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19 juin 2019 – Stages de formation continue sur la gestion des risques biologiques.

Le Dr Ionela Gouandjika, chef du Laboratoire des Virus Entériques Rougeole et Olga Lydie Sakanga, Responsable Assurance Qualité, ont organisé des sessions de formation sur la gestion du risque biologique pour l’année 2019. Cette activité, proposée à l’ensemble des services, a bénéficié de l’expertise acquise auprès de l’OMS dans le cadre du programme de confinement du Poliovirus.

Le but de cette formation, basée essentiellement sur l’analyse de cas concrets étudiés en groupes, est de faire prendre conscience aux participants des risques biologiques (ou physico-chimiques) présents dans leur environnement de travail et de réfléchir sur les moyens de maitrise envisageables.

La méthode ERP présentée – Evaluation, Réduction et Performance – est directement inspirée de l’expérience et l’expertise de l’OMS sur le confinement du virus de la poliomyélite. Dans la pratique, la formation a intéressé 36 personnels de l’institut, répartis en 3 sessions d’une demi-journée, centrées sur l’analyse pas à pas de 2 scenarii d’exposition, l’un à un risque chimique, l’autre à un risque microbiologique. Ce travail a permis à chacun de jouer son rôle : identifier le danger et sa fréquence (évaluation du risque), proposer les mesures correctives et préventives nécessaires puis définir les indicateurs de performance correspondant. La notion de sureté au travail a également été abordée dans ces exercices, elle concerne l’analyse des risques d’actes malveillants volontaires et leur maitrise.

L’instructrice habilitée, le Dr Ionela Gouandjika a été formée par l’OMS en octobre 2016 à Johannesbourg, en Afrique du Sud et participé à des mises à niveau régulières lors des Réunions des Chefs de laboratoire du réseau de laboratoire Polio de la région Afrique de l’OMS. Le premier stage d’initiation à la gestion du risque biologique organisé à l’Institut Pasteur de Bangui remonte au 7 novembre 2016, dans le cadre des activités liées au confinement du Poliovirus.

Après avoir suivi la formation, le participant, qui a renforcé ses compétences et sa vigilance au travail, se voit délivrer une attestation de suivi de formation.

2019-06-27T17:49:05+00:00June 27th, 2019|Actualités, oms|

13 juin 2019 – La surveillance environnementale se renforce autour des deux foyers de Poliomyélite réapparus en Centrafrique

La surveillance environnementale du virus de la poliomyélite forme un tandem important avec la campagne de vaccination dans la riposte du Ministère de la Santé contre l’épidémie de Poliovirus en République Centrafricaine. Elle est indispensable car l’immense majorité des infections par le Poliovirus sont asymptomatiques, facilitant sa circulation silencieuse.

Depuis les cas de résurgence de la poliomyélite, notifiés en mai 2019 en Centrafrique, il n’y a plus eu de nouveaux cas biologiquement confirmés de la maladie, ce qui ne signifie cependant pas un arrêt de sa transmission compte tenu de la fréquence élevée des portages asymptomatiques du virus. Stratégiquement, les équipes continuent donc à mettre tout en œuvre pour arrêter l’extension de l’épidémie, notamment par un renforcement particulier de la surveillance du virus de la poliomyélite dans l’environnement. Particulièrement résistant dans le milieu extérieur, ce virus est habituellement recherché dans les eaux usées où il persiste après élimination fécale par les porteurs, malades ou non.

La vigilance reste de mise et la mobilisation des équipes se poursuit sur le terrain. Le ministère de la santé, l’OMS et l’Institut Pasteur de Bangui mènent conjointement cette surveillance environnementale à l’intérieur et à la périphérie des zones touchées.

La surveillance environnementale sera élargie d’un point de vue géographique pour recenser d’éventuelles présences résiduelles dans les zones endémiques et fournir des données probantes permettant d’assurer la maitrise des deux foyers puis l’élimination du virus de la Poliomyélite.

L’Institut Pasteur de Bangui abrite le Laboratoire de la surveillance environnementale des Poliovirus, accrédité en 2017.

2019-06-14T12:32:18+00:00June 14th, 2019|Actualités, oms|

7 juin 2019 – La poliomyélite est de retour en Centrafrique

Du 13 au 22 mai 2019, deux cas de poliomyélite ont été confirmés à l’Institut Pasteur de Bangui en Centrafrique. Un cas dans la commune de Bimbo, Village Bokassi II, et un autre cas dans la ville de Bambari à 385 km. Il n’y a pas de nouveaux cas signalés, néanmoins le virus se révèle toujours présent à l’aube de l’éradication de la maladie en Centrafrique.

