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7 janvier 2019 – 3 nouveaux sites d’échantillonnage opérationnels pour davantage de sensibilité de la surveillance environnementale du Poliovirus en République Centrafricaine

Pour intensifier la recherche environnementale du Poliovirus sauvage dans des échantillons d’eaux usées – le Ministère de la santé, appuyé par ses partenaires (OMS et Institut Pasteur de Bangui) a ouvert de nouveaux sites d’échantillonnage environnemental à Bouar, Bossangoa et Berbérati dans les Régions Sanitaires 2 et 3, les plus proches des pays du bassin du Lac Tchad. Certaines zones dites silencieuses des régions sanitaires 4, 5 et 6 seront inclues ensuite pour accroître la sensibilité de la surveillance environnementale.

 

Dernier cas humain documenté en 2011, la poliomyélite reste sous surveillance en RCA

Bien que la République Centrafricaine ait connu le dernier cas de poliovirus sauvage (PVS) en novembre 2011 dans le district de l’Ouham (Kabo) de la Région Sanitaire 3, elle n’est pas pour autant à l’abri d’une ré-introduction du poliovirus, notamment à cause de la couverture vaccinale basse et de la surveillance insuffisante dans certains districts où la sécurité est compromise.

Le 10 Août 2016, alors que le Nigéria a été officiellement retiré par l’OMS de la liste des pays endémiques en septembre 2015, le poliovirus sauvage de type 1 (PVS) est détecté dans ce pays à Borno. En conséquence, la République Centrafricaine s’est engagée, avec les autres pays du bassin du Lac Tchad dans la réponse coordonnée à cette épidémie. Mais en 2016, la République Centrafricaine était déchirée par des conflits armés qui rendaient certaines zones difficiles d’accès et nécessitaient de travailler avec des ressources très limitées.

L’OMS a fait de la surveillance environnementale un complément à la surveillance de la paralysie flasque aigüe (PFA) dans le cadre du programme d’éradication de la poliomyélite.

La surveillance environnementale est basée sur la mise en évidence des Poliovirus dans les prélèvements non humains, essentiellement les eaux usées. Elle a été établie en République Centrafricaine en décembre 2017 dans la Région Sanitaire 7. Cependant, à cause de leur proximité avec les pays du bassin du Lac Tchad, le Ministère de la santé et ses partenaires (L’OMS et l’Institut Pasteur de Bangui) ont décidé d’étendre la surveillance environnementale dans les villes de Bouar, Bossangoa et Berbérati dans les Régions Sanitaires 2 et 3.

A l’issue d’une réunion de restitution sur l’extension de la surveillance environnementale de la Polio dans ces deux régions sanitaires, les sites suivants ont été retenus :

  • Paya à Bouar (RS2),
  • Ngouciment à Berbérati (RS2),
  • Tamkourou à Bossangoa (RS3).

Avant l’ouverture des sites, le Ministère de la santé a organisé, avec l’appui de l’OMS, une formation théorique et pratique sur les procédures de prélèvements, de conservation et transport pré analytique des échantillons environnementaux. Un point important est la résolution affirmée lors de la réunion de coordination de la surveillance environnementale du 27 au 28 décembre 2018 à l’Institut Pasteur de Bangui, d’étendre sa couverture aux districts dits silencieux des Régions Sanitaires 4,  5 et 6 en 2018.

 

Chercher, c’est trouver

Depuis le début de l’échantillonnage en 2017, 81 échantillons ont été collectés et testés. Le poliovirus n’a pas été détecté mais 25 entérovirus non polio (EVNP) ont été isolés (31%). Ces EVNP seront caractérisés par le séquençage afin d’identifier le groupe et le génotype auxquels ils appartiennent. Ils seront également comparés avec ceux isolés chez les cas de PFA et leurs contacts.

2019-01-10T09:00:38+00:00January 9th, 2019|Actualités, oms|

11 octobre 2018 – La Mission d’évaluation de la mise en œuvre des recommandations du Groupe Technique Consultatif et de la commission pour l’initiative d’éradication de la Polio dans le bassin du lac Tchad visite l’Institut Pasteur de Bangui

En 2016, après avoir à nouveau détecté le virus de la poliomyélite au Nigéria, les pays du bassin du Lac Tchad (Nigéria, Niger, Tchad, Cameroun, République centrafricaine) se sont engagés dans la réponse coordonnée à l’épidémie de Poliomyélite. C’est dans cet objectif que le groupe Technique consultatif a été créé afin d’améliorer les stratégies d’éradication de la poliomyélite dans cette zone.

Récemment, la République Centrafricaine a mis en œuvre des mesures supplémentaires pour accroître la sensibilité de la surveillance en intensifiant le volet environnemental.

Dans ce cadre le jeudi 11 octobre 2018, l’Institut Pasteur de Bangui a reçu la visite de la Mission d’évaluation de la mise en œuvre des recommandations du Groupe Technique Consultatif et de la commission pour l’initiative d’éradication de la Polio dans le bassin du lac Tchad. La mission était composée de : Dr Dieudonné YAZIPO point focal RCA pour le Lac Tchad ; Dr David MEKONTSO point focal lac Tchad du bureau CDC/OMS/IST Libreville Task Team, Dr Eric WIESEN du CDC Atlanta équipe Polio et de Dr Danladi NASSOURY, point focal surveillance OMS/RCA.

Le Laboratoire des Virus Entériques et de la Rougeole (LVER) de l’Institut Pasteur de Bangui, Laboratoire de Référence Régional pour la Poliomyélite en Afrique, est la cheville ouvrière du processus d’éradication de la poliomyélite dans la région sub-sahérienne. La mission s’est assurée de la qualité du travail fourni par le laboratoire. Cette mission avait pour autre objectif d’identifier les problèmes spécifiques du laboratoire. La charge de travail supplémentaire engendrée par les prélèvements effectués chez les enfants appartenant aux populations spéciales (déplacés internes, nomades…..) et la qualité des prélèvements ont été les principaux sujets de discussion.

Le laboratoire a été félicité pour ses excellents indicateurs de performances et sa régularité qui font le succès du processus d’éradication de la poliomyélite en Afrique sub-saharienne.

2019-05-29T02:26:18+00:00October 14th, 2018|Actualités, oms, popup actu|

22 juin 2018 – Comment la République Centrafricaine se prépare pour répondre à l’épidémie de la maladie à virus Ebola ?

 

Du 18 au 22 juin 2018 à Bangui, l’OMS a mis en œuvre un atelier d’orientation d’une équipe multidisciplinaire sur la préparation et la réponse à l’épidémie de la maladie à virus Ebola. L’institut Pasteur de Bangui a été sollicité pour en assurer la modération.

La 9e épidémie d’Ebola déclarée en mai 2018 dans la RDC (République Démocratique du Congo) voisine reste stable. Aucun nouveau cas n’est confirmé par laboratoire depuis le 6 juin 2018. L’OMS porte son attention sur les 9 pays limitrophes de la RDC. Elle aide ces pays à renforcer leurs capacités face aux situations d’urgence. C’est dans ce contexte que durant 5 jours des experts nationaux et internationaux ont dispensé des cours théoriques et pratiques basés sur des scénarios en vue de renforcer les capacités nationales centrafricaines.
Au terme de cet atelier, une cérémonie de clôture officielle a été présidée par le Ministre de la santé M. Pierre SOMSE. Cette cérémonie aura noté : les allocutions du porte-parole des participants, du Directeur Scientifique de l’Institut Pasteur de Bangui, du Représentant de l’OMS, et le discours de clôture du Ministre de la Santé Publique et de la population suivi par la remise des attestations aux participants.

Une équipe d’intervention rapide
A l’issue de cet atelier une équipe multidisciplinaire d’intervention rapide a été constituée. Elle est disponible pour être déployée à tout moment en cas de survenue d’un cas de maladie à virus Ebola.

L’IPB formule des recommandations fortes
le Dr Emmanuel NAKOUNE, Directeur Scientifique de L’institut Pasteur de Bangui, a facilité cet atelier. Au cours de son allocution, il a adressé deux recommandations fortes au Ministre de la Santé Publique et de la Population :
– faire des plaidoyers auprès du gouvernement pour qu’un appui particulier soit apporté à l’équipe d’intervention rapide pour organiser régulièrement des exercices de simulations afin de rendre les membres de l’équipe d’intervention rapide apte et capable à poser les bons gestes car selon lui, lors des épidémies à virus Ebola, le tribut le plus lourd a toujours été payé par ces acteurs de santé en première ligne ;
– réactiver et renforcer le réseau de laboratoires.
Le Représentant de l’OMS, le Dr Severin Ritter von Xylander quant à lui a estimé que tous les pays doivent être préparés et mettre en œuvre les recommandations du Règlement Sanitaire international. Ensuite il a renchéri les propos du Dr Emmanuel Nakouné : « je soutiens tout à fait les 2 points soulevés par M. le Directeur scientifique de l’Institut Pasteur de Bangui. Ce sont les équipes multisectorielles d’interventions rapide qui s’exposent car ce sont elles aussi qui prennent en charge les premiers cas comme il l’a très bien dit. Il est nécessaire de faire des simulations régulières car la répétition est la mère de tout apprentissage. Je crois que c’est un message très important, de même que l’importance du renforcement de capacité diagnostic du laboratoire. La RCA est dans une situation très privilégiée avec la présence de l’Institut Pasteur de Bangui qui dispose d’un plateau technique adéquat pour poser un diagnostic rapide. C’est très important de renforcer la capacité des laboratoires de périphérie à travers un réseau de laboratoire fonctionnel. »

Un optimisme prudent
Le Ministre de la santé M. Pierre SOMSE, dans son discours de clôture, s’est félicité de cette mobilisation : « Cette mobilisation permettra d’assurer la pérennité de notre préparation et réponse contre Ebola. C’est un jalon majeur dans notre effort national de protéger la santé publique. On n’est jamais assez prêt pour gérer une épidémie d’Ebola. Avec l’appui de la banque mondiale, nous sommes en train de mettre en place un réseau sous-régional qui va s’appuyer sur l’expérience du Congo. Les collègues du Congo viendront conduire des exercices de simulation avec l’expérience qu’ils ont à travers la gestion de 9 épidémies à virus Ebola. Le plan de contingence est un document qui est dynamique, enrichissez-le. Et ce n’est que comme cela que nous pourrons élaborer un plan de riposte qui est propre au contexte centrafricain. Je remercie l’OMS qui nous a offert cette formation, je ne voudrais pas oublier nos amis de l’Institut Pasteur qui sont toujours avec nous et qui ont fait un travail formidable. Un des acquis dans notre pays dans la gestion de l’Ebola est connu grâce aux travaux faits par l’Institut Pasteur depuis plusieurs décennies. L’institut Pasteur pour nous est un outil qui est vital. Non seulement il met à notre disposition des informations importantes mais il nous accompagne dans la gestion des urgences de santé publique. »

2019-05-28T20:40:14+00:00June 27th, 2018|Actualités, Formation, oms|

12 juin 2018 – La Direction Générale de l’OMS en visite à l’Institut Pasteur de Bangui

Depuis début mai 2018, la RDC (République Démocratique du Congo) est confrontée à une nouvelle épidémie d’infection à virus EBOLA. En date du 11 juin, 66 cas ont été recensés mais l’épidémie parait sous contrôle. La région concernée est située dans la province de l’Equateur, au confluent de l’Oubangui et du Congo.

Contexte

Le Directeur Général et la DG Adjointe de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) ont effectué une visite régionale. Arrivant de Mbandaka, épicentre de l’épidémie actuelle en RDC, la délégation a effectué une visite de 48 heures en RCA pour constater les mesures en place pour barrer la route à ce virus mortel. Même si aucun cas

Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, DG de l’OMS
Dr Jean Pierre Lombart, Directeur de l’IPB

d’Ebola n’a été à ce jour confirmé en Centrafrique, le pays est tout de même déclaré par l’OMS “pays à risque”, tout comme son voisin le Congo-Brazzaville.

Dans un agenda marathon, la visite de l’Institut Pasteur de Bangui, partenaire du plan centrafricain de riposte, était prévue ce mardi 12 juin de 7h15 à 8h00. Le Directeur Général de l’OMS, Dr Tedros Adhanom GHEBREYESUS était accompagné de la DG Adjointe, Dr Soumya SWAMINATHAN, du Représentant Régional OMS, Dr Michel YAO (ex représentant de l’OMS à Bangui), du représentant actuel, Dr Severin Von XYLANDER, du Ministre de la Santé S.E. Dr Pierre SOMSE et de l’ensemble de la délégation OMS.

Après l’accueil et les mots de bienvenue prononcés par le Dr Jean-Pierre LOMBART, une présentation des activités de l’établissement a été effectuée par Dr Alain BERLIOZ-ARTHAUD. L’accent a été mis plus particulièrement sur les activités de santé publique et les collaborations avec le Ministère de la Santé, en faisant ressortir nos capacités et notre implication dans le plan d’intervention face au risque EBOLA.

Rappel

Le laboratoire de Virologie du Dr Emmanuel NAKOUNE a la capacité de mobiliser en urgence une équipe mobile pour réaliser les prélèvements biologiques et les tester pour le virus Ebola ainsi que les autres virus, agents de fièvres hémorragiques, présents dans la région. Cette brève, mais intense, visite de l’établissement s’est terminée par un aperçu commenté des infrastructures confinées P2-P3 et du LNR Tuberculose.

L’institut Pasteur de Bangui à l’honneur

Les Dr GHEBREYESUS et Dr SWAMINATHAN ont félicité l’Institut pour ses collaborations avec le Ministère de la Santé et la représentation locale de l’OMS, ce que le DG OMS a transcrit dans le livre d’or de l’établissement.

2018-06-14T10:54:28+00:00June 13th, 2018|Actualités, oms|