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6 décembre 2021 – Le Comité des médicaments de l’Agence Européenne des Médicaments a publié son avis sommaire à l’appui de l’approbation de la demande d’autorisation de mise sur le marché de SIGA de Tecovirimat (TPOXX®) pour son utilisation dans le cadre du traitement de la variole, de la variole du singe, de la variole bovine et des complications dues à la vaccination contre la vaccine.

Le Comité des médicaments de l’Agence Européenne des Médicaments a publié son avis sommaire à l’appui de l’approbation de la demande d’autorisation de mise sur le marché de SIGA de Tecovirimat dans le cadre du traitement des complications de la variole, de la variole du singe, de la cowpox et de la vaccine. L’Institut Pasteur de Bangui et l’Université d’Oxford débuteront l’utilisation de cette molécule dans le cadre d’une étude compassionnelle d’efficacité du Tecovirimat pour traiter des patients atteints de variole du singe en impasse thérapeutique à M’baïki.

La variole du singe ou Monkeypox est une pathologie létale dans 1 à 10 % des cas en République Centrafricaine où les épidémies de Monkeypox sont récurrentes dans certaines régions du pays. On connait sa clinique, proche de la variole, mais on ne lui connait pas de traitement curatif. Il n’existe actuellement aucun traitement spécifique recommandé pour le Monkeypox.

SIGA Technologies collabore avec l’Université d’Oxford au Royaume-Uni pour fournir TPOXX® (Tecovirimat) dans le cadre d’un protocole d’accès élargi pour traiter les personnes atteintes de la variole du singe en République centrafricaine. L’Université d’Oxford parraine le protocole et l’étude en République Centrafricaine. SIGA a annoncé le 16 novembre 2021 que le Comité des médicaments de l’Agence Européenne des Médicaments a publié son avis sommaire à l’appui de l’approbation de la demande d’autorisation de mise sur le marché de SIGA de Tecovirimat.

L’Institut Pasteur de Bangui, qui fête ses 60 ans cette année, agit en tant que coordinateur et responsable de la supervision et de la conduite de l’étude en République Centrafricaine, y compris la gestion des sites d’investigation, l’hébergement de la base de données des essais cliniques et la réalisation des tests biologiques. Le Ministère de la Santé et de la Population de la République Centrafricaine sera responsable de l’administration de TPOXX (Tecovirimat) aux patients infectés par la variole du singe en impasse thérapeutique sur les sites d’investigation sélectionnés.

L’Institut Pasteur Bangui collabore avec le ministère de la Santé pour former le personnel de santé et optimiser l’administration et le suivi du traitement par Tecovirimat. Bien qu’il ne s’agisse pas d’un essai clinique formel, le programme d’accès élargi sera mené conformément aux bonnes pratiques cliniques, fournissant des informations importantes sur les effets du Tecovirimat lorsqu’il est administré dans des conditions réelles. Une mission de l’Institut Pasteur de Bangui a été récemment à Mbaïki dans ce cadre.

2021-12-07T07:51:34+00:00December 6th, 2021|Actualités, ALERRT, News, Recherche|

1 décembre 2021 – Fête nationale de la République Centrafricaine

Le 1er décembre 1958 l’Oubangui-Chari est devenu la République Centrafricaine. Cette année, c’est la 63ème commémoration de cet événement national pour la République centrafricaine. Comme à l’accoutumée, l’Institut Pasteur de Bangui a mis à l’honneur la force, les valeurs et l’unité du pays en prenant part au grand défilé sur l’avenue des Martyrs en présence des autorités du pays ainsi que des représentants diplomatiques. « On peut considérer l’Institut Pasteur de Bangui comme l’épine dorsale du système de santé en République Centrafricaine » disait le ministre de la santé et de la population Dr Pierre SOMSE dans son discours à l’occasion du 60e anniversaire de l’Institut Pasteur de Bangui.
Créé en 1961 au lendemain de l’Indépendance de la République Centrafricaine, l’Institut Pasteur de Bangui, durant 60 ans, a été un excellent outil au service de l’amitié et de la coopération franco-centrafricaine pour une République Centrafricaine prospère.

2021-12-05T14:54:53+00:00December 5th, 2021|Actualités, News|

8 novembre 2021 – Journées Scientifiques de Bangui, 2e édition

La deuxième édition des Journées Scientifiques de Bangui a réuni les 8 et 9 novembre 2021 à l’Alliance Française de Bangui, des experts internationaux et plus de 130 participants pour échanger à propos des défis de la science sur les Pathologies Tropicales Emergentes et Ré-émergentes.

L’événement a eu lieu juste après la cérémonie du 60e anniversaire de l’Institut Pasteur de Bangui, organisée le 6 novembre 2021. Le Professeur Faustin-Archange TOUADERA, Président de la République, Chef de l’Etat a procédé à l’ouverture solennelle de cette 2e édition des Journées Scientifiques de Bangui. Différentes thématiques ont été abordées à travers huit conférences plénières ; quatorze communications orales sur la surveillance des pathologies infectieuses émergentes et ré-émergentes ; six communications orales sur les outils de diagnostics et méthodes thérapeutiques et préventives ; une  présentation dans le cadre de la sécurité alimentaire ; cinq présentations dans le cadre de la sensibilité et résistance des pathogènes et vecteurs ainsi que dans celui des prises en charge thérapeutique ; sept présentations concernant les autres pathologies.

Ce fut l’occasion de lancer une réflexion globale autour des avancées scientifiques en santé publique et de les mettre à la disposition du grand public.

Les Journées Scientifiques de Bangui ont pour ambition l’exploitation commune des potentialités scientifiques et de recherche de l’Université de Bangui et de l’Institut Pasteur de Bangui dans le domaine de la santé publique en République Centrafricaine et aussi sur le continent africain. Le 14 mars 2017, une convention-cadre d’établissement de partenariat entre l’Institut Pasteur de Bangui et l’Université de Bangui est signée. C’est à ce titre que les deux institutions ont coorganisé les premières journées scientifiques de Bangui les 28 et 29 novembre 2018.

Cette année, pour marquer son 60e anniversaire, l’Institut Pasteur de Bangui a le privilège d’organiser les 2e Journées Scientifiques de Bangui avec l’appui de l’Institut Pasteur, de l’Etat centrafricain, l’Unicef, l’Ambassade France, ALPHA LAB, ThermoFisher Scientific, Orange Centrafrique, Air France, NordSud -cti, LABELIANS, Powers Scurity, SOCATRAF, FAO, LEDGER PLAZA, TOTAL ENERGIES, KENYAN AIRWAYS. La 3e édition pourrait avoir lieu dans 3 ans.

2021-12-05T14:18:26+00:00December 5th, 2021|Actualités, News|

6 novembre 2021 – 60ème anniversaire de l’Institut Pasteur de Bangui

Le 60e anniversaire de l’Institut Pasteur de Bangui a fait définitivement date ce samedi 6 novembre 2021. Le président de la République Centrafricaine et le Directeur Général de l’Institut Pasteur étaient présents pour commémorer cet Institut devenu au fil des ans un organisme essentiel en République Centrafrique et aussi sur le continent africain.

 

Le 6 novembre 2021 a eu lieu la cérémonie du 60ème anniversaire de l’implantation de l’Institut Pasteur de Bangui (en abrégé IPB) en République centrafricaine. Outre Son Excellence le Président de la République Pr Faustin-Archange TOUADERA, le directeur général de l’Institut Pasteur, le directeur du Pasteur Network, ainsi que de nombreuses autorités centrafricaines dont le ministre de la santé et les représentants de plusieurs institutions françaises, ont participé à cette cérémonie.

La cérémonie s’est tenue dans la nouvelle salle de conférence inaugurée en parallèle par le Président de la République. Elle porte le nom de « Eric KELEMBO », chercheur de l’IPB, expert de la tuberculose, mort lors d’une mission du ministère de la santé.

Un autre temps fort de cette cérémonie a été la surprise faite au Pr Stewart COLE parle Chef de l’ETAT. Le Président de la République chef de l’Etat a nommé à titre exceptionnel, dans l’ordre national de la reconnaissance centrafricaine, au grade de commandeur, le Pr Stewart Cole Directeur General de l’Institut Pasteur.

Aujourd’hui l’IPB se positionne comme un acteur incontournable en matière de recherche, de formation, de santé publique et de service à la population. Il constitue un appui essentiel à la décision politique et à la conduite de l’action publique. Il offre aux centrafricains une meilleure prévention et prise en charge des maladies infectieuses et métaboliques. Ses 8 laboratoires nationaux de référence qui surveillent en permanence les maladies infectieuses, permettent aux acteurs de santé d’adapter leur stratégie de riposte. Par ses projets de recherche, il permet une meilleure compréhension de l’épidémiologie et mécanismes pathogéniques des agents infectieux qui circulent en Centrafrique. L’impact de ses recherches s’étend au-delà des frontières de la Centrafrique. La signature solennelle de la reconduction de la convention qui l’Institut Pasteur de Bangui et la République Centrafricaine était également un symbole fort à l’issue de cette cérémonie.

Une mention spéciale a été faite pour le personnel qui fait ce qui est l’IPB, ainsi que le soutien des tutelles et des partenaires sans qui rien ne serait possible.

L’IPB appartient au Pasteur Network composé de 33 instituts dans le monde et que l’Institut Pasteur a souhaité doter de moyens nouveaux cette année en créant la fondation des instituts et en renforçant l’Alliance Pasteur Internationale. Le pasteur Network existe depuis plus de 130 ans au bénéfice de la santé des population, né de la volonté de Louis Pasteur de mettre le fruit de ses découvertes vaccinales et microbiologiques à la libre disposition de communauté médicale internationale. Le pasteur Network est implanté aujourd’hui dans 25 pays, sur 5 continents.

2021-12-03T16:12:53+00:00December 3rd, 2021|Actualités, News|

29 mai 2021 – Tuberculose multirésistante en République Centrafricaine : le point sur le niveau actuel de la résistance aux antituberculeux de 1ère ligne

 

Les formes multirésistantes de la tuberculose notamment aux deux antibiotiques principaux prescrits en première intention, la rifampicine et l’isoniazide se développent et concernent la plupart des cas en République Centrafricaine. Cette résistance combinée entraîne l’inefficacité des traitements de première intention, une mortalité et une contagion accrues, et l’acquisition de résistances additionnelles à d’autres antituberculeux. Une étude menée par l’Institut Pasteur de Bangui sur 225 patients diagnostiqués tuberculeux a montré que 73,2% des résistances ont concerné à la fois la rifampicine et l’isoniazide. Et dans 34,2%, elles ont concerné tous les antituberculeux de première ligne.

Depuis la découverte du bacille tuberculeux par Robert Koch en 1882, la tuberculose continue d’être un problème de santé publique dans le monde. En 2018, L’OMS a rapporté 10 millions de cas de tuberculose dans le monde dont 1,2 million de décès hors patients VIH. Les cas de tuberculose multi résistante (TBMR) à la rifampicine et l’isoniazide étaient estimés à 484 000 dont 214 000 décès. Si la prévalence globale de la TBMR est estimée en 2018 à 3,4% chez les nouveaux patients et 18% des cas précédemment traités, des taux plus élevés ont été rapportés en Russie avec plus de 25% chez les nouveaux cas et plus de 50% chez les retraitements.

La pharmaco résistance apparait donc aujourd’hui comme un problème majeur dans la prise en charge de la tuberculose pulmonaire car si un patient a une tuberculose pharmaco résistante, sa maladie ne répondra pas à l’un des deux principaux antituberculeux que sont la rifampicine et l’isoniazide. Les deux principales causes du développement de la résistance aux médicaments sont connues pour être la non-observance du traitement prescrit et l’utilisation de schémas de traitement inadéquats.  Parmi les facteurs de risque importants de résistance aux médicaments, il a été rapporté le traitement antérieur avec des médicaments antituberculeux et le contact avec une personne atteinte de tuberculose pharmaco résistante.

L’émergence et la propagation de la TBMR constituent un véritable challenge pour la stratégie « Mettre fin à la tuberculose d’ici à 2035 » car elles compromettent tous les acquis des programmes mondiaux de lutte contre la tuberculose et menacent de déstabiliser la lutte mondiale contre cette maladie.

La prévalence de la TBMR augmente partout dans le monde, tant parmi les nouveaux cas de tuberculose que parmi ceux déjà traités alors que seulement 50% de ces patients atteints de TBMR ont été traités avec succès. Un patient atteint de TBMR est une source de danger pour la santé publique qui ne peut pas être sous-estimé.

La République Centrafricaine est l’un des pays ayant une forte charge tuberculeuse avec une incidence de 540/100 000 habitants mais à ce jour, il n’existe que des données partielles au niveau national sur la prévalence de la TBMR. Des études circonscrites réalisées en 2010 et en 2011 respectivement sur les résistances primaires et secondaires avaient rapporté 0,4% de résistances primaires et déjà 40% chez les retraitements…. Lire l’article.

L’Institut Pasteur de Bangui abrite le Laboratoire National de Référence de la Tuberculose (LNR-TB) pour le Programme National de Lutte contre la Tuberculose (PNLT) du ministère de la santé de la République Centrafricaine. Les activités du LNR-TB sont :

  • La coordination des 80 Centres de Diagnostic et de Traitement (CDT) de la République Centrafricaine ;
  • La formation initiale des techniciens en bacilloscopie ;
  • La fourniture des intrants et réactifs (bascilloscopie) à tous les CDT ;
  • La supervision des activités des CDT ;
  • L’organisation des Contrôles de Qualité Externe (CQE) pour tous les CDT ;
  • La surveillance de la TBMR dans le pays.

7 décembre 2020 – 524 millions de francs CFA pour renforcer la mission d’urgence de l’Institut Pasteur de Bangui dans la lutte contre la pandémie de covid-19

L’Agence Française de Développement (AFD) apporte un nouveau financement de 800 000 euros, soit 524 millions de francs CFA pour soutenir l’Institut Pasteur de Bangui (IPB) dans sa mission d’urgence dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19. Ce financement permettra également de renforcer les capacités de l’Institut Pasteur de Bangui pour mieux prévenir les épidémies et contribuer à la riposte.

Ce financement succède à 300.000 euros de fonds d’urgence alloués en avril dernier à l’IPB par l’AFD. Le financement octroyé par l’AFD permettra d’investir dans des équipements de laboratoire. Des laboratoires mobiles vont être disponibles pour intervenir rapidement sur les sites où des cas suspects pouvant évoquer un risque d’épidémie seront déclarés. Ce financement permettra également d’investir dans de meilleures capacités de stockage, notamment au froid et de sécuriser l’approvisionnement en électricité, eau et informatique et d’améliorer la sécurité des zones sensibles du site. Il permettra le déploiement de personnels de l’IPB dans le cadre de formations à la surveillance des maladies infectieuses en général. Ainsi, dans le contexte du COVID-19, l’Institut Pasteur de Bangui va se renforcer pour l’exercice de ses missions de santé publique, de formation et de recherche.

Ces actions répondent, d’après l’ambassadeur de France en Centrafrique, aux préoccupations de la population centrafricaine. « Face aux risques majeurs que représentait la pandémie, la France a réagi immédiatement pour répondre aux besoins de nos partenaires centrafricains ». Il s’agit également d’une riposte urgente à des besoins d’appui dans un contexte de lutte contre le virus sur le continent africain. « C’est dans ce cadre que l’AFD est intervenue en urgence en Centrafrique, exclusivement sous forme de dons, pour renforcer le système de santé du pays.Ce financement est venu tout naturellement soutenir un acteur central de la santé publique en Centrafrique : l’Institut Pasteur de Bangui, qui depuis 1961, assure ses missions cruciales pour protéger la population contre les maladies qui affectent le pays. Ces financements lui ont permis de faire face à l’importante charge de travail induite par les tests Covid. L’AFD a également financé l’ONG ALIMA, qui œuvre au quotidien auprès des Centrafricains et renforce les capacités des structures médicales centrafricaines. ».

Le Ministre de la santé et de la population s’est quant à lui réjoui du fait que la France se soit tenue une fois de plus aux côtés des Centrafricains dans la crise. « …C’est dans le malheur qu’on reconnait ses vrais amis ».

L’Institut Pasteur de Bangui renforcera sa lutte contre les épidémies dans le long terme en augmentant ses capacités de travail, notamment grâce à ce soutien de l’AFD.

2020-12-12T14:07:45+00:00December 12th, 2020|Actualités, News|

vendredi 2 octobre 2020 – Cérémonie de lancement de la campagne de vaccination des animaux de compagnie contre la rage à Bangui.

L’événement organisé par le Ministère de l’élevage et de la Santé Animale a réuni les représentants du Ministère de la Santé et de la Population, de l’UNICEF, de la FAO et le Directeur de l’Institut Pasteur de Bangui.

1000 animaux de compagnie (chiens, chats et singes) ont pu être vaccinés grâce à un don de doses de vaccins de la FAO, la logistique étant assurée par le Ministère de l’Élevage et de la Santé et l’UNICEF. Les interventions ont rappelé la nécessité de consulter le Centre Antirabique de l’Institut Pasteur en cas de morsure d’un animal pour se faire dépister et recevoir gratuitement le traitement adapté. Une vaste campagne de vaccination des animaux domestiques en 2017 a donné de bons résultats, le nombre de suspicions de rage ayant significativement diminué. Cet effort doit être poursuivi. Néanmoins, la pandémie de COVID-19 a un impact sur la notification des cas suspects et la rage reste une priorité de santé publique en RCA.

La journée mondiale contre la rage de 2020 met en lumière la nécessité de collaborer et la vaccination des animaux de compagnie requiert une approche collaborative de type « Une seule santé » (OneHealth).

2020-10-06T16:50:54+00:00October 6th, 2020|Actualités, News|

28 septembre 2020 – Journée Mondiale contre la rage : Quel rôle joue l’Institut Pasteur de Bangui en République Centrafricaine ?

Le 28 septembre 2020 s’est tenue la 14ème Journée Mondiale contre la Rage. Cette année le thème de la journée était centré sur la vaccination et la collaboration suivant le principe « Un monde, une santé ». Aujourd’hui, en République Centrafricaine, la rage tue encore les humains et les animaux. Depuis sa création en 1961, l’Institut Pasteur de Bangui est au chevet de la population centrafricaine en s’investissant dans les efforts de prévention et de lutte contre la rage, la sensibilisation à la maladie et le renforcement du système de surveillance et de contrôle de la maladie. Grâce à son Centre Antirabique pour la prévention et le traitement de la Rage, l’Institut Pasteur de Bangui procure gratuitement des prophylaxies post-exposition aux personnes qui en ont besoin et sauve ainsi des vies.

La rage est un problème majeur de santé publique en République Centrafricaine. L’institut Pasteur de Bangui est le Centre National de Référence et le Centre Collaborateur OMS de la rage en République Centrafricaine. A ce titre, en , il a enregistré 1533 animaux mordeurs, 1555 personnes mordues parmi lesquelles 1539 ont été vaccinées. Sur un total de 13 prélèvements de cerveaux d’animaux mordeurs fortement suspects de rage adressés au laboratoire, 9 étaient positifs. Suite à la campagne de vaccination canine, les résultats jusqu’à mi-mars 2020 sont de 369 animaux mordeurs, 362 personnes mordues parmi lesquelles 312 ont été vaccinées. Sur un total de 5 prélèvements de cerveaux d’animaux mordeurs fortement suspects de rage adressés au laboratoire, 2 étaient positifs. Ces données montrent que les campagnes de vaccination de masse des chiens réduisent sensiblement le cycle infectieux entre l’animal et l’homme.

2020-09-29T17:31:40+00:00September 29th, 2020|Actualités, News|

15 Septembre 2020 – Visite de l’Ambassadeur de France Jean-Marc GROSGURIN à l’Institut Pasteur de Bangui

L’Ambassadeur, haut représentant de la République française auprès de la République centrafricaine, Jean-Marc GROSGURIN visite l’Institut Pasteur de Bangui à la suite de sa nomination le 05 septembre 2020, accompagné du Chef du Service de Coopération et d’Actions Culturelles de l’Ambassade, Louis ESTIENNE également nouvellement nommé.

Accueilli par le directeur de l’Institut Pasteur de Bangui Dr Guy VERNET et son équipe de direction dans le respect des mesures barrières au covid-19, l’Ambassadeur, après une brève présentation des activités, a pris le temps de visiter les principaux services (laboratoire et recherche).

Les liens entre la France et la République Centrafricaine sont historiques et faits de valeurs communes. Les activités de recherches de l’Institut Pasteur demeurent pertinentes et son engagement face aux proportions importantes des besoins d’appui en santé publique est indéfectible à la grande satisfaction du diplomate.

La visite a été l’occasion pour le Dr Guy VERNET de décliner les grands axes stratégiques pour les perspectives des cinq prochaines années visant à promouvoir la coopération dans davantage de domaines ciblés au profit de la population centrafricaine.

2020-09-16T07:30:30+00:00September 16th, 2020|Actualités, News|

3 juin 2020 – Une nouvelle mutation de Plasmodium falciparum dévoilée en République Centrafricaine.

Une nouvelle étude portant sur les marqueurs de résistance aux médicaments chez le parasite du paludisme en République Centrafricaine, publiée dans Malaria Journal, révèle l’absence à Bangui de souches de Plasmodium falciparum portant des mutations décrites dans la résistance à l’artémisinine.  En revanche, cette étude identifie une mutation probablement jamais observée auparavant et dont le phénotype n’est pas encore connu. L’étude a par ailleurs mis en évidence la circulation de Plasmodium ovale en co-infection avec Plasmodium falciparum, l’espèce prépondérante du parasite responsable du paludisme.

En 2018, le nombre de cas de paludisme dans le monde a été estimé à 228 millions. La plupart des cas (213 millions ou 93 %) ont été enregistrés en 2018 en Afrique. Cette même année, dix-neuf pays d’Afrique subsaharienne et l’Inde ont concentré 85% du nombre total de cas dans le monde. Plasmodium falciparum est le parasite du paludisme le plus prévalent en Afrique ; il est en effet à l’origine de 99,7 % des cas de paludisme estimés en 2018. Au niveau mondial, le nombre de décès dus au paludisme a été estimé à 405 000 en 2018 et à elle seule, l’Afrique a enregistré 94 % des décès liés au paludisme dans le monde en 2018. (https://www.who.int/malaria/media/world-malaria-report-2019/fr/)

Le suivi de l’efficacité des antipaludiques est un élément essentiel de la lutte contre le paludisme du fait de l’apparition régulière d’une résistance de Plasmodium falciparum à plusieurs antipaludiques ces dernières décennies. L’émergence et la propagation de la résistance à l’artémisinine, le traitement de première ligne actuel pour le paludisme simple, met en danger les progrès substantiels de l’élimination du paludisme dans le monde.

C’est dans ce contexte que le laboratoire de parasitologie de l’Institut Pasteur de Bangui a réalisé une étude moléculaire pouvant guider la lutte contre le paludisme et répondre au défi de la résistance à l’artémisinine en République Centrafricaine, pays d’endémie palustre. L’objectif était d’estimer la proportion d’isolats de de P. falciparum portant des mutations décrites dans la résistance à l’artémisinine. Cette étude a indiqué l’absence de souches aux mutations associées à la résistance à l’artémisinine à Bangui, capitale de la République Centrafricaine. Dans cette étude, il a été mis en évidence la circulation du Plasmodium ovale en co-infection avec le Plasmodium falciparum. L’observation des marqueurs moléculaires de la résistance aux médicaments chez ces parasites responsables du paludisme a révélé la circulation d’une souche non caractérisée dont on ignore si elle est résistante ou non. Le décryptage de cette souche dans une étude future plus représentative permettra de définir le profil de ce polymorphisme.

L’article a paru dans Malaria Journal le 24 mai 2020 sous le titre « Molecular Assessment of kelch13 Non-Synonymous Mutations in Plasmodium Falciparum Isolates From Central African Republic (2017-2019) ».

2020-06-03T12:17:21+00:00June 3rd, 2020|Actualités, News, Recherche|