Après le nord Cameroun en mai dernier, c’est au tour de la République Centrafricaine d’être touchée par une nouvelle épidémie de poliomyélite. Dans un contexte où il est difficile de maintenir la couverture vaccinale à un niveau suffisant, le retour de la poliomyélite n’est pas inattendu. Pour le programme d’éradication de la maladie dans le pays, c’est un véritable retournement de situation qui renvoie à bien plus loin son échéance.

Pour lutter contre l’épidémie, Dr Nicksy Gumede-Moeletsi, Virologiste Régional, experte de l’OMS bureau Régional Afrique, est venue renforcer les équipes mobilisées du Ministère de la santé, de l’OMS Centrafrique et de l’Institut Pasteur de Bangui. Le type de cette épidémie de poliomyélite reste en cours de détermination dans les laboratoires de référence internationaux.

L’Institut Pasteur participe au réseau mondial de surveillance de la poliomyélite de l’OMS, un réseau de plus de 150 laboratoires qui compte les laboratoires d’au moins 12 établissements du Réseau international des Instituts Pasteur. En Centrafrique, l’Institut Pasteur de Bangui abrite le Laboratoire de Référence régional OMS Polio, pour la sous- région, dirigé par le Dr Ionela GOUANDJIKA.

2019-06-07T16:53:11+00:00June 7th, 2019|Actualités, oms|

2 avril 2019 – L’émergence de la tuberculose multirésistante désormais sous haute surveillance en Centrafrique

La République centrafricaine est l’un des pays au monde, les plus lourdement touchés par la tuberculose avec une incidence de 423 cas pour 100 000 habitants. Le pays est également confronté à l’émergence de la tuberculose multirésistante. En 2015, l’Institut Pasteur de Bangui a introduit la surveillance de la résistance à la rifampicine par la technique GeneXpert MTB / RIF et publie un premier bilan après 3 ans d’activité.

Une pandémie mondiale

La tuberculose est l’une des dix premières causes de mortalité dans le monde. En 2016, 10,4 millions de personnes ont contracté cette maladie bactérienne et 1,7 millions en sont mortes. La tuberculose atteint particulièrement les personnes vivant avec le VIH chez lesquelles elle constitue l’une des premières causes de mortalité. En 2016, 40 % des décès de personnes séropositives étaient liés à la tuberculose.

La journée mondiale de la lutte contre la tuberculose, le 24 mars 2019 , avait cette année pour thème la sensibilisation des populations à  la fin à l’épidémie mondiale. Pour l’atteinte de cet objectif ambitieux, il a été recommandé d’élargir urgemment l’accès à la prévention et au traitement et de garantir un financement suffisant et durable, y compris pour la recherche et l’innovation.

À l’échelle mondiale, l’incidence de la tuberculose baisse d’environ 2 % par an. Pour contrer cette maladie, l’OMS travaille au progrès du diagnostic et au meilleur accès aux traitements antibiotiques.

Une pathologie insuffisamment maîtrisée en Centrafrique

En République centrafricaine, malgré les efforts du Plan National de Lutte contre la Tuberculose (PNLT), la lutte contre cette pandémie reste insuffisante. En raison des crises militaro politiques qui se sont succédées, le système de santé n’est pas en mesure de fournir un diagnostic et une prise en charge suffisantes pour certaines zones du pays. Le dépistage tardif et le suivi insuffisant des patients retardent leur mise sous traitement, altèrent leur pronostic et accroissent le risque de transmission et d’apparition de tuberculose multirésistante. La prise en charge des patients coinfectés par la tuberculose et le VIH doit également être améliorée par la combinaison systématique des dépistages. Enfin, selon les régions, les enquêtes systématiques autour des cas confirmés peuvent être insuffisantes.

Une révolution pour le diagnostic de la tuberculose en République centrafricaine

Depuis 2015, l’Institut Pasteur de Bangui réalise le dépistage de la résistance à la Rifampicine, considérée comme marqueur fiable de la tuberculose multirésistante,  par une technique de biologie moléculaire sur l’automate GeneXpert. Il permet un diagnostic en seulement deux heures – contre plusieurs semaines pour les tests classiques et nécessite moins d’infrastructures. Le PNLT a le projet de placer en province plusieurs de ces équipements pour améliorer la prise en charge des patients hors Bangui.

De 2015 à 2018, l’Institut Pasteur de Bangui a pu évaluer la résistance à la rifampicine et synthétise les données dans un article qui met notamment en évidence une prévalence de 70% de cette résistance parmi les patients en échec thérapeutique au décours de leur traitement initial.

2019-05-29T02:54:06+00:00April 2nd, 2019|Actualités, oms|

12 février 2019 – Actualités de la surveillance de la grippe humaine en Centrafrique

Le Centre National de Référence pour la grippe (CNRG -Institut Pasteur de Bangui) a réuni 23 acteurs de la surveillance épidémiologique de la grippe dans un atelier de recyclage et de restitution au titre du 1er trimestre 2019. Le Chef de service de la Surveillance intégrée des Maladies et de Gestion des Urgences de santé Publique, le Dr Maurice BAWA et le Dr Ernest KALTHAN, Chef de service de la surveillance épidémiologique et de la gestion des urgences en santé publique, ont pris part à cette réunion. Tous deux sont nouvellement nommés à l’issue du mouvement dans les rangs des cadres du Département de la Santé publique et des personnels de santé cette année.

L’atelier était animé par le Directeur du Centre National de Référence de la grippe Dr Emmanuel NAKOUNE et le bio-staticien Brice YAMBIYO du service d’épidémiologie de l’Institut Pasteur de Bangui. Il a regroupé les médecins et techniciens de laboratoire des 5 sites sentinelles (Complexe Pédiatrique de Bangui, Centre de santé St Joseph, Centre de santé de Pissa, Centre de santé Boali et Hôpital de district de Bossembelé).

A l’exception du site sentinelle de Pissa, tous les responsables en charge de sites sentinelles ont été renouvelés, cette réunion était donc l’occasion d’un premier échange avec ces nouveaux acteurs du réseau de surveillance. En plus des exposés techniques et des échanges, le Dr Maurice BAWA a procédé au compte rendu de sa mission à l’atelier régional sur la surveillance épidémiologique de la grippe, tenu du 04 au 08 février 2019 à Brazzaville.

La République Centrafricaine au sein du réseau mondial de surveillance virologique de la grippe

L’OMS a identifié la République Centrafricaine comme pays ayant la capacité de poser un diagnostic virologique de la grippe. De ce fait, un réseau de surveillance épidémiologique des virus grippaux, comptant aujourd’hui 5 sites sentinelles, a été mis en place depuis 10 ans. Son activité consiste essentiellement à récolter chez les patients du matériel biologique (écouvillons des sécrétions nasales ou pharyngées) pour la recherche du virus par des techniques de cultures cellulaires et moléculaires. Le CNRG transmets les virus isolés 2 fois par an à l’OMS pour évaluer leur intérêt pour la formulation vaccinale annuelle.

Des données épidémiologiques encore parcellaires

En République Centrafricaine, le système de surveillance n’était pas national jusqu’en 2018. De fait les données collectées ne sont pas représentatives de l’ensemble du territoire centrafricain et le pays est encore loin de pouvoir estimer la sévérité, le fardeau et la saisonnalité de la grippe.

La mortalité due à la grippe, en cause primaire, ou secondaire en cas de surinfections bactériennes, en particulier chez les patients d’état général précaire, n’est à ce jour pas connue, compte tenu du faible nombre de cas confirmés et de la multitude des diagnostics différentiels possibles.

De ce qui précède, il apparait nécessaire d’associer les surveillances syndromiques et virologiques pour mieux apprécier le niveau de circulation des virus Influenza en RCA, identifier leurs types et sous-types et décrire les autres virus respiratoires présents. Jusque-là, un seul des cinq sites sentinelles surveillait les pathogènes impliqués dans les Infections Respiratoires Aigües Sévères (IRAS).

Pour améliorer la surveillance virologique, l’OMS a élaboré des plateformes d’analyse de données (FluNet et FluId) opérationnelles en RCA, respectivement en 2017 et 2018. Deux autres, (PISA et BoD) sont en expérimentation pour l’évaluation de la sévérité de la grippe et l’estimation de son fardeau.

2019-05-06T11:07:58+00:00February 21st, 2019|Actualités, ASIDE, oms|

21 janvier 2019 – Deux jours à l’Institut Pasteur de Bangui dédiés au développement des compétences des acteurs de la surveillance environnementale du poliovirus des districts de Bouar-Baoro, Berbérati et Bossangoa.

 

Du 16 au 17 janvier à l’Institut Pasteur de Bangui, s’est tenu un atelier de formation et information organisé par le Ministère de la Santé, appuyé par ses partenaires (Institut Pasteur de Bangui et l’OMS). Cet atelier était destiné aux acteurs de la surveillance environnementale du poliovirus de Bangui et des districts de Bouar-Baoro, Berbérati et Bossangoa.

Cet atelier entre dans le cadre de l’exécution du plan d’extension de la surveillance environnementale du poliovirus dans les régions sanitaires 2 et 3. Il a été initié par le Ministère de la Santé et de la Population en collaboration avec Institut Pasteur de Bangui et l’OMS.

La République Centrafricaine est engagée dans le processus d’éradication du poliovirus sauvage. Le pays pourrait être déclaré indemne de la circulation de ces virus d’ici la fin de l’année 2019 si elle remplit toutes les exigences de l’Initiative Mondiale pour l’Eradication de la Poliomyélite (IMEP), telle que la conduite de la surveillance environnementale selon les normes de l’OMS. Les indicateurs sensibles concernent le délai d’envoi des prélèvements d’échantillons et la complétude des rapports de surveillance.

Cet atelier a été ainsi l’occasion de recycler les acteurs de la surveillance environnementale du poliovirus des cinq sites de Bangui mis en place depuis 2017.

34 personnes ont participé à cette réunion, dont :

Niveau central

  • Direction de la Surveillance Epidémiologique et de la Gestion des Urgences en Santé Publique, Service de la Surveillance Intégrée des Maladies et des Gestions des urgences, Mission de validation des sites dans les Région Sanitaire 2 et 3 (3 personnes) ;
  • Sites de Bangui (préleveurs et superviseurs) (12 personnes) ;
  • Institut Pasteur de Bangui : (4 personnes) ;
  • OMS : (4 personnes).

Niveau décentralisé

  • Directeurs Régions sanitaire 2 et 3 (02 personnes) ;
  • Médecins Chef de Districts de Berberati, de Bouar et de Bossangoa (03 personnes) ;
  • Les superviseurs des activités de la Surveillance Environnementale de Berberati, Bouar et de Bossangoa (03 personnes) ;
  • Les collecteurs N°1 des eaux usées de Berberati, Bouar et Bossangoa (03 personnes) ;
  • Les collecteurs N°2 des eaux usées de Berberati, Bouar et Bossangoa (03 personnes).

Les intervenants ont rappelé les termes de l’IMEP et présenté la synthèse de la dernière consultation de l’expert OMS. Les activités de la surveillance environnementale du poliovirus à Bangui ont été ensuite revues à partir de la Procédure Opérationnelle Standard (POS), du Plan de collecte des eaux usées à Bangui et des provinces pour 2019.

Après ces échanges, les participants ont visité les locaux du laboratoire de la Surveillance environnementale du poliovirus, installé à l’Institut Pasteur de Bangui. Enfin, du matériel de terrain complémentaire leur a été remis, marquant la fin de l’atelier.

2019-05-29T02:38:00+00:00January 22nd, 2019|Actualités, oms|

7 janvier 2019 – 3 nouveaux sites d’échantillonnage opérationnels pour davantage de sensibilité de la surveillance environnementale du Poliovirus en République Centrafricaine

Pour intensifier la recherche environnementale du Poliovirus sauvage dans des échantillons d’eaux usées – le Ministère de la santé, appuyé par ses partenaires (OMS et Institut Pasteur de Bangui) a ouvert de nouveaux sites d’échantillonnage environnemental à Bouar, Bossangoa et Berbérati dans les Régions Sanitaires 2 et 3, les plus proches des pays du bassin du Lac Tchad. Certaines zones dites silencieuses des régions sanitaires 4, 5 et 6 seront inclues ensuite pour accroître la sensibilité de la surveillance environnementale.

 

Dernier cas humain documenté en 2011, la poliomyélite reste sous surveillance en RCA

Bien que la République Centrafricaine ait connu le dernier cas de poliovirus sauvage (PVS) en novembre 2011 dans le district de l’Ouham (Kabo) de la Région Sanitaire 3, elle n’est pas pour autant à l’abri d’une ré-introduction du poliovirus, notamment à cause de la couverture vaccinale basse et de la surveillance insuffisante dans certains districts où la sécurité est compromise.

Le 10 Août 2016, alors que le Nigéria a été officiellement retiré par l’OMS de la liste des pays endémiques en septembre 2015, le poliovirus sauvage de type 1 (PVS) est détecté dans ce pays à Borno. En conséquence, la République Centrafricaine s’est engagée, avec les autres pays du bassin du Lac Tchad dans la réponse coordonnée à cette épidémie. Mais en 2016, la République Centrafricaine était déchirée par des conflits armés qui rendaient certaines zones difficiles d’accès et nécessitaient de travailler avec des ressources très limitées.

L’OMS a fait de la surveillance environnementale un complément à la surveillance de la paralysie flasque aigüe (PFA) dans le cadre du programme d’éradication de la poliomyélite.

La surveillance environnementale est basée sur la mise en évidence des Poliovirus dans les prélèvements non humains, essentiellement les eaux usées. Elle a été établie en République Centrafricaine en décembre 2017 dans la Région Sanitaire 7. Cependant, à cause de leur proximité avec les pays du bassin du Lac Tchad, le Ministère de la santé et ses partenaires (L’OMS et l’Institut Pasteur de Bangui) ont décidé d’étendre la surveillance environnementale dans les villes de Bouar, Bossangoa et Berbérati dans les Régions Sanitaires 2 et 3.

A l’issue d’une réunion de restitution sur l’extension de la surveillance environnementale de la Polio dans ces deux régions sanitaires, les sites suivants ont été retenus :

  • Paya à Bouar (RS2),
  • Ngouciment à Berbérati (RS2),
  • Tamkourou à Bossangoa (RS3).

Avant l’ouverture des sites, le Ministère de la santé a organisé, avec l’appui de l’OMS, une formation théorique et pratique sur les procédures de prélèvements, de conservation et transport pré analytique des échantillons environnementaux. Un point important est la résolution affirmée lors de la réunion de coordination de la surveillance environnementale du 27 au 28 décembre 2018 à l’Institut Pasteur de Bangui, d’étendre sa couverture aux districts dits silencieux des Régions Sanitaires 4,  5 et 6 en 2018.

 

Chercher, c’est trouver

Depuis le début de l’échantillonnage en 2017, 81 échantillons ont été collectés et testés. Le poliovirus n’a pas été détecté mais 25 entérovirus non polio (EVNP) ont été isolés (31%). Ces EVNP seront caractérisés par le séquençage afin d’identifier le groupe et le génotype auxquels ils appartiennent. Ils seront également comparés avec ceux isolés chez les cas de PFA et leurs contacts.

2019-01-10T09:00:38+00:00January 9th, 2019|Actualités, oms|

11 octobre 2018 – La Mission d’évaluation de la mise en œuvre des recommandations du Groupe Technique Consultatif et de la commission pour l’initiative d’éradication de la Polio dans le bassin du lac Tchad visite l’Institut Pasteur de Bangui

En 2016, après avoir à nouveau détecté le virus de la poliomyélite au Nigéria, les pays du bassin du Lac Tchad (Nigéria, Niger, Tchad, Cameroun, République centrafricaine) se sont engagés dans la réponse coordonnée à l’épidémie de Poliomyélite. C’est dans cet objectif que le groupe Technique consultatif a été créé afin d’améliorer les stratégies d’éradication de la poliomyélite dans cette zone.

Récemment, la République Centrafricaine a mis en œuvre des mesures supplémentaires pour accroître la sensibilité de la surveillance en intensifiant le volet environnemental.

Dans ce cadre le jeudi 11 octobre 2018, l’Institut Pasteur de Bangui a reçu la visite de la Mission d’évaluation de la mise en œuvre des recommandations du Groupe Technique Consultatif et de la commission pour l’initiative d’éradication de la Polio dans le bassin du lac Tchad. La mission était composée de : Dr Dieudonné YAZIPO point focal RCA pour le Lac Tchad ; Dr David MEKONTSO point focal lac Tchad du bureau CDC/OMS/IST Libreville Task Team, Dr Eric WIESEN du CDC Atlanta équipe Polio et de Dr Danladi NASSOURY, point focal surveillance OMS/RCA.

Le Laboratoire des Virus Entériques et de la Rougeole (LVER) de l’Institut Pasteur de Bangui, Laboratoire de Référence Régional pour la Poliomyélite en Afrique, est la cheville ouvrière du processus d’éradication de la poliomyélite dans la région sub-sahérienne. La mission s’est assurée de la qualité du travail fourni par le laboratoire. Cette mission avait pour autre objectif d’identifier les problèmes spécifiques du laboratoire. La charge de travail supplémentaire engendrée par les prélèvements effectués chez les enfants appartenant aux populations spéciales (déplacés internes, nomades…..) et la qualité des prélèvements ont été les principaux sujets de discussion.

Le laboratoire a été félicité pour ses excellents indicateurs de performances et sa régularité qui font le succès du processus d’éradication de la poliomyélite en Afrique sub-saharienne.

2019-05-29T02:26:18+00:00October 14th, 2018|Actualités, oms, popup actu|

22 juin 2018 – Comment la République Centrafricaine se prépare pour répondre à l’épidémie de la maladie à virus Ebola ?

 

Du 18 au 22 juin 2018 à Bangui, l’OMS a mis en œuvre un atelier d’orientation d’une équipe multidisciplinaire sur la préparation et la réponse à l’épidémie de la maladie à virus Ebola. L’institut Pasteur de Bangui a été sollicité pour en assurer la modération.

La 9e épidémie d’Ebola déclarée en mai 2018 dans la RDC (République Démocratique du Congo) voisine reste stable. Aucun nouveau cas n’est confirmé par laboratoire depuis le 6 juin 2018. L’OMS porte son attention sur les 9 pays limitrophes de la RDC. Elle aide ces pays à renforcer leurs capacités face aux situations d’urgence. C’est dans ce contexte que durant 5 jours des experts nationaux et internationaux ont dispensé des cours théoriques et pratiques basés sur des scénarios en vue de renforcer les capacités nationales centrafricaines.
Au terme de cet atelier, une cérémonie de clôture officielle a été présidée par le Ministre de la santé M. Pierre SOMSE. Cette cérémonie aura noté : les allocutions du porte-parole des participants, du Directeur Scientifique de l’Institut Pasteur de Bangui, du Représentant de l’OMS, et le discours de clôture du Ministre de la Santé Publique et de la population suivi par la remise des attestations aux participants.

Une équipe d’intervention rapide
A l’issue de cet atelier une équipe multidisciplinaire d’intervention rapide a été constituée. Elle est disponible pour être déployée à tout moment en cas de survenue d’un cas de maladie à virus Ebola.

L’IPB formule des recommandations fortes
le Dr Emmanuel NAKOUNE, Directeur Scientifique de L’institut Pasteur de Bangui, a facilité cet atelier. Au cours de son allocution, il a adressé deux recommandations fortes au Ministre de la Santé Publique et de la Population :
– faire des plaidoyers auprès du gouvernement pour qu’un appui particulier soit apporté à l’équipe d’intervention rapide pour organiser régulièrement des exercices de simulations afin de rendre les membres de l’équipe d’intervention rapide apte et capable à poser les bons gestes car selon lui, lors des épidémies à virus Ebola, le tribut le plus lourd a toujours été payé par ces acteurs de santé en première ligne ;
– réactiver et renforcer le réseau de laboratoires.
Le Représentant de l’OMS, le Dr Severin Ritter von Xylander quant à lui a estimé que tous les pays doivent être préparés et mettre en œuvre les recommandations du Règlement Sanitaire international. Ensuite il a renchéri les propos du Dr Emmanuel Nakouné : « je soutiens tout à fait les 2 points soulevés par M. le Directeur scientifique de l’Institut Pasteur de Bangui. Ce sont les équipes multisectorielles d’interventions rapide qui s’exposent car ce sont elles aussi qui prennent en charge les premiers cas comme il l’a très bien dit. Il est nécessaire de faire des simulations régulières car la répétition est la mère de tout apprentissage. Je crois que c’est un message très important, de même que l’importance du renforcement de capacité diagnostic du laboratoire. La RCA est dans une situation très privilégiée avec la présence de l’Institut Pasteur de Bangui qui dispose d’un plateau technique adéquat pour poser un diagnostic rapide. C’est très important de renforcer la capacité des laboratoires de périphérie à travers un réseau de laboratoire fonctionnel. »

Un optimisme prudent
Le Ministre de la santé M. Pierre SOMSE, dans son discours de clôture, s’est félicité de cette mobilisation : « Cette mobilisation permettra d’assurer la pérennité de notre préparation et réponse contre Ebola. C’est un jalon majeur dans notre effort national de protéger la santé publique. On n’est jamais assez prêt pour gérer une épidémie d’Ebola. Avec l’appui de la banque mondiale, nous sommes en train de mettre en place un réseau sous-régional qui va s’appuyer sur l’expérience du Congo. Les collègues du Congo viendront conduire des exercices de simulation avec l’expérience qu’ils ont à travers la gestion de 9 épidémies à virus Ebola. Le plan de contingence est un document qui est dynamique, enrichissez-le. Et ce n’est que comme cela que nous pourrons élaborer un plan de riposte qui est propre au contexte centrafricain. Je remercie l’OMS qui nous a offert cette formation, je ne voudrais pas oublier nos amis de l’Institut Pasteur qui sont toujours avec nous et qui ont fait un travail formidable. Un des acquis dans notre pays dans la gestion de l’Ebola est connu grâce aux travaux faits par l’Institut Pasteur depuis plusieurs décennies. L’institut Pasteur pour nous est un outil qui est vital. Non seulement il met à notre disposition des informations importantes mais il nous accompagne dans la gestion des urgences de santé publique. »

2019-05-28T20:40:14+00:00June 27th, 2018|Actualités, Formation, oms|

12 juin 2018 – La Direction Générale de l’OMS en visite à l’Institut Pasteur de Bangui

Depuis début mai 2018, la RDC (République Démocratique du Congo) est confrontée à une nouvelle épidémie d’infection à virus EBOLA. En date du 11 juin, 66 cas ont été recensés mais l’épidémie parait sous contrôle. La région concernée est située dans la province de l’Equateur, au confluent de l’Oubangui et du Congo.

Contexte

Le Directeur Général et la DG Adjointe de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) ont effectué une visite régionale. Arrivant de Mbandaka, épicentre de l’épidémie actuelle en RDC, la délégation a effectué une visite de 48 heures en RCA pour constater les mesures en place pour barrer la route à ce virus mortel. Même si aucun cas

Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, DG de l’OMS
Dr Jean Pierre Lombart, Directeur de l’IPB

d’Ebola n’a été à ce jour confirmé en Centrafrique, le pays est tout de même déclaré par l’OMS “pays à risque”, tout comme son voisin le Congo-Brazzaville.

Dans un agenda marathon, la visite de l’Institut Pasteur de Bangui, partenaire du plan centrafricain de riposte, était prévue ce mardi 12 juin de 7h15 à 8h00. Le Directeur Général de l’OMS, Dr Tedros Adhanom GHEBREYESUS était accompagné de la DG Adjointe, Dr Soumya SWAMINATHAN, du Représentant Régional OMS, Dr Michel YAO (ex représentant de l’OMS à Bangui), du représentant actuel, Dr Severin Von XYLANDER, du Ministre de la Santé S.E. Dr Pierre SOMSE et de l’ensemble de la délégation OMS.

Après l’accueil et les mots de bienvenue prononcés par le Dr Jean-Pierre LOMBART, une présentation des activités de l’établissement a été effectuée par Dr Alain BERLIOZ-ARTHAUD. L’accent a été mis plus particulièrement sur les activités de santé publique et les collaborations avec le Ministère de la Santé, en faisant ressortir nos capacités et notre implication dans le plan d’intervention face au risque EBOLA.

Rappel

Le laboratoire de Virologie du Dr Emmanuel NAKOUNE a la capacité de mobiliser en urgence une équipe mobile pour réaliser les prélèvements biologiques et les tester pour le virus Ebola ainsi que les autres virus, agents de fièvres hémorragiques, présents dans la région. Cette brève, mais intense, visite de l’établissement s’est terminée par un aperçu commenté des infrastructures confinées P2-P3 et du LNR Tuberculose.

L’institut Pasteur de Bangui à l’honneur

Les Dr GHEBREYESUS et Dr SWAMINATHAN ont félicité l’Institut pour ses collaborations avec le Ministère de la Santé et la représentation locale de l’OMS, ce que le DG OMS a transcrit dans le livre d’or de l’établissement.

2018-06-14T10:54:28+00:00June 13th, 2018|Actualités, oms|