ministère de la santé publique pour complément d’investigation.

Le 14 décembre, la mission a réalisé la supervision du site sentinelle de Pissa à 60 km de Bangui sur la route de Mbaïki. Suite au signalement d’une suspicion d’épidémie de grippe aux villages Mbanza 1 & 2, l’équipe a investigué dans ces villages, situés à 47 km de Pissa sur l’axe de Bobangui. 

Grâce à l’activité de ces sitessentinelles, l’institut Pasteur de Bangui est très impliqué dans lasurveillance des maladies émergentes à potentiel épidémique, en appui auMinistère de la santé publique.

Une mission de supervision régulière des sites sentinelles de la grippe mise à profit pour investiguer un cas de Monkeypox à Bossembele.
Cas index de Monkeypox à l’hôpital de Bossembele
Attaché de recherche clinique Dr Festus MRENGA
Une mission de supervision régulière des sites sentinelles de la grippe mise à profit pour investiguer un cas de Monkeypox à Bossembele.
Difficulté à joindre, même en moto, le village du cas index de Monkeypox
Une mission de supervision régulière des sites sentinelles de la grippe mise à profit pour investiguer un cas de Monkeypox à Bossembele.
Investigation de grippe à Mbanza 2
Une mission de supervision régulière des sites sentinelles de la grippe mise à profit pour investiguer un cas de Monkeypox à Bossembele.
Prélèvement des contacts du cas index de Monkeypox
Une mission de supervision régulière des sites sentinelles de la grippe mise à profit pour investiguer un cas de Monkeypox à Bossembele.
Entretien de la mission avec le Médecin responsable du Centre de santé de Pissa
Une mission de supervision régulière des sites sentinelles de la grippe mise à profit pour investiguer un cas de Monkeypox à Bossembele.
Technicien de laboratoire en charge des prélèvements de grippe à l’hôpital de Boali
Une mission de supervision régulière des sites sentinelles de la grippe mise à profit pour investiguer un cas de Monkeypox à Bossembele.
Enfants du village Mbanza 2
Une mission de supervision régulière des sites sentinelles de la grippe mise à profit pour investiguer un cas de Monkeypox à Bossembele.
Centre de santé du village Mbanza
2018-12-17T17:22:02+00:00December 17th, 2018|Actualités, ASIDE, MONKEYPOX, News|

10 octobre 2018 – Monkeypox en République Centrafricaine : l’heure est à la prévention

 

Les instituts Pasteur de Bangui et Paris projettent d’unir leurs compétences pour décrire l’épidémiologie du Monkeypox en République Centrafricaine.

La variole du singe ou Monkeypox est une maladie virale dont les signes rappellent ceux de la variole historique (éruption pustuleuse, fièvre, entraînant parfois la mort dans 1 à 10% des cas). En République Centrafricaine, les épidémies de Monkeypox sont récurrentes dans certaines régions du pays où le virus est endémique. Le réservoir du virus en faune sauvage, n’est pas formellement identifié et très peu de données sont disponibles sur les modes de contamination en République Centrafricaine. Depuis quelques années, l’Institut Pasteur de Bangui a fait du Monkeypox l’une de ses thématiques de recherche prioritaires.
Dans ce contexte, le médecin spécialiste en maladies infectieuses et tropicales, Dr Camille Besombes de l’Institut Pasteur à Paris, était en mission exploratoire à Bangui du 2 au 9 octobre 2018 pour définir les bases d’un ambitieux projet de recherche. Ce travail associera les équipes de l’institut Pasteur de Bangui et l’unité de recherche et d’expertise en épidémiologie des maladies émergentes de l’Institut Pasteur à Paris. Il vise à améliorer les connaissances sur l’épidémiologie locale du Monkeypox par une approche multidisciplinaire : clinique, épidémiologique, anthropologique, environnementale et microbiologique.
Au cours de sa mission, le Dr Besombes s’est rendue dans la région de la Lobaye, épicentre de la maladie en RCA. Elle a pu constater les modalités de prise en charge d’une alerte, notamment pour ce qui concerne la logistique des prélèvements biologiques depuis les patients symptomatiques jusqu’au Laboratoire des arbovirus, des fièvres hémorragiques virales, virus émergents et zoonoses de l’Institut Pasteur de Bangui.

2019-05-29T02:23:38+00:00October 10th, 2018|Actualités, MONKEYPOX, Recherche